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Déjà de SaÎAl-ByBwd disptniMiieat les eiaes; Panis di ntîr Si^y cfteaplé 1m abtnes»
Et le Drae et Pleife aiwent foi de ne» yeai, Qoud enliii f «rifii» ibir Aiein^, es ees lie». Dès q«e j'en cperfM TMipute et ÊotÊbtt entrée, MoB âme de rei|ieet lesdaÎB fM pénétrée ; Je ne ê9a quelle veii lemUeit dire à men eonr Qo'aa seÎB de eee reehei» kabiteit le benkeor ; Pavanée ; deux grands aento «or nMî eonrbéa en vente, De leur front anopeilletti inlunîdent nia renie ; Tons denx fiers» inipoeantSy aeokblent, dn hanl des airs, Interdire aux Immini l*abord de ees déserta. L'Aqnilon bnC leurs flânes» el leurs bases prelendes, Voisines des enfers» se eaebent sous les ondes. Je franebis tout pensif ce passage eftuyant» Et dans l'ombre dM bois je m'enleoee à pas lents. Quelle beauté sauvage et qneUe bonrenr pom^nse ! Que la nature esl là grande et mi^estneose ! L'épaisseur dss farèto, laprofondonr des eaux, Les iauneuses vaUons» les antris» les eoteanx, L'obscurité, le brait» la terreur, le silenee» Tout dans oes vastes lieux parie à l'homme qui pense» Un long aa^^itbéAtve orné de vieux sapine» Y tient lieu de remparts» de mun ei de jerdins.
554 APPBNDIGB8.
Lapsibui «llîui tôt mille strepentibos amoM» Alituam pinnatt cohors^ Aqiilsqae feroees Et MiJ^iy 9orea cam munnarey sibila. misceot. Hinc atqoe indè ootis convalsa foreotibiis arboi. Disjeele nipes, et plorima mertis imagOy GoUeaque et vasti, nite cana eacomina, moales Attooitos mirft rapiant dalcedine senaiis.
Addit ad hcc homaDa snaa Indostria Yîres»^ Aatapet onde magls mens» et soblimior exit. Namqoe ocolis ardens, nadatos brachia» paasis Crinibos accendit varias Labor impiger artes ; Non illas eqaidem quos parta enixa nefando Loiories dédit; at primo qaaa mater ab cvo Natora in nostros placabilis extnlit osas. Hic qnanqoàm descvit hiems» enltoqae fimoque Dediseit steriUs, infelix fondos, a? enas. Qu« passim lodont latos armenta per agros Pingoia, lac niyeom niveo cnm tellere fondant. H)e linom TolTonl» ble docont staminé lanas. Parte alift» nemoram per opaca, et Pinos et Iles Procombont somme disjeets & vertiee montis. Non prociil immenst stemontur pontibos amnes : Undlqoe dextérités jotat officiosa laborem. Nonc tonat ieta ineus, none stridet lamina serrs : .£8tnal M liqoidnm aecensis fomacibns : Igni Atqoe aor« mora noUa : mont per littora floctos PnBcîpites» ac mille rotas Tersantqœ mofentqoe. Libramenta, todes, ferramentiqoe tomoltos, Torrentnmqoo min«, qou icta repereotit Ecboy Organaqoe et yectes et macbina : tanta rainas Inter pompa, mibi sensos» Aleippe, fatebor PereotitimmotOB : rapitnr mortalia sopri Bbria mens* variftqoe micans Tortigine ferret. Caplos amore loci, vagn per deliria, terrm Trans fines TÎdeor magoom per inane morare Hle obi natoram cabos excipit. Ilieet ardens Confosom Yates deeos cqm'parare eanendo Aosos eram ; eàm nos terru homentibos umbris InToWons rapit hinc meditanlem ac magna moTentem. Srg6 ingressos iter qoà se na pandit eontî.
