LE DOCTEUR, LE MARQUIS
i.E pari.
Eh bien ^ c’est gentil... à peine arrivé chez ma femme, j’ai un duel sur les bras...
LE DOCTEIjlt. ' '
Je vous proteste, monsieur le marquis ..
LE MARQUIS , $6 jetant dans un fauteuil. • '
Eh ! mon pauvre docteur, je vous crois ., un amant n’aurait pas’ fait ce vacarme... le petit monsieur sort de page et veut du bruit, voilà tout... 0 * , ,
LE DOCTELK , Ù part.
Allons, il prend la chose mieux (|ueje no pensais... c’est égal... je préparerai ma trousse... (//auL) Ah! monsieur le marquis ,;i que c'est noble à vous d’avoir enfin écouté mes liumbles rwaon» tranccs... ,■
LE M.vnQUis. '
Moi? pas du tout, je vous jure... :i
LE ÜOCTEUI.
Comment ?
LE M.VRQUIS. ‘
Vous m’avez écrit je ne sais quelles balivernes... où vous mêlez' ma femme, les Heurs, le soleil , que sais-je ! croyez-vous donc que je sois fait pour [lartager l’e;tistence d’une petite sotte que j’ai quittée il y a deux ans, tellement engoncée dans sa guimpe du couvent que j’ai vainemenent cherché en elle une jeune et jolie marquise ? FI ! mais on sait vivre, pardieu !... et voici le-fait... un page de l’écurie,' le chevalier d'Origny, que je n’ai jamais vu par parenthèse, a blessé en duel le frère de la comtesse du Liules... le roi m’a chargé ide voir celte comtesse, femme extraordinaire, dit-on... et dont je ferai volontiers la connaissance. .. ,,,,
LE DocTEUK, « part.
Il ne se doute pas qu’elle était ici toiilr-à-l’heure. -> l ”
* Le marquis, le docteur.