‹ L'oraison [microforme]Chapitre 17 sur 37 · CHAPITRE SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIEME

Des résolutions

Nous touchons au point cavital de l'oraison. Tous les actes qui précèdent doivent nous y conduire.

Les résolutions représentent ce que saint François de Sales appelle le côté effectif de l'amour, per opposition à son

coté affectif. Mais le savant docteur va nous l'expliquer lui-même dans son langage si attrayant: ‘Nous avons, dit-il, deux principaux exercices de notre amour envers Dieu : l’un affsctif et l’autre effectif, où comme dit saint Bernard, actif.

Par celui-là nous affectionnons Dieu et ce qu'il affectionne; par celui-ci, nous servons Dieu et faisons ce qu’il ordonne.

Celui-à nous joint à la bonté de Dieu.

celui-ci nous fait exécuter ses volontés.

un nous remplit de complaisance, de lienveillance, d’élans, de souhaits, de

Æ soupirs et d'ardeurs spirituelles ; l’autre

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répand en nous la solide résolution, |:

fermeté de courage et l’inviolable obcis.

sance requise pour effecvuer les ordon.

nances de la volonté de Lieu, et pour souffrir, agréer, embrasser tout ce qui provient de son bon plaisir. L’un now fait plaire en Dieu, l’autre nous fait plai.

re à Dieu. Pa: :’un nous mettons Dien sur notre cœur, comme un étendar d'amour auquel toutes nos atfections « rangent; par l’autre, nous le mettons sur notre bras comme. une épée de dilec.

tion, par laquelle nous faisons tous le:

exploits des vertus’’(1).

On ne saurait mieux présenter les deux éléments essentiels d’une oraison com:

plète, ‘‘intime commerce de l'âme avec Dieu,"" par conséquent exercice premier du véritable amour. Pour être fidile jusqu'au bout à l’action de l’Esprit-Saint, l'âme doit donc réunir, canaliser toutes] les grâces reçues, et les diriger vers unk point unique: l’amélioration, la sancti.| fication de sa vie.

(1) Traité de l'amour de Dieu, liv., VL chap. I.

on, la f le lui dit, il faut prendre les moyens de obéis He }; plaire, de le servir, de faire ce qu’il or-

don.

POUE lui donner quelque chose en retour de ce

e qui

nous plai-

Dieu ndar ns <e ttons dilec-

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saint,

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Si vraiment on aime Lieu comme on

| donne, d'exécuter ses volontés, enfin de

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qu'il nous donne. Sans quoi, les nobles pensées, les douces affections, n'auront produit qu’un beau feu d'artifice aussi fugitif que brillant. Le Sauveur luimême nous a enseigné ce qu'il fallait pour entrer dans le royaume des cieux :

il ne suffit pas de dire ‘Seigneur, Seigneur,”” mais il faut faire la volonté de son Père: ‘Non omnis qui dicit mihi:

1 Domine, Domine, intrabit in regnum cœ-

deux # lorum, sed qui facit voluntatem Patris

duri(1)”.

avec

Il ÿ aurait même un danger très grave,

= à d'après saint François de Sales, à manacc E

juuer habituellement à cette règle, ce

A serait de se faire illusion sur son propre outes compte, et se croire élevé au troisième s unp

met: E: terre.

cicl alors qu’on ramperait tristement à

“Il faut surtout, dit-il à Philothée, que

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