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Bague en or émaillé. — Travail allemand. XVIIe siècle

Le chaton est formé d'une sorte de croix sertissant six petits diamants en table, le centre de la croix étant occupé par un médaillon ovale abritant sous un cristal une miniature microscopique qui représente une tête de femme (la Vierge ?). Les volutes qui soutiennent le chaton sont émaillées de bleu clair.

Diamètre 0,023.

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208 (Pl. XX). Ceinture de femme. — Argent gravé, émaillé et en partie doré. ■ — Travail italien. XIV" siècle.

Cette ceinture se compose d'une longue bande de velours cramoisi, sur chacune des extrémités de laquelle sont rivés deux pendants en argent gravé et doré, ornés de dragons ou de basilics dont le corps se termine par une course de rinceaux de style gothique. La monture de velours est moderne.

Sur le corps de la ceinture sont rapportés des motifs d'ornement en forme de double T, composés de rinceaux et de fleurettes qui alternent avec d'autres ornements, sortes de quatrefeuilles accompagnés de rinceaux. Ces ornements sont émaillés de bleu, de bleu turquoise, de vert ou de rouge lie de vin; quelques points d'émail blanc sont appliqués au pinceau sur les émaux translucides.

De trois en trois motifs d'ornement est fixé un écusson, arrondi par le bas, rectangulaire à sa partie supérieure, en argent émaillé. Ces écussons, au nombre de dix-sept, sont les suivants ; ils paraissent être des blasons de fantaisie :

i° Fascé d'or et d'azur.

2" Losange d'or et d'azur.

3° D'or à la barre échiquetée d'or et de gueules. 40 D'azur à la croix potencée d'or.

5° Echiqueté d'or et de sable.

6» D'azur à deux rocs d'échiquier d'or posés en fasce. 70 Paie d'or et de gueules.

8° D'azur au sautoir d'or.

go

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9° Bandé d'or et de sable de six pièces. 10° Parti d'azur et d'or.

11» Barré d'or et de gueules de six pièces. I2' D'or au chef d'azur chargé de trois étoiles de... i3° Échiqueté de sable et d'or.

14° D'azur à deux rocs d'échiquier d'or posés en fasce. i5° Palé d'or et de gueules.

16° Écartelé d'azur et d'or.

17» D'or à une bande échiquetée d'or et de gueules. Un crochet et un anneau de suspension fixés sur la ceinture permettaient de la retenir autour de la taille.

Longueur i,5l. — Largeur 0,023.

209. Collier en or émaillé. — Travail allemand. Fin du XVIe siècle.

Il se compose de vingt-trois médaillons découpés à jour, formés de volutes et de fleurettes, émaillés de rouge, de bleu, de blanc, de vert et de noir, et réunis par des agrafes en forme d'S. De trois en trois médaillons s'en trouve un qui ne porte qu'une fleurette émaillée; sur les autres on a serti cinq rubis en table et onze émeraudes. Revers non émaillé.

Longueur 0,48.

210. Croix-reliquaire en or émaillé et cristal de roche. — Travail

espagnol, fin du XVIe siècle.

La croix, munie d'un anneau de suspension, est d'une seule pièce de cristal de roche taillée à pans coupés. Ses quatre extrémités sont enchâssées dans une monture d'or émaillée de

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rouge, de vert, de bleu et de blanc, décorée de moulures et terminée par une petite pyramide de haut relief qu'accostent deux volutes adossées.

A l'intersection des bras, le cristal a été évidé de manière à recevoir une relique de la Vraie Croix placée sous un verre que maintient une monture d'or cruciforme ornée de douze petites émeraudes. Le revers de cette croix centrale est d'or gravé; on y voit une croix sur laquelle sont figurés les trois clous de la Passion et le titulus I • N • R • I.

Hauteur 0,128. — Largeur 0,089.

Reliquaire portatif en or émaillé et cristal de roche. — Travail espagnol, XVIe siècle.

Ce reliquaire portatif affecte la forme d'une tour de cristal de roche taillée à six pans, sertie à sa base et à son faîte en or émaillé. Sous la base on voit une rosace composée de volutes émaillées de rouge vif sur fond blanc; le faîte, bombé et surmonté d'un anneau de suspension, est orné de godrons alternativement rouges et blancs.

A l'intérieur se trouve une relique accompagnée d'une authentique tracée, en écriture cursive du XVI" siècle, sur une bande de parchemin: iCaput régis mag(ï) q(uo)d fuit régis PortugÇaïïiss) ». — «Du chef du roi Mage qui appartenait au roi de Portugal ».

Hauteur o,o5o. Diamètre 0,020.

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212 (Pl. XXI, 125). Pendant de cou en or émaillé. — Travail français. XVIe siècle.

