SCÈNE XI
LE MARQUIS, puis LE DOCTEUR. . ,
LE MARQUIS, seul.
Ah! ça, voyons, voyons donc... un peu... mais je deviens très-petit garçon moi, dans tout cela.... les rôles changent... je commence V par la faire trembler, tomber à genoux, et c’est comme cela que ça '' q finit ?parceque mon arrivée l’a sauvée, la voilà qui se hausse sur ses talons et m’accable de l’innocence qu’elle me doit! comme si elle y i { était pour quelque chose! Oh! ce petitchevalier !... (il prend par distraction le chapeau du chevalier et le met sur sa tête, en ce moment le docteur paraît au fond. S’apercevant de l’erreur : ) hein ? il , était dit que le faquin me coifferait ! - < -
LE DOCTEUR, lui prenant le chapeau des mains et le jetant sur le ca-^ ^
napé à gauche.* ‘ ' ''
Il ne vous coiffe pas, il est trop petit! ^
LE MARQUIS, en colère.
lié ! allez au diable ! vous ôtes cause de tout ! avec votre système de fleurs sans soleil... et de femme sans.... Laissez-moi donc 'Cràri;''^ quille! ça n’a pas le sens commun... .1 ' ■ r.i -0
LE DOCTEUR
Comment!..; est-ce que madame la marquise? ‘ '
LE MARQUIS, sfi promenant avec agitation.
Je la déteste! elle me le rend, nous sommes quittes. ' . ' ' ’’ “'V
LE DOCTEUR
Bah ! mais ce n’est pas mon plan. ^
11 est joli votre plan. . 1 ■ ÿlM
LE DOCTEUR
Je le crois! ( riant d'un gros rire.) ah! ah'! ah ! ah !...
< LE MARQUIS. '
Savez-vous que ma colère pourrait s’en prendre à vous ; car enfin vous avez souffert qu’en mon absence../
* Le marquis, le docteur. ■ , .■..•'..n - c.i < t.
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LE DOCTEin.
' jiii'i ir.'l
Mieux que cela, monsieur le marquis... mieux que cela (.4/3puyanO j’ai autorisé... , , - v .rtoib/
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Aii(Qrisé^’'Vouè'saviéz que le chevalier venait chez ma feaime>-*ir, cuo/
' ’ LE DOCTEUR. ' . . 'A
C’est à ma sollicitation qu’il y est venu.
LE MARQUIS, furieux.
Vous osez convenir ?
LE docteur. ^ , . ! , I ;
Sans doute ; j’agissais dans votre intérêt.
LE MARQUIS
Dans mon intérêt! (à part.) Il déraisonne !
-Vj.- LE DOCTEUR, « par/.
Ah!'‘8oni erreur m’amuse... son erreur me réjouit,' elle medésopile-.^'.' ‘> 1 !' i
<'?•' -X' '• LE MARQUIS, à part, frappé. ' ‘ .
Eh ! mlàis quelle idée !... oui... par ce moyen je parviendrai peut- .. . être..l"“ r-;- ^ ■.••.'1
’ ‘ ’ LE DOCTEUR. . m .
Pour tout dire en un mot, monsieur le marquis, apprenez,,* i.i. ji(.: >
. , LE MARQUIS. . ■ . u l.‘ ' ! ■
J’en sais déjà trop... je ne veux rien éclaircir...
LEDOCTBÜB. - -■ ’ ■!
Permettez... ■ •
LE MARQUIS. ' ' ■‘'
Pas'’(i*êxplicàtion... tout est fini entre la marquise et moi-.^elle est là dans sa chambre, allez la prévenir que je pars...
LE DOCTEUR
Hein ? i
LE MARQUIS. j î
Que je suis parti. , . ■'
LE DOCTEUR, OpOf/.l '
C’est comme ça que je les rapproche ? .!vi '<■•} v . n 'j> 1:1 i heU
LE MARQUIS.'" <1
Vous êtes encore là? morbleu ! ■" ;' 1 j li
ENSEMBLE?'" ’’ , • ,
Air : Puisqu'il penisie a garder le silenfn {Nottveait Juif-Errnut),
fMtii'j ifi-) ■ yiO' t- n o )ii.Tiiioipr>l'' i sai'iiq-
f.miJ IL 3 , J' J le ■MARQUIS^.,,,,. f,.yyp .! l'.noo^ SOViJ ÜU07
Sans plus tarder, allez, je tous rordoiine,
Prévcnez-lk que je pars i> l’instant. i i - - i «
A ce prix seul, docteur, je vous pardonne luil^ob o! {.iiJJpicn! P'avoirété gardien peu vigilant.
L’ORDONNANCE *DU MÉDECIN
,• ; ENSEMBLE
Sans plus larder, etc.
, I.M DOCTEPR, rt pari.
Sans hésiter, allons, puisqu’il l’ordonne, ’’*• ' ’
La prévenir qu’il part eu cet instant.
Eu vérité, tout me confond, m’étonne, '• ■ -,-i .£
Et, malgré root, j’ai peur du dénoùincnt.
(^Lc docteur entre chez la mart^uiie, à gauche). ■ |i