‹ L'ordre de Malte dans la ville d'ArlesChapitre 93 sur 129 · X. Baron du Roure : Op, cii,, p. 8âo · texte numérisé non relu

X. Baron du Roure : Op, cii,, p. 8âo

relâcher, dispersa la flotte de Mazamamet qui se vit réduit à implorer le secours de Paul-Antoine dont Texpérience maritime lui était bien connue. Le chevalier de Malte, par Thabileté de ses manœuvres, sauva le bâtiment d'une perte presque certaine. Le pacha voulut lui en témoigner sa reconnaissance en le cachant parmi les autres prisonniers dans Tespoir qu'il serait mis en liberté sans rançon. Mais le grand vizir reconnut Paul- Antoine et le fit transporter au château des Sept-Tours où il fut enfermé pendant onze ans > (i), depuis le mois de janvier 1660 jusqu'en 1671 (2). Il dut la liberté au courage et au dévouement de Jacques de Quiqueran, son neveu et religieux de Malte, comme lui, ainsi que nous le dirons bientôt. Après sa délivrance, Paul-Antoine revint dans sa ville natale où il fut l'objet de l'admiration de tous, admiration qui se manifesta par des fêtes, courses de taureaux et joutes sur Teau. Le proverbe arlésien : fausard de BèU'JOy rappellerait la vaillance de ce marin. Il obtint, sur la fin de sa vie, la commanderie de Garidech (1685-1687) et enfin celle de Bordeaux. Il mourut dans un âge avancé, en avril 1689 (3).

4. Charles-Joseph de Quiqueran-Beaujeu, neveu des précédents, était fils de Pierre et de Catherine de Foresta, mariés à Marseille, par contrat du i*' juin 1632 (not. Barnier, à Marseille). Il naquit le II avril 1645 et fut baptisé le lendemain à l'église Saint-Martin. Il fut reçu chevalier de Malte en 1660,

I. Le Mnsée, x868 : La famille des Q^tqueroM de Beaujeu, p. 50» article signé Emile Martin.

3. F.-H. de Molin, écrivain bien renseigné» donne, comme date de délivrance, l'année 1669. Ms, 80^ de la Méjanes,

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