I. Baron du Ronre : Op, cit,^ pp
a. Id. Ibid,, pp. 373-374.
était fils de Jean-Baptiste- Marie-Âchille, marquis d'Estoublon, et d'Anne Charlotte de Galéan, mariés le 15 février 1744, à Avignon. Il naquit le 8 et fut baptisé en Téglise Saint-Julien le 9 novembre 1751. Il eut deux pauvres pour parrain et marraine. Il fut reçu chevalier le 7 juin 1755. Il servit dans Tarmée française et devint officier au régiment de Custines- Dragons. Il se trouvait à Lyon pendant les dernières années de l'Empire et les premiers jours de la Restauration. Dévoué au roi, il fut nommé lieutenant des gardes du corps, le i" juin 1814, et commença ses fonctions le 26 du même mois, à Melun où la petite troupe se réorganisait. Il devint maréchal de camp le i" juillet 1814. Il fut aussi chevalier de Saint- Louis et de la Légion d'Honneur. « Mais trop âgé pour reprendre la carrière militaire, il demanda sa retraite dès le 1 5 octobre de la même année. Il retourna vivre modestement à Lyon. Ses affaires de famille et d'intérêt, assez compliquées, l'obligeaient à une correspondance suivie avec son notaire Claude Vallière (i). Aux questions d'affaires, il mêlait, sur la marche générale des événements et sur la situation très troublée de Lyon des réflexions et des renseignements > qui ont été publiés en partie (2). Ces nombreuses lettres, pétillantes d'esprit, pleines de saine philosophie, dénotent un homme d'expérience en même temps qu'un homme de goût. Les souvenirs arlésiens reviennent sans cesse sous sa plume. A chaque épitre apparaissent quelques noms connus des
I. Vall.èrc Claude, notaire d'Arles, était fils de Jean-Baptiste, organiste h Saint-Trophime, et d'Anne Pons. Né le aa novembre 1757, il mourut à Arles le 3 décembre 1833.
a. Léon-G. Pclissier : Papiers de Jean-BaptisU Vallière,
vieilles familles de la noblesse d'Arles : les de Bouchaud, de Chiavari, de Nicolay, de Molin, de la Tour, de Vacquières. Il songe aussi aux livres et aux gravures qu'il a laissés dans ses appartements de rhôtel de Grille, à Arles, et demande à ce qu on les lui envoie. A la manière dont il parle de ses déplacements on juge qu'il savait voyager avec profit. Il a ce passage sur Marseille : « Je n'ai passé que six jours à Marseille ; j'y ai vu tout ce qu'il y avait à voir et je suis enchanté de cette ville qui est bien belle, bien gaie, bien propre et très bien pavée. Voilà pour le lièvre qui veut finir à son gite, ou aux environs, grand sujet de réflexion (lettre du 5 septembre 1818). Malgré son enthousiasme pour la cité phocéenne, Charles de Grille termina ses jours à Lyon le 16 novembre 1837. Son père était décédé, à Arles, le 29 septembre 1773 et avait été inhumé dans l'église des Dominicains (i).
8. Anne-Joseph-Louis-Marie de Grille -Robiac, marquis d'Estoublon, fils aîné dû précédent, naquit le 16 et fut baptisé le 19 mars 1746. Il fut tenu sur les fonts baptismaux par deux pauvres. 11 ne fut pas d'abord destiné à l'Ordre de Malte et il épousa, à Saint-Tropez, Marie-Rosalie de CastellaneSaint- Jeurs, fille de Jean-Baptiste, marquis de Grimaud, et de Françoise-Pauline de Castellane-Norante. Sa femme étant morte à Lyon, sans enfants, le 8 mars 1788, il demanda son agrégation à TOrdre de Malte.
I. Baron da Roare : O^. cit.t pp. 376-377. Charles de Grille avait ea une fille naturelle, Catherine de Villers, reconnue à l'époque où elle fut mariée avec M. Rudigoz, négociant de Lyon. Illui constitua une rente viagère qu'il chargea ron frère de lui payer. Note de Louis Mège, dans son ms. 390 des lettres dn chevalier de Grille, ms. laissé à la bibliothè' qae mnnicipale d'Arles.
Mais les mauvais jours de la Révolution étant arrivés, et les religieux dispersés par suite de l'abolition des Ordres religieux, le marquis rentra dans le monde et convola à de secondes noces. Il épousa à Grenoble, le 10 octobre 1800, Françoise- Joséphine de Gratet de Bouchage, fille de feu Louis-Philippe Humbert et de Catherine-Bonne Regnauld de Parcieu. Il fut maire d'Arles en 1808, et y mourut le i" avril 1825. Sa femme décéda à Marseille, le 23 septembre 1832, à cinquante-sept ans (I).
ICARD
[D'azur ^ à un lion d'or lampassé et vilaine de gueules, tenant de ses deux pattes une lance d'or posée en pal.)
Cette famille est originaire des Saintes-Mariés de la Mer où elle s'occupait d'agriculture. Elle fut anoblie au commencement du xvn* siècle, en la personne de Nicolas d'Icard.
Elle a donné à l'Ordre de Malte :
1. Antoine d'Icard, fils d'Aymar et de Renée de Sabatier, mariés par contrat du 21 février 1588 (not. Blanc). Il fut baptisé à Saint-Martin, le 5 octobre 1597. Son parrain fut le chanoine Antoine Icard ; sa marraine, Marie Icard. Il fut reçu chevalier de grâce magistrale, le 15 mai 1612. Son père avait servi sous le maréchal de Montmorency.
2. Antoine d'Icard-Pérignan était fils de Nicolas et de Marthe-Henriette de Sade, mariés le 3 novem-