GN CM
BIFFAGE
Trois étoiles en triangle dans un écusson ouvert par le haut . . .
Un fer a cheval a six clous
Pot a eau, anse a droite.
Jaïs et Chemama. . . .
Une hache de sapeur. .
Un coq sur pattes, vu de côté
Nid avec trois œuffe. . .
Un chameau sur pieds, tête a gauche
Une tête de taureau . .
Un gros rat
Un rocher de corail . .
Une autruche sur pieds.
Tête de mulet, vue à droite
Une autruche sur pieds.
Une botte de navets . .
Un pistolet à piston . .
Un aigle, aux ailes déployées
Une hache de sapeur Une pipe
Niveau Çgalitaire. . . .
Un bonnet turc
Deux palmes en croix .
Un casque
Un compas mi-ouvert.'.
Un cube
Un pince-nez
Un coquillage
Un verre à bordeaux. .
Une fleur
La lettre K dans pentagone . . . .
un
15 déc. 1872.
15 mars 1881.
4 sept. 1873.
9 déc. 1872.
25 juin 1874.
Déc. 1876.
14 août 1879.
4 fév. 1876.
25 juill. 1879.
10 fév. 1879.
Janvier 1881.
24 oct. 1878.
Cessé en 1883.
Eut son poinçon volé. Reinscrit le 5 fév. 1880, il est décédé.
Parti pour Dra-el-Mizan.
Cessation. Dissolution de société Parti pr Oran.
Décédé.
Parti pour
l'Allemagne .
Disparu.
Cessé
en mars 1887.
Cessé
en juill. 1888.
Décédé
à Paris.
Disparu.
Parti pr Oran.
Parti pr Bofghari
(mai 1891).
Parti pour
le Maroc.
Un trident
Un sabot
Une abeille.
Un képi de capitaine.
Changé
de profession.
Cessé fabric"
11 nov. 1890.
Cessé fabric"
7 sept. 1890.
Parti p' France
(G août 1892).
Cessé le
7 mars 1894.
Parti pour
Paris en 1895.
Avant la chute du dey Hussein, le crédit était inconnu. Tout se Orfèvres Iraitaitau comptant. Les israélites, courtiers habituels de toutes les en exercice. opérations financières, monopolisaient depuis des siècles l'industrie des métaux précieux et le commerce des pierres précieuses.
Depuis la conquête, les relevés que nous avons donnés montrent que le monopole du travail des métaux d'or et d'argent, à part de très rares exceptions, n'a pas changé de mains, comme on le verra par la liste alphabétique des principaux orfèvres d'Alger, en exercice le 1er janvier 1899. Nous donnons, comme pour leurs confrères disparus, leurs lettres de poinçon, leurs marques ou symboles.
Cohen-Mardoché Bacri, rue Boutin ; poinçon de maître : M B ; symbole : une balance. Il fait tous les genres de bijoux qui se vendent dans le Sud, et surtout les kheit-chaïrs.
Salomon Belaïche, 12, rue de la Lyre ; poinçon de maître : B S ; symbole : un sabre. Successeur d'Éliaou Sudaka, il fabrique toute la bijouterie en or et en argent pour la province, et surtout le Sud. Il fabrique beaucoup de redifs en torsade, de bzaïms, de bracelets à jour. Il fait des bijoux en or rouge ou jaune, suivant les alliages, et monte les pierres précieuses.
Richard Bergmann (R B). Boucles d'oreilles; fort habile pour les réparations. L'un des meilleurs ouvriers français d'Alger. Il a su créer des modèles ingénieux. A fait insculper son poinçon, le 21 octobre 1891.
Chaloum Chekler, rue de Chartres ; poinçon de maître : C C ; symbole : un drapeau. Orfèvre travaillant surtout l'argent.
Messaoud Chekler, rue de Chartres ; poinçon de maître : C M ; symbole : un fer à cheval.
Chekler Frères. Maison qui réunit les deux précédentes (C F et une cafetière). Orfèvres de père en fils. Le dey avait pour orfèvre l'un de leurs ancêtres. Ne travaillent que l'argent.
Dorez Frères, 4, boulevard de la République ; poinçon de maître : D F ; symbole : une dorade. Orfèvres français, fils et successeurs de Eugène Dorez, qui fonda la maison en 1841, l'une des plus importantes d'Alger, actuellement. Fabriquent peu ; vendent surtout des bijoux anciens* et des objets d'art. Spécialité de perles et de pierres fines.
Famin, Européen, rival de Dorez frères. Vente considérable de
bijoux anciens et modernes. Ne fabriquait pas autrefois, mais a fait insculper récemment son poinçon de maître : F A. Tête de lion.
