‹ L'Orchite MaltaiseChapitre 15 sur 26 · X..., 64 ans, sujet italien, hérédité cardiopathique · texte numérisé non relu

X..., 64 ans, sujet italien, hérédité cardiopathique

Antécédents personnels. — « Fièvre typhoïde et pétéchiale », à Naples, il y à 32 ans ; grippe avec congestion pulmonaire et érisypèle ; syphilis bien soignée ; bronchite suspecte ; pleurésie sèche de la base droite ; petite fistule anale opérée et guérie facilement,

X.. présente, à partir du 17 mars 1909, de la fatigue générale, de la courbature, fièvre modérée ; tout semble rentrer dans l’ordre le 25 du même mois. Mais 5 jours après tout recommence pour ne finir que 13 mois plus tard, après un nombre considérable de « rechutes ». Pendant cette longue série d’ondulations : lassitude extrême, anorexie, pesanteur au niveau de l’estomac, digestion pénible, constipation opiniâtre, bouffées de chaleur, vertiges, bouche mauvaise, ( amère comme du fiel ». Pas de toux, pas d’é6-

TT Ibes pistaxis ; sommeil bon. Facies et habitus d’une personne normale. Pouls mou, dicrote, mais régulier et en concordance avec la température. Langue blanche, sale ; abdomen normal. Pas de taches rosées. Foie normal ; rate sensiblement hypertrophiée, Aucun symptôme thoracique. Ni sucre, ni albumine dans les urines. Frissons, abondantes sueurs, hyperthermie, peu influencés par la quinine, Température tantôt oscillant entre 37 et 38°, tantôt atteignant 3997 le soir. | 2e

Plus tard (du 8 au 15 mai) : nausées, douleurs sourdes dans la région hépatique. Langue mauvaise, salivation abondante et gommeuse ; vomissements bilieux ; urines rares, couleur acajou ; selles décolorées et fétides. Douleur à la pression au niveau de l’hypochondre droit. Pas d’ictère. Mois de juin : douleurs lancinantes dans le bras droit ; quelquefois à la nuque. Eruption pétéchiale sur les membres inférieurs,

Affaiblissement considérable, sensations dé refroidissement, défaillances ; amaigrissement énorme ; myocarde faible, œdème des membres inférieurs, prurit au thorax. Douleurs lombaires et sacro-iiaques extrêmement intenses.

C’est après plusieurs mois de tous ces phénomènes variés qu'il se produit d’une facon plutôt insidieuse, le malade ne l’ayant déclaré qu’au bout de 3 ou 4 jours, une poussée orchi-épididymaire à droite, sans écoulement urétral. Le testicule et surtout l’épididyme sont le siège d’un gonflement et d’une violente douleur à la pression. Pas d’épanchement vaginal, Cette orchi-épididymite ne présente ni bosselures, ni noyaux d’induration. Le gonflement. est uniforme, modéré, lisse, assez consistant. Au bout de quatre jours, ces phénomènes inflammatoires et douloureux s’atténuent, quoique lentement, et disparaissent au

commencement de janvier. Traitement : suspensoir Horand-Langlebert.

Plusieurs ondulations suivent cette complication et la fièvre ne tombe définitivement que vers le milieu du mois d'avril 1910. Guérison.

Durant cette maladie, plusieurs séro-diagnostics ont été faits ; en’ voici le résultat .:

‘18 mai 1900 23 juin 1909 EDérthee se faiblement + faiblement + Paratyph. À. . . très — — — Paratyph. B. . . — — M. Melitensis . . : très franchement +

OBSERvVATION VII *

(Résumée) Lagriffoul et Roger, communiquée par le docteur Challiès, de Vias

ex

Homme de 30 ans, au cours d’une petite épidémie, probablement maltaise, fait une série de poussées fébriles qui débutent en 1909, par douléurs dans la nuque. Embarras gastrique, splénomégalie. Sueurs peu marquées. Au déclin, en septembre. de la même année, ce malade présente une double orchi-épididymite qui prend un testicule après l’autre ; orchi-épididymite douloureuse, sans épanchement ; cordon normal, durant une quinzaine de jours et guérissant sans laisser d’atrophie.

Plus tard : arthrites coxo-fémorale droite, chondro-sternale des deuxième et troisième côtes. Troubles cardiaques,

Pas d’albumine ; pas de blennorrhagie antérieure, Wright positif.

OBsERvATION VIII

(Résumée) VI: obs. de Ant, Fouquet

31 ans, pas de maladies vénériennes ; éthylisme assez net. Malade depuis trois mois et demi, 40° et deux épistaxis. Entre à l’hôpital de Marseille le 30 mai 1909 dans un état général grave. Langue saburrale, anorexie marquée ; pas de taches rosées ; constipation légère ; foie légèrement augmenté, ainsi que la rate ; un peu de submatité aux bases et très fins sous-crépitants aux mêmes régions. Pas d’albumine. La courbe thermique semble affirmer l’existence de plusieurs rechutes d’une même maladie ou une affection cyclique.

Deux complications : 1° retour des symptômes premiers survenus après un essai d'alimentation ; 2° « Pendant la convalescence actuelle une orchite gauche, qui a débuté par une épididymite totale. À ce moment, le malade n’a plus guère de fièvre et l’alimentation est recommencée, »

Deux séro-diagnosties de Widal, négatifs. Un séro de Wright, positif.

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