Ce magnifique bijou, de forme circulaire, et orné sur ses deux faces, est soutenu par une bélière décorée de feuillages et de fruits émaillés , dans laquelle est passée une chaîne d'or à anneaux ovales alternativement striés dans le sens de la longueur ou en spirale.

Sur la face, entièrement repercée à jour, au milieu d'ornements en forme de cuirs découpés et composant des cartouches en usage dans la décoration du XVI8 siècle, est tracé un chiffre émaillé de bleu d'azur, dont le centre est occupé par un bouton saillant émaillé de bleu clair et de rouge vif, cantonné de quatre petits rubis en table. Dans ce chiffre on reconnaît un H entrelacé de deux D ou de deux C, monogramme qui a servi à Henri II et à Catherine, aussi bien qu'à Diane de Poitiers. Les ornements qui entourent ce motif principal sont émaillés de bleu, de vert ou de rouge.

La tranche du bijou, à profil bombé, est décorée de cartouches en relief composés de cuirs découpés et séparés en quatre groupes par des boutons semblables à celui qui orne le centre de la face.

Le revers du bijou est orné d'un bas-relief en or repoussé : au centre, au-dessus d'un autel, sur lequel sont placés deux flambeaux, une croix, un calice et un Évangile ouvert, se dresse une niche, cintrée à sa partie supérieure, et abritant une figure de

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la Vierge. La mère de Dieu est représentée debout, voilée, couronnée, vêtue d'une robe et d'un manteau, tenant devant elle ou plutôt présentant l'Enfant Jésus qui tient la boule du monde et fait un geste de bénédiction. A droite et à gauche de la niche, dans le haut, sont figurés deux lampes et deux chérubins. A droite on aperçoit saint Jérôme debout, vêtu de long, coiffé du chapeau cardinalice, tenant de la main droite une croix à longue hampe, de la gauche un livre ouvert; à ses pieds est figuré son attribut ordinaire, un lion couché. A gauche est représenté saint Jean-Baptiste portant l'Agneau mystique sur un livre fermé; au premier plan est agenouillé un donateur, les mains jointes, les regards levés vers la Vierge; vêtu d'un pourpoint, la partie inférieure du corps drapée dans un vaste manteau, il porte les cheveux courts et la barbe demi-longue à la mode du XVIe siècle.

Largeur o,o56. Hauteur 0,082. Longueur de la chaîne o,3o. Publié (la face) et décrit par J. B. Giraud, Les Arts du Métal, planche XXI.

213 (Pl. XXI, i3o). Pendant de cou en or émaillé. — Travail italien. XVIe siècle.

Ce bijou est formé d'un pélican de haut-relief dressé sur un bâton écoté émaillé de vert, les ailes éployées. L'oiseau, qui est émaillé de blanc, de vert et de rouge, allonge le cou en avant et incline le bec vers sa poitrine formée d'une grosse perle fine. Une petite perle est suspendue à la partie inférieure du bijou que soutiennent deux chaînettes réunies par une bélière émaillée

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et ornée également d'une perle pendante. Exécution très fine et très soignée.

Hauteur om,o70.

Publié et décrit par J. B. Giraud, Les Arts du Mêlai, planche XXI.

214 (Pl. XXI, 126). Pendant de cou en or émaillé. — Travail italien.

XVIe siècle.

Sur une terrasse composée de quatre petits rubis et accompagnée de volutes auxquelles sont suspendues trois petites perles, se dresse une petite figurine émaillée de l'Amour; il est tourné vers la gauche et décoche une flèche. La double chaîne de suspension se réunit sur un anneau auquel pendent une perle et un petit diamant. — Revers émaillé de bleu, rouge et blanc.

Hauteur o,o55.

Décrit et publié par J. B. Giraud, Les Arts du Métal, planche XXI.

215 (Pl. XXI, 127). Pendant de cou en or émaillé. — Travail italien.

XVIe siècle.

Vulcain forgeant les flèches de l'Amour. Vulcain à demi nu, vêtu d'une simple draperie, est assis devant une enclume sur laquelle il forge une flèche de fer que maintient l'Amour debout à gauche. Figures de haut-relief recouvertes d'émail blanc. Terrasse émaillée de vert, à laquelle sont suspendues trois petites perles fines.

Ce bijou, d'une admirable finesse d'exécution, est supporté

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par une tige d'or, autrefois émaillée de bleu d'azur, terminée par un anneau de suspension.

Hauteur o,o38.

Décrit et publié par J. B. Giraud, Les Arts du Mitai, planche XXI.

216 (Pl. XXI, 128). Enseigne de chapeau en or émaillé. — Travail italien.

XVIe siècle.