APPENDICES. Wl^
MiUe torrents tombint par cascades brayanles A traTcrs les débris des rocbes mugissantes ; Les oiseaux i grand toI, les aigles, les-milans. Joignant leurs cris aigus au sifflement des vents ; Les arbres fracassés par l'effort des orages, L'ébonlement des rocs et leurs tristes ravages, Les collines, les monts de frimas couronnés.... Ce spectacle plaisait à mes sens étonnés.
L'bomm#à ces grands objets mêlant son industrie, Redouble la surprise, élève le génie.
L'oeil ardent, les bras nus et les cheveux épars, On voit là le Travail animer tous les arts. Non ces arts dangereux que le luxe féconde. Mais ceux que les mortels aux premiers jours du monde. Contraignant la nature à seconder leurs soins. Ont su par mille efforts créer pour leurs besoins. Par le soc et l'engrais, là, malgré la froidure. Le plus aride sol se prête à la culture ; D'innombrables troupeaux, au milieu des vallons, Fournissent tour à tour leur lait et leurs toisons. Là se file le chanvre, ici s'ourdit la laine ; Plus loin dans les forêts le pin, l'orme et le chên«> Roulent du haut des monts, par la hache abattns. Sur des gouffres, ailleurs, des ponts sont suspendus. Partout au mouvement l'adresse s'associe. Ici tonne l'enclume et là frémit la scie. Dans le flanc des fourneaux par Eole allumés On entend bonillonner les métaux enflammés ; Le feu, l'air, tout agit, et le long des rivages, Les flots précipités font mouvoir cent rouages ; Le bmit des balanciers, des forges, des marteaux, Le fracas des torrents doublé par les échos. Les ressorts, les leviers et le jeu des machines, Un si grand appareil au milien des ruines.... Je te l'avoue, Alcippe, à cet aspect frappant. Je deviens immobile : un profond sentiment. Mêlé tout à la fois de plaisir et d'extase, S'élève dans mon Ame ; il m'échanffe, il m'embrase : Je ne penx plus quitter ces respectables bords. J'imagine, an milien de mes hearenx transports, Exister loin dn monde en cet abfme immense
SMM API»BI|»1GBS.
Deseiii neaMte Mabor a4 intima praee^.
C^Uis ad ima flaens» scalet andè arfCBUus aoisif , CinfOiM einmits htîssimt msnîa Iod^ CoBlinou «des placiduqne et partibus cqtif DiaMBaaSy farm&qae pares ae sinplice évita, la aMdio surgit, sedas laoetissina, Tea^tlua, Qao piataa dadiissa ocolos suspiria dueit Séiipar : eam eircàm saeros fixera panatas Virtiis atque fides, cceli (|aos pascitar ardor : Asiidat bis taram exoltaas : prœol iada rdagant Twbasque et praTos anslara lilentia mores.
Seisy Alcippa, quidam sais ut regioubos ollm Fixant bis claras Branonis gratia gressos. latdit b«e oUi flammam cum Inmina, mantam CoUustrans radiis» aaimam simul igna rapurgans. Huic dadit ad cœlom non trito tandare calle, Atqua b«€ tasqua noYà Tirtutum aeeeadera faaiiâ. Nac Bora : sponte sui, bsc ioter apaisa ferarum, Uadiqua BruBonis sacra sub TexiUa Tolare Oiadpali, impigra gens, gens obsequiosa magistrt Impariis, addieta sacras ediscere lagas.
