‹ L'Orchidopexie Transseptale Sans Plaie ScrotaleChapitre 13 sur 21 · ANATOMIE · texte numérisé non relu

ANATOMIE

10 Analomie du leslicule.

Le testicule en place normale, représente un ovoïde aplati transversalement, et à grand axe oblique en haut et en avant. De couleur blanc-bleuâtre, lisse. Au nivean du bord postéro-supérieur, débordant sur la face externe, se trouve l’épididyme, à laquelle on décrit une tête, un corps, une queue, qui est continué par le canal déférent, d’abord oblique en haut et en avant, puis vertical jusqu’à son arrivée à l’orifice externe du canal inguinal ; il contribue dans cette partie, à la formation du cordon spermatique, véritable pédicule, suspenseur du testicule.

En outre du canal déférent, le cordon spermatique comprend : l’artère spermatique et déférentielle, Les plexus veineux, des filets nerveux, des vaisseaux lymphatiques et le ligament de Cloquet, vestige du canal vagino-péritonéal. La nutrition du testicule et de ses annexes est assurée par trois artères : la spermatique (branche de l’aorte), la déférentielle (branche de la génito-vésicale), la funiculaire (branche de l’épigastrique).

La circulation veineuse est assurée par deux groupes veineux, l’un antérieur, l’autre postérieur. De plus, il y a des veines de sûreté qui font communiquer la circulation veineuse du scrotum et celle du cordon (ces veines de sûreté manquent dans les cas de testicules ectopiques).

LME

Les nerfs viennent du plexus solaire par le plexus

spermatique, et du plexus hypogastrique par le plexus déférentiel.

20 La loge scrolale ; les enveloppes du leslicule.

Après ce rappel anatomique du testicule, nous verrons dans ce paragraphe la constitution de la loge scrotale où nous conduirons le testicule et où nous le maintiendrons.

- Les bourses offrent à étudier de nombreuses couches s’étageant depuis la superficie jusqu'aux testicules ; on a donné à chacune d’elles le nom de tunique. De

la superficie à la profondeur on en compte sept :

la peau ou scrotum,

le dartos ou première couche musculaire,

la tunique celluleuse ou première couche celluleuse,

le crémaster externe ou deuxième couche musculaire,

le crémaster moyen ou tunique fibreuse,

la couche celluleuse sous-vaginale ou deuxième couche celluleuse,

la couche séreuse dite vaginale.

a) La peau ou scrotum.

Les caractères de la peau des bourses sont trop connus pour que nous nous y arrêtions longuement. Rappelons brièvement l'existence des plis, la pigmentation spéciale des cellules profondes de lépiderme, la richesse du derme en fibres élastiques,

l’existence à la face profonde du derme de fibres

LPPagis

musculaires constituant la musculeuse cutanée. La peau des bourses présente sur la ligne médiane un raphé longitudinal, vestige de la soudure des deux replis génitaux qui, au cours du développement,

forment le scrotum.

b) Le dartos.

Le dartos est une mince couche jaunâtre formée de fibres musculaires lisses, qui double la face profonde de la peau à laquelle elle adhère intimement. Au niveau de raphé, le dartos donne naissance à une sorte de cloison (cloison des bourses ou septum) qui se dispose en sens sagittal sur la ligne médiane. Elle divise ainsi le scrotum en deux moitiés, une droite, l’autre gauche, chaque moitié contenant le testicule correspondant entouré de ses enveloppes. Cette cloison des bourses, disons-le tout de suite, possède une grande élasticité, et, nous verrons toute l’importance de cette propriété du septum dans l’orchidopexie.

c) La tunique celluleuse.

La tunique celluleuse est constituée par une lame de tissus fort mince, à trame peu serrée, contenant

les vaisseaux superficiels des bourses.

d) Le crémaster.

Sous le nom de crémaster on décrit un ensemble de faisceaux musculaires striés, qui, partis du bord inférieur de la ceinture abdominale pelvienne, se répandent en éparpillant leurs fibres sur le cordon et le

testicule recouverts de la tunique fibreuse.

LI SRE e) La tunique fibreuse.

Cette tunique engaine complètement le cordon et le testicule entouré de sa séreuse : elle est une dépendance du fascia transversalis avec lequel elle se continue au niveau de l’orifice interne du canal inguinal. En bas, au-dessous du pôle inférieur de la glande, elle forme le ligament scrotal qui va, d’autre part, se fixer au fond des bourses.

f) Le crémaster moyen.

On donne ce nom à un ensemble de fibres musculaires lisses, largement parsemées au niveau des faces latérale et antérieure de la tunique fibreuse.

g) La vaginale.

La vaginale est cette séreuse qui entoure le testicule immédiatement appliquée sur lui, elle constitue la dernière de ses tuniques.

Comme toute séreuse, elle forme un véritable sac auquel il est classique de reconnaître deux feuillets : l’ün pariétal, l’autre viscéral, se continuant l’un dans l’autre au niveau d’une ligne dite de réflexion.

Page 1