De forme circulaire, elle est entourée d'une moulure ronde sur laquelle courent des pampres émaillées. Dans le champ est représentée, au repoussé, une scène à plusieurs personnages : la Continence de Scipion. Le général romain, vêtu à l'antique, est assis, à droite, sur une sorte de trône dont la base est recouverte d'émail rouge; il se détourne et paraît du geste donner un ordre à quatre soldats qui amènent devant lui une femme vêtue d'une longue tunique flottante; un chien accompagne la femme. Les chairs sont recouvertes d'émail blanc. Quelques parties de costume sont émaillées de rouge et de bleu; le terrain est teinté de vert. Trois petites perles pendent à la partie inférieure du bijou.

Diamètre 0,047.

Décrit et publié par J. B. Giraud, Les Arts du Métal, planche XXI.

217 (Pl. XXII, 1 3 1). Médaillon en or émaillé. — Travail italien, XVI8 siècle.

Ce bijou, destiné à être soutenu par un ruban, ainsi que l'indiquent les deux passants et l'anneau qui se voient encore au revers, se compose de volutes et de plumes ciselées et

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émaillées de noir, de vert, de blanc et de rouge, découpées à jour et disposées symétriquement autour d'un bouton central. Le tout est appliqué sur une plaque d'or dont les contours épousent les bords des ornements.

Diamètre 0,040.

218 (Pl. XXII, i32). Médaillon en cristal de roche et or émaillé. — Travail italien, XVI0 siècle.

De forme ovale, ce médaillon, évidé en son centre, est de cristal de roche. Il enchâsse dans une bordure d'or, émaillée de vert, de rouge et de blanc, deux peintures sous cristal. D'un côté on voit la Vierge en buste, de profil à droite, les mains jointes, nimbée, drapée dans un manteau blanc et or, se détachant sur un fond rouge. Autour de ce buste se développe une légende en or, ainsi conçue: + AVE REGINA CELORVM. — De l'autre côté est représenté le Christ de Pitié, en buste, de profil à droite, nimbé, tenant en main un roseau qui lui sert de sceptre; la légende qui commence par le mot: + DICIT est presque entièrement effacée.

Triple chaîne de suspension réunie par une bélière sphérique qui, émaillée de noir, prend naissance sur des appliques d'or émaillé, composées de volutes fixées sur les flancs et à la partie supérieure du bijou. Une autre applique à laquelle est suspendue une perle termine le bijou à sa partie inférieure.

Hauteur 0,12. Largeur 0,048.

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219 (Pl. XXI, 129). Pendant de cou en or émaillé. — Travail allemand

(Augsbourg?), XVIe siècle.

Amphitrite. Sur un fond d'ornement formé de cuirs découpés dans le style de Hans Collaëït, et émaillé de bleu, de vert, de rouge, se dresse une figurine d' Amphitrite debout et nue; ses pieds posent sur une coquille et de ses deux mains elle retient derrière elle une draperie rouge que le vent gonfle au-dessus de sa tête. La figurine est émaillée de blanc. Au bas du bijou pend une petite perle. Le revers est émaillé de rouge, de vert, de bleu et de blanc.

Hauteur o,o53.

Décrit et publié par J. B. Giraud, Les Arts du Métal, planche XXI.

220 (Pl. XXII, i36). Pendant de cou en or émaillé. — Travail allemand

(Augsbourg?). Fin du XVIe siècle.

Sur une terrasse composée de cuirs découpés et de fleurettes émaillées de bleu et de blanc, enchâssant deux petits rubis, une émeraude et quatre perles, se dresse une licorne, au galop, dirigée vers la gauche; le corps de l'animal est émaillé et orné de quatre rubis, d'un brillant et d'une émeraude. A la partie inférieure du bijou pendent trois petites perles, et sur la bélière émaillée en forme de fleurette qui réunit la double chaînette de suspension, sont fixées une émeraude et deux perles.

Hauteur 0,080.

Décrit et publié par J. B. Giraud, Les Arts du Métal, planche XXI.

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221 (Pl. XXII, 134). Pendant de cou en or émaillé. — Travail allemand.

XVI" siècle.

Ce bijou, tout en hauteur, se compose de trois éléments réunis l'un à l'autre par des anneaux. Dans le haut on voit un groupe de trois grandes plumes émaillées de blanc, sur lesquelles sont fixées douze tables de cristal imitant des diamants (deux sont tombées de leurs alvéoles); des volutes émaillées entourent la base de ce bouquet et soutiennent de menues perles percées; plus bas est un cercle inscrivant une croix dont le centre enchâsse une petite émeraude et que surmonte un groupe de cinq plumes noires et blanches; enfin un petit pendant de filigrane, ajouré, orné de perlettes percées, termine le bijou.

Hauteur 0,090.

222 (Pl. XXII, i33). Pendant de cou en or émaillé. — Travail espagnol.

XVIe siècle.