Adfuit bùc fugiens turbati pectoris astus» Flatibos ora rigans signansqae in fronta pudoraBy Qaarara sons pacam qnam gaodia falsa récusant. Qus tibi» relligioy carnaati taKa, cantus ! QuBta dias tibi (esta fait ! qn» gaudia ! Avamus ScîUeet infremuit. Sed tu, tuaque optima proies, . Bx illo parlas aliud tanuistis asylum, Agresti statione sedans, incognitos, uni Natura et Domino intanlos cui summa potaetas, Vir solâ raati, variqoa cupidina fervens, iGmolos ttibaraaa saqoitar sine corpore nanlas. No?it onim dolcaa, cslastia gandia, raplus ; NoTÎt et ardanlaa cantns co^jongere eantu ;
APVBNDICB8. W^l
Où finit )t Mtare et U eahos couuntoee. J'aUais dans mon ardeur faire éelater des chants, A tont ce bean désordre égaler mes aceents ; Mais la nuit de son Toile obsenrcissant les plaines Vient et m'arrache, Alcippe, i ces sublimes scènes. Je prolonge ma route où l'espace est ouvert, Et bientôt je pénètre an centre du Désert.
An pied de longs coteaux d'où conle one onde pure, Il est dans le contour d'une vaste clôture Un assemblage heureux de tranquilles foyers, Simples, et dans leurs formes égaux et réguliers. Un temple est au milieu, retraite où Ton n'admire Que rhumble piété qui sans cesse y soupire ; Avec elle en ces lieux brûlant d'un saint amour, L'Innocence et la foi font aussi leur séjour ; La vérité s'y plaît et Taustère silence . En écarte i jamais le trouble et la licence.
Alcippe, tu le sais, la grâce en ces climats Du célèbre Bruno jadis fixa les pas.
Elle approcha de lui sa lumière el sa fianme, Eclairant sa raison, elle épura son ftme, Lui montra vers le ciel des sentiers inconnus. Et remplit ces déserts du bruit de ses tertns. Bientôt de lottes parts en ce lieu solitaire. Accourut près du Saint un peuple volontaire De disciples sélés qui, soumis à sa voix. Adoptant ses leçons, vécurent sous sts lois. Fuyant d'un cœur troublé les mortelles alarmes, La honte sur le front, l'œil noyé dans les larmes. Le coupable surtout y vint chercher la paix, Qu'an sein des faux plaisirs il ne goûta jamais. Sainte religion, quelles forent tos fêtes, Vos chants, vos cris de joie en voyant ces conquêtes ! L'Enfer dut en frémir, mais vous et tos élus Vous comptâtes dès lors un asile de plus. Seul STec la nature et son auguste Maître, Inconnu, retiré dans ce réduit champêtre, Le l*homme du vrai bien uniquement épris Se montra le rival des célestes esprits : Il connut leurs plaisirs, leurs transports extatiques ;
Promptos ad exemplar sopremam nomen adorât. Et servire Deo sua laus, et amare Toluptas.
Intérêt didicit campos pingueacerey passini Desertam ridere soloniy descendere mpes»
Moatibas anrat» scabris flaveseere messes, Pleaaqae» subsidium miseroram, copia oasei. Qao dace, in bas primùra venit sapientîa terras» Idem desidiam procàl indè fameroque repellit. Hîc et adbiic spirant divi miracola Patris, Legesqae et studium, pietas et sednla. Vidi, Yidi ocnlisy Alcippe, meis, sub simplice cellâ, Seraotos procnl à laxu et popularibiis undis Spe prttsamentes sterne pramia sedis Digna, senes placidos mortali in corpore eentun ; Gtadia pectus babent, pax ora serenat. Ad aru Excnbat aima cohors setis indntaqae sacco, lostantem terris exarmalura fororcm.
Christîadam benefida JQgo, sibi barbara, lenis Omnibus, bospitio facilis, solator egenos. Et Patri» gazas nanquàm importona ministrat. Dùm mores virtasqae labant, immota labantes Sustinet. Exemplis animas si grandibus impar Heu ! refugil, tamen bis meriti pendantar bonores. Et Pater et juvenes, examen amabile, quantum Percolerant ! Quantis proprior TirtuUbus arsi ! 0 ntinim, vicisset enim tua gratia, possem, Summe Deus, liber vinclis, mihi redditos, iine Tôt species rerum pede proculcare saperbo, In loges jurare tuas, intendere semper Addictus Yotis, tibi vivere deditus uni !
