‹ L'ordre de Malte dans la ville d'ArlesChapitre 23 sur 129 · X. Raybaud: Op. cit, ii, p · texte numérisé non relu

X. Raybaud: Op. cit, ii, p

OÙ ce malheur lui arriva, il opéra des prodiges de valeur. De 1583 à 1588, il fut ambassadeur auprès du roi de France. Lors de sa nomination au Grand- Prieuré, il vint résider dans Arles. Il y tint pour la première fois le chapitre le 25 mai 1603. On y délibéra que le Grand-Prieur disposerait la maison pour pouvoir y loger les archives, ainsi qu'il avait été décidé auparavant ; ce qui eut lieu presque aussitôt après. Elles furent placées au-dessus de la chapelle, dans une salle voûtée dans laquelle on pénétrait par une porte en fer. Les titres du bailliage de Manosque et des commanderies de Puimoisson et de Saliers y furent portées de Manosque par le chevalier Gaspard de Barras. Lussan présida aussi le chapitre de 1607 où il exposa la perte que l'Ordre venait de faire de deux galères près des côtes de Tunis, en avril 1606, par suite d'un naufrage. Les commandeurs présents s'empressèrent de souscrire une forte somme pour réparer ce malheur (i).

Esparbès de Lussan ne dédaignait pas de prendre part aux fêtes de la ville d'Arles. Il assista, le 28 février 1609, dans la rue du Saint-Esprit, à une course de bague, donnée par Mademoiselle de Beynes. Le Grand-Prieur fut un des juges ; plusieurs chevaliers de Malte étaient présents : la bague lut gagnée par le cadet de Beaujeu (2).

Au mois de septembre de cette année 1609, un vol de 7.000 écus d'or fut commis dans la maison de Saint-Jean. Le chevalier Ferdinand de Montcalm accusé fut reconnu coupable, privé de l'habit de rOrdre, emprisonné à Aix et condamné à res-

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