‹ L'ordre de Malte dans la ville d'ArlesChapitre 114 sur 129 · PIÈCES JUSTIFICATIVES · texte numérisé non relu

PIÈCES JUSTIFICATIVES

Réconciliation de Téglise de Saint-Jean du Prieuré de Saint-Gilles

Le mardy, dix février mil six cent neuf, frère Pierre d'Esparvès-Lussan, Grand Prieur de Sainct- Gilles a fait réconcilier notre Eglise de Saint-Jean du Prieuré de Sainct-Gilles par Monsieur Pierre de Valernod, Evesque de Nismes, où étoient présents Monsieur de Laurent, Archevesque d'Arles, de plus Monsieur le Commandeur de la Bastide, Monsieur le chevalier de la Ménardie, Monsieur le chevalier de Mons, Monsieur le chevalier de Livière; et après vint Monsieur le commandeur d'Aluys, Monsieur de Peraud, et plusieurs autres. Pour les prêtres de ladite Eglise sont frère Pierre Barthélémy, infirmier, frère Jean-Jacques de Gavarret, cabiscol, et frère Antoine Necai, collégiat, et Jean Sauvaiol, clerc. Il faut faire la solennité tous les ans, s'il plaît à Dieu.

Cette note est au bas de la Bulle du chapitre général tenu à Rhodes le i«' février 1509 sous le Grand Maistre Emeryc d'Ambroise, portant confirmation du collège Saint-Jean de Saint-Gilles.

L'abbé Bonnemant : Communautés séculières et

régulières de la ville et du diocèse d! Arles. Biblioth. municip. d'Arles, ms. i6o, p. 2S6.

Lettre de Louis XIV en faveur du bailli de Forbin, Grand-Prieur de Saint-Gilles du 19 février 1648.

Cette lettre est écrite aux commandeurs et aux chevaliers de la langue de Provence. Elle est très honorable pour la famille de Forbin.

Messieurs les commandeurs et chevaliers de la langue de Provence. J'ay tant de sujet d'estre satisfait des services que le sieur bailly de Fourbin, grand prieur de Saint-Gilles, a rendus au defifunt Roy, mon seigneur et père, tant dans le comman. dément des armées navales, qu'en plusieurs autres occasions, comme aussi de ceux qu'il continue de m'y rendre, en qualité de mon lieutenant général, que je suis, par ces considérations, convié à prendre soin non-seulement de ses avantages mais encore de contribuer tout ce qui dépend de moy, à ce qu'il jouisse des droits et privilèges qui luy appartiennent. C'est pourquoy, je vous écris la présente par l'avis de la Reyne régente madame ma mère, pour vous dire que vous ferès chose qui ime sera très agréable de vous emploier tant près de mon cousin le grand maître de Malte que partout ailleurs que besoin sera, pour faire approuver et confirmer la collation que ledit sieur grand prieur a faite de la commanderie de Montpellier (i), suivant le pouvoir et la faculté qu'ont tous les

t. Cette nomination faite par le Grand-Prieur de Forbin le fut sans doute en faveur de Henri de Thomas la Valette»

grands prieurs de donner une commanderie de grâce, dans Testendue de leur prieuré. A quoy m'assurant que vous vous employerés très volontiers, je prie Dieu qu'il vous ait, Messieurs lesdits commandeurs et chevaliers de la Langue de Provence, en sa sainte garde. Escrit à Paris le 19

février 1648.

Louis,

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