‹ L'orfévrerie algérienne et tunisienneChapitre 104 sur 113 · POINÇON D'ACQUIT · texte numérisé non relu

POINÇON D'ACQUIT

(Khalès.)

Or

(Gros ouvrages)

L'or comprend quatre titres :

18 carats ou 750 millièmes. . . y jlA/

1*6 carats ou 167 millièmes.

12 carats ou 500 millièmes. . . \YW y

. . . 9 carats ou 375 millièmes.

Les titres 18 et 16 carats sont très peu employés. C st le poinçon de 12 carats et surtout de 9 carats que portent la plupart des bijoux.

Chaque pièce des gros ouvrages, en dehors du poinçon indiquant le titre, doit porter deux autres poinçons, comme pour l'argent :

Le premier dit de « garantie » semblable à celui de l'argent ;

Le second constatant Yacquit des droits, identique également et par conséquent inutile de le reproduire de nouveau.

Or

(Petits ouvrages)

Pour les petits ouvrages les poinçons de titres sont les mêmes que ceux des gros, mais plus petits.

Le poinçon de garantie également.

Seul le poinçon d'acquit des droits porte en abrégé les deux premières lettres du mot khalès ^U. (payé), SÏÏE. c'est-à-dire Lk khâ.

(Kha.) Si le volume des ouvrages en or ne peut supporter

Insuffisante

garantie des poinçons.

Marque des orfèvres,

Poinçon des croix

du Nicham.

Procèdes primitifs des

essais.

les trois petits poinçons, on n'en met alors qu'un seul qui est celui du titre.

Tous ces poinçons ont une matrice renfermée dans un coffre-fort. Lorsque les poinçons de service sont usés, on en frappe de nouveaux sur la matrice en présence du contrôleur. Ils sont ensuite trempés. Malgré ces précautions, il serait facile de les imiter. Tous les graveurs peuvent en faire de semblables. A ce mode de contrôle par trop primitif, a écrit M. de Cazeneuve, le contrôleur de la Garantie d'Alger, il serait grand temps de substituer les procédés peut-être un peu compliqués de France et d'Algérie. Ils donneraient au public, au commerce et au Trésor, à coup sûr, toutes les garanties désirables. « Les poinçons de garantie, a dit avec raison le savant M. Fournet, représentent une signature métallique. Mais une signature n'a de valeur qu'autant qu'on ne peut pas l'imiter facilement. Si les marques indiquaient les titres par des chiffres ou des lettres, on conçoit que l'imitation en deviendrait tellement facile qu'elles ne prouveraient absolument rien en faveur du titre. »

Les bijoutiers n'ont pas de poinçon de maître, mais la question, est à l'étude et sera très probablement résolue par la Régence

dans le sens affirmatif à l'époque où paraîtra cet ouvrage.

Toutes les croix de Tordre national du Nicham- Iftikar (Signe de la Gloire) sont fabriquées à l'ancienne Monnaie de Tunis, pour le compte du Gouvernement beylical, par un concessionnaire qui doit les faire essayer et poinçonner au bureau de Garantie. Elles ne peuvent être qu'au titre de 900 millièmes. Un poinçon spécial a été créé, ne donnant lieu à aucun droit. Il porte la date de la création, 1291 de l'hégire (1874). Les essais d'or se font exclusivement à la pierre de touche et à l'acide nitrique. Les procédés d'analyse si précis de nos contrôles français ne sont pas en usage dans les bureaux de Tunis.

Les essais d'argent, selon M. de Cazeneuve, se pratiquent d'une manière primitive ; tantôt par le procédé dû à « la rature ou à l'échoppe » consistant à faire rougir le métal qui, au contact du feu, noircit plus ou moins selon la qualité d'alliage qu'il renferme ; tantôt en opérant une fusion sur un brasier dans une sorte de coupelle grossière, ce qui ne peut donner que des résultats incertains.

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