LENS == 0,65. K
Prostatectomie en deux temps, avec intervalle de trois mois. Ligature des déférents. Trois semaines après, alors que Ja convalescence avait suivi jusque-là un cours satisfaisant,
brusquement, la température monte à 39°, en même temps que le malade accuse des douleurs dans le testicule droit, qui est enflammé et présente une légère réaction vaginale. Orchite.
On reconnait l’existence, à droite, d’une petite collection dans le cordon, au-dessous de la ligature, nécessitant l’incision, On retire environ une cuillerée à café de pus.
Le malade rentre chez lui dix jours après, guéri.
O8s. III. — F.., 76 ans. Dysurie depuis plusieurs mois.
Rétentionniste incomplet depuis deux ans. Devenant, depuis plusieurs jours, incontinent, il se décide à l’opération. Urines louches.
Prostatectomie en deux temps à quinze jours d’intervalle. Dix jours après l’ablation de la prostate, le tube de Marion se déplace : le draînage de la vessie est gêné pendant quelques jours, le lendemain, poussée d’orchi-épididymite gauche. La partie est très volumineuse. C’est une véritable tumeur mûriforme, appendue à un cordon gros comme le pouce jusqu’au niveau de la ligature. Cependant, température relativement peu élevée : 38°5.
L’orchite cède facilement à un traitement antiphlogistique banal,
Os. IV. — J... Ca, 68 ans.
Entre parce qu’il urine difficilement. Ne peut pas préciser le début de Paffection, qui aurait commencé par de la dysurie de plus en plus accentuée, et de la pollakiurie surtout nocturne.
Etat général un peu précaire, et amaigrissement assez prononcé. Mictions difficiles mais non douloureuses. Urines en assez petite quantité, retirées par sondage.
Au toucher rectal, grosse prostate non douloureuse et de consistance élastique uniforme. Prostatectomie transvésicale avec ligature. Vers le quinzième jour après l’intervention, tuméfaction rouge du scrotum, au niveau du testicule droit. La fluctuation apparaissant, on incise ; il s'écoule un pus
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verdâtre et abondant. On draine : l’abcès se vide bien, mais
le testicule s’abcède à nouveau sur un autre point, Nouvelle
contre-ouverture ; la température tombe.
Le malade sort guéri,
Ogs. V. — J.-P. A.., 65 ans. — Entre à l’hôpital parce qu’il ne peut plus uriner.
L’affection actuelle remonte à 1 an et a débuté par de la gêne de la miction, avec souffrance légère, Malgré cela, le malade aboutissait toujours encore à évacuer à peu près normalement le contenu de sa vessie. Ces phénomènes, qui disparurent et réapparurent tour à tour, à plusieurs reprises, jusqu’à l’état actuel, amenèrent le malade à entrer d’abord à l’hôpital de Tarare, en novembre 1920, pour une crise de rétention aiguë. On le sonde : on ramène une urine teintée de sang.
Huit jours après, il entre dans le service du Docteur Gayet. A l’entrée, on trouvé un malade d’allure encore jeune, avec varicosités aux pommettes. Parole rapide et un peu saccadée.
Les envies d’uriner sont fréquentes (toutes les heures). Le sondage ramène encore une assez grande quantité d’urine brun rougeâtre, On retire ainsi, par sondage, dans une seule journée, 800 cc. d’urine de même couleur.
Au toucher : grosse prostate, de consistance rénitente, un peu plus à droite, régulièrement hypertrophiée, très mobile. |
Hernie inguinale gauche volumineuse. Pointe de hernie à droite.
Aux autres appareils : éréthisme cardiaque avec premier bruit sourd, deuxième un peu claquant. Aux poumons, respiration obscure ; discrets craquements aux bases, surtout à droite.
Cr 0 RU A0.17,
Prostatectomie en dex temps, avec ligature le 3 janvier 1921. Quatre jours après, poussée thermique et orchite, avec réaction de la séreuse vaginale. Incision sous anesthésie locale : isue d’un liquide séreux, puis d’un peu de pus.
Depuis l'intervention, le malade a présenté du hoquet
- persistant et des sueurs profuses. Langue rôtie. Oligurie ré-
sistant à la théobromine. La ponction rachidienne dénote une azotémie de 0,85.
Le malade tombe dans la somnolence. Mort le 9, dans le subcoma.
À l’autopsie : cœur rénal typique ; phlébite du cordon.