Saltem ab ! saera Deo, Titiis imperria, pteis Hospita terra, amnes, nemomm altt silentia, moslof Accipite affatos saltem, teneromque Talete. Ante alias, veneranda douas, mea gaadia, vitaa
Il unit à leurs voix Tardear de ses cantiques ; Comne eux du Dieu suprême adorant la grandeur. Le servir fui sa gloire, et l'aimer son bonheur.
Sous WA mains cependant les plaines s'embellirent, Le désert s'anima ! Les rochers s'aplanirent ; L'or des moissons couvrit les monts les plus aifrenK, L'abondance naquit* mais pour les malheureux. Bruno qui fit descendre en ces lieux la sagesse Sut de même en bannir la faim et la paresse : Tout y retrace encore du saint Instituteur Les prodiges, les lois, le zèle et la ferveur. Loin de notre vain luxe et de nos ridicules. Là mes yeux, cher Alcippe, ont vu sous cent cellules Cent modestes vieillards qui, dans un corps mortel, Attendent, pleins d'espoir, le séjour étemel : La joie est dans leur cœur, la paix sur leurs visages. Sous la haire et le sac ces vénérables sages, Nuit et jour aux autels anéantis pour nouS| Nous rendent Dieu propice, apaisant sou courroux, Soutenant du chrétien les divins caractères. Bienfaisants pour autrui, pour eux durs et sévères, Ils nourrissent le pauvre, accueillent l'étranger, • Enrichissent l'Etat, loin de le surcharger. Principes, mœurs, vertus, quand tout tombe et s'abîme. Eux seuls servent encore de contrepoids au crime. Faible si notre cœur ne peut les imiter, Sachons du moins, ami, sachons les respecter. Depuis leur digne Chef jusqu'à leurs néophytes, Combien ils m'ont ravi ces sacrés cénobites ! Que mon âme auprès d'eux brûlait pour la vertu ! Que n'ai-je pu. Seigneur, par ta grâce abattu, De mes enpgements brisant toutes les chaînes Là fouler â mes pieds tant de chimères vaines, Te vouer mes serments, m'enchaîner â ta loi. Là méditer sans cesse, et u'obéir qu'à toi ?
Ah ! du moins, saint Désert, séjour pur et paisible. Solitude profonde, au vice inaccessible.
Impétueux lorrentSy et vous sombres forets, Hecevei mes adieux, comme aussi mes regrets :
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Dùm fnga floUkilam rapici, dùm flebite pectiis Msta pmpelao dementia terlet ei eirtr»
Sit mihi fu aMMo, conrum dolce lefaMM, Et fontes ioslnre taos, perque invia sylvs Tca4era Meatc vagan, et dolei snb iaMgiM tastos Scpè milii fevaeare viros» vnltns^ ¥irarui : Galeatom per iter eneoe penetrare reeeaatts Anlromm : aaeria conaistere aïontibas, aadè Velox neMa noivâ dÎTina per atria «aatei Ibo» et dmtiaa et gaadia vtra reqwaaai.
APraHAIGSS. Ml
Toujours épris de vous» respectable retraite,
Poissi-je dans le coni^ d'une Tie inquiète,
Dans ce flux étemel de folie et d'erreur,
Où flotte tristement notre malheureux cœur,
Puissé-je, pour charmer mes ennuis et mes peines.
Souvent fuir en esprit au bord de vos fontaines.
Egarer ma pensée au milieu de tos bois.
Par Bnidoox souvenir lappeler mille fois
De vos saints habitants les louchantes images.
Pénétrer sur leurs pas dans vos grottes sauvages,
Me plaeer sur vos monts, et là prenant l'essor,
Aller «hereher en Dieu ma joie«t mon trésor !
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