Atlan Fredj, 12, rue Médée ; poinçon de maître : A F ; symbole : un marteau. Fait sa spécialité de l'argent repoussé au marteau. Très habile pour les tassa.
El-Guiz père et fils, joailliers, rue de la Lyre ; poinçon de maître : E A ; symbole : une guitare. Ils vendent beaucoup de bijoux européens aux juives, qui les recherchent, car leur goût les porte maintenant de ce côté. Les EI-Guiz ont, rue Blondel, un atelier de monture. Us font aussi le commerce des pièces anciennes. Les El-Guiz sont les premiers orfèvres indigènes d'Alger. Ils approvisionnent tout le Sud. Ils sont d'origine tunisienne, et ils ont un important atelier de mise en œuvre des pierres taillées, de toute espèce. Les Parisiens leur envoient le tableau des monnaies qu'ils achèteraient : les francs à pied et à cheval de Charles V et de Charles VII, en or, et les blancs de Henri IV.
Chaloum Hadjadj, 9, rue du Lézard, et 13, nie Bénachère ; poinçon de maître : C H ; symbole : une lance. Il fait beaucoup de pièces d'argenterie pour le Sud et vend quelques bijoux en or. Travail un peu lourd.
Laankri et Stora, tireurs d'or; poinçon de maître : LS; symbole : un entonnoir. Ils s'approvisionnent au comptoir Lyon- Allemand, travaillent rue Bénachère et vendent, jusque dans Marseille, des bracelets du type semaine. Ils font également des bagues tunisiennes, à devises arabes, qui coûtent en gros 50 francs le cent ; des bracelets ajourés, avec ornements de corail, vendus en gros 3 fr. 50 et revendus 5 francs. Leur atelier est muni d'une filière et d'un banc à tirer.
Ferdinand Pinard (P F, un papillon aux ailes déployées). Le doyen des orfèvres européens d'Alger. S'occupe beaucoup d'horlogerie, fait des réparations de bijoux indigènes, mais vend surtout des bijoux européens.
Adolphe Ratto, Italien, 12, rue Socgémah ; poinçon de maître (19 juin 1893) : A R ; symbole : une roue de voiture. Italien habile ; il sait émailler. Il s'est attaché à faire des bijoux pseudo-arabes.
Sadoun et Cie, rue de la Lyre ; poinçon de maître : S D ; symbole : deux marteaux en croix. Le vieux Sadoun a laissé à ses trois fils, Eliézer, Aron et Moïse, sa maison importante, qui eut longtemps
Tune des premières places dans le commerce de la bijouterie. Dans leur atelier de la rue Blondel, n° 2, ils font à peu près tous les bijoux, mais ils fondent surtout des bzaïms, beaucoup de bracelets d'avantbras, gravés d'ornements kabyles et destinés à être envoyés à Bougie. Us expédient à Sétif des khalkhals massifs et fabriquent des croissants avec étoiles de roses, d'une monture assez ordinaire, qu'ils vendent à Lyon.
Au milieu de leur petit étalage, rue de la Lyre, brillent, sur des étagères, des bijoux anciens mélangés à des bijoux modernes, des colliers de pierres précieuses, des landjassas en filigrane d'or, en forme de courge, des montres turques fort belles et des meska couvertes de pierreries.
En dehors de ceux que nous avons nommés, nous allons donner la nomenclature, d'après la date d'insculpation de leurs poinçons, d'un certain nombre d'orfèvres vivants ou morts tout récemment, pendant l'impression de ce livre.
DATE
15 mars 1870.
22 juin 1876.
28 fév. 1878.
5 fév. 1880.
14 janv. 1884.
16 oct. 1888.
18 oct. 1888.
8 août 1889.
22 fév. 1890.
30 juin 1890.
7 nov. 1890.
20 mars 1891.
3 août 1891.
9 déc. 1891.
29 janv. 1892.
22 fév. 1892.
18 mai 1892.
13 janv. 1893.
29 mai 1893.
NOMS
Simon Leloughe. . .
Duc frères
Messika Nessim. . .
Abraham Sasportès.
Olivier Delos Santos Barthelot Charles .
Alfred Descheneaux Judas Dejean. . .
François Bozonnati.
Uguet Antoine . . Gustave Bruqère. .
Abraham Lelouche.
Jules Galmard . . .
Léon Brachet. . . .
Moïse Zana
Samuel Cohen Bacri.
Moïse Stora. .
Salom Setbon.
Halem JaIs . .
Léon Dayan. .
Isaac Zerbib. .
Nahon Isaac. .
Moret Palmyre
Isaac BARANÈ8.
Louis Pettine.
Baskiera Sébastien Manfous Nicolas Romano Vincent.
Hadjadj Itro. . .
Hadjadj Léon . .
Isnard Eugène Hadjadj Isaac.