OBS NI "M; J..Nofficier supérieur,
Est traité par M. le Professeur Gayet, en 1922, pour une cystite due à une rétention d’origine prostatique. Les urines étaient très sales, la vessie très douloureuse. On pense à un calcul que la cystoscopie révèle en effet. Désinfection par des lavages réguliers pendant quinze jours. Puis, prostatectomie et enlèvement, en cours de route, d’un calcul du volume d’une dragée. Ligature des déférents.
Au bout de dix jours, alors que la température était restée normale jusque-là, la fièvre survient, en même temps que les testicules deviennent tuméfiés. La suppuration ne s’installe pas cependant ; il s’agit seulement d’une sorte d’œdème des cordons, au-dessus de la section des déférents et des testicules. Quelques jours plus tard, douleurs violentes dans le ‘cordon droit. Au toucher : vésicule droite très empâtée. La température s’élève entre 39° et 40°, et au bout de trois semaines, on est obligé d’aller inciser le périnée et la vésicule droite. On débride aussi l’incision inguino-scrotale de la ligature de ce côté et on trouve ün déférent gros comme le pouce, qui laisse échapper à Pincision un flot de pus. Tout rentre dans l’ordre à partir de ce moment. Le malade, revu plus tard, est bien guéri. Les testicules sont restés longtemps douloureux ; ils ne sont pas atrophiés.
Il semble que, dans cette observation, on ait enrayé la propagation de l’inflammation du côté du testicule et de l’épididyme et que la ligature ait empêché une suppuration dans les bourses, cette suppuration étant restée cantonnée dans les voies séminales supérieures. L’enflure des testicules et épididymes à dû avoir pour cause l’obstruction lympha-
tique et veineuse de la partie supérieure du cordon en voie de suppuration.
Ogs VII. — F... Etienne, 68 ans.
Le malade entre pour rétention d’urine ayant débuté vraisemblablement depuis trois mois, date à laquelle le malade s’aperçeut qu’il avait de la gêne pour uriner et des troubles vagues de la miction, qui ne l’empêchaient d’ailleurs pas de travailler.
Mais, un jour,après diner, il se trouva pris d’un malaise subit, qui le força à se coucher ; en même temps, il constata qu’il se trouvait dans l’impossibilité d’uriner. Quinze jours après, il rentre dans le service, sur les conseils de son médecin, \
Le malade ne peut plus uriner sans être sondé. Le toucher rectal montre une prostate peu volumineuse, un peu dure, adénomateuse.
Ur 0,507 K°=—=: 010.
Opéré cinq jours après son entrée, Prostatectomie en un temps, avec ligature des déférents : deux lobes latéraux ca amande ; un tout petit lobe médian.
Un mois après l’intervention, poussée de déférentite gauche, avec température. Rien au toucher. Rien aux testicules; la tuméfaction du déférent, douloureuse à la pression, s’arrête à la ligature.
Ces troubles semblent en rapport avec le mauvais fonctionnement de la sonde à demeure. On décide de la changer; la plaie de cystostomie se ferme et la déférentite disparaît,
Ogs. VIII, — V.… Pierre, 62 ans.
Entre à l’hôpital parce que, depuis quelques jours, il ne peut uriper.
L’affection remonte à deux ans, époque depuis laquelle le malade ressent des douleurs légères à la miction et est sujet à une pollakiurie surtout nocturne. A diverses reprises, il a eu des crises de rétention aigüë qui l’ont obligé à se sonder. Il entre à l’occasion d’une de ces crises.
A l'entrée, bon état général. Au toucher rectal, prostate hypertrophiée, surtout dans son lobe gauche. Corsistance dure et ligneuse. On peut, par la palpation, sentir de petits adénomes,
Prostatectomie en un temps et ablation d’une prostate qui vient en un seul bloc. La ligature à été pratiquée.
Convalescence favorable. Puis, dix jours après l’opération, vésiculite: gauche et déférentite du même côté, avec induration du cordon jusqu’à la ligature. Le testicule est indemne. Traitement par des lavements à l’antipyrine. Guérison rapide. |
Os. IX. — Ch... Joseph, 76 ans.
Entre pour constipation et rétention d’urine. A l'entrée, cinq à six mictions par jour. Globe vésical remontant à deux travers de doigt au-dessus du pubis.
Tête de l’épididyme droit un peu grosse,
Au toucher : prostate irrégulière, plus ferme à droite.
Prostatectomie en deux temps, sans ligatures. (Pas d’orchite.) Complications pulmonaires, et cicatrice de cystostomie lente à cicatriser. Le malade, très déficient, s’arrache de temps en temps la sonde à demeure et a tenté une fois de se suicider. :
Rentre dans sa famille complètement. guéri.
SATA