Il est formé d'un aigle de haut- relief, dressé, les ailes éployées, sur un bâton écoté. Les ailes et le corps de l'animal sont ciselés et émaillés, sur la face et sur le revers, de noir, de vert, de bleu et de rouge; une grande partie de ces émaux sont tombés.

Sur la poitrine et les ailes de l'oiseau sont serties symétriquement sept tables de cristal de roche et quatre topazes brûlées, taillées également en tables. Une autre topaze est fixée sur le crâne de l'aigle, que soutiennent deux chaînes d'or émaillé,

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réunies sur une bélière également émaillée à laquelle est fixé un petit pendant composé de trois perles percées.

Hauteur 0,107.

223 (Pl. XXII, i35). Pendant de cou en or émaillé. — Travail espagnol. XVIe siècle.

Ce bijou affecte la forme d'un dauphin, de haut-relief, ciselé, émaillé de vert, blanc et rouge; la queue du poisson est repliée et au-dessous de la gueule est fixé un rubis cabochon. Deux émeraudes taillées en tables décorent chacun des flancs. Une petite perle est fixée à la partie inférieure du pendant que soutiennent deux chaînes de suspension à anneaux plats, accompagnées de deux petites perles percées.

Hauteur o,o56.

224. Pendant de cou en or émaillé. — Travail espagnol. XVIe siècle.

Il se compose d'une licorne de haut-relief, ciselée et émaillée de blanc, les quatre pattes repliées sous le corps. Sur la poitrine de l'animal est enchâssée une pierre fausse, placée sur un paillon rouge et imitant le rubis. Double chaîne de suspension réunie par une bélière émaillée de rouge et de vert.

Hauteur 0,047.

225. Pendant de cou en or émaillé. — Travail espagnol. XVI<> siècle.

Il se compose d'une colombe figurant le Saint-Esprit, représentée de face, les ailes étendues, ciselée et émaillée de blanc sur sa face et sur son revers. Sur la poitrine de l'oiseau sont sertis quatre petits diamants.

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Ce bijou a été, postérieurement, monté pour servir de broche.

Hauteur 0,018. Largeur o,o3i.

226. Médaillon en or émaillé. — Travail espagnol, fin du XVIe siècle.

Au centre de ce bijou, de forme ovale, on aperçoit une image de la Vierge debout sur un croissant. Couronnée, vêtue d'une robe émaillée de rouge et d'un manteau émaillé de bleu, la Vierge est entourée de rayons et placée au centre d'un médaillon quadrilobé émaillé de rouge et de vert, sur lequel sont fixés quatre diamants en tables. De ce médaillon central partent des espèces de rayons émaillés de blanc et de bleu, terminés par dix-neuf perles baroques. Anneau de suspension faisant corps avec la pièce.

Revers émaillé de bleu, de jaune, de vert, de rouge et de noir.

Hauteur 0,077. Largeur 0,065.

227. Médaillon en or émaillé. — Travail allemand. XVIIe siècle.

De forme ovale, il est entouré d'ornements découpés à jour, sorte de feuillages stylisés, émaillés de noir et de blanc. Sur la face, sur un fond d'émail vert translucide, bordé d'or et d'une ligne d'émail bleu, se détache le chiffre G A entrelacé, en lettres capitales romaines, et surmonté d'une couronne fleuronnée.

Le revers du bijou contient, sous une plaque formant couvercle, un portrait de Gustave-Adolphe, roi de Suède, en buste, de trois quarts à droite. Ce portrait est en or repoussé. Sur le

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couvercle, entouré d'une couronne de laurier émaillée de vert, on lit l'inscription suivante, gravée et émaillée de noir, disposée sur cinq lignes : DIE SACH — IST GOTES U(nd)T — NICHT MEIN — DARUM WIRT — ER MEIN BEI — STANT SEIN.

Hauteur o,o35.

228. Enseigne de chapeau en argent doré. — Travail français. Com-

mencement du XVIe siècle.

Dans un cercle filigrané, muni à sa partie supérieure et à sa partie inférieure de deux petits anneaux, sont représentés deux personnages, affrontés et découpés à jour. A droite Hérode, barbu, les cheveux longs, coiffé d'un grand chapeau surmonté d'une couronne fleurdelisée, contemple Hérodiade, qui, vêtue d'un riche costume, les cheveux disposés dans une résille, le front ceint d'une couronne, enfonce un couteau dans l'œil de saint Jean-Baptiste, dont le chef est posé devant elle sur un plateau.

Hauteur o,o5o.

229. Médaillon • peintures sous cristal. — Travail français. XVI» siècle.

Ce médaillon, composé de deux loupes de cristal de roche, affecte la forme d'un œuf, serti dans une monture de corne noire, et muni d'une bélière en argent. Chacune de ses faces offre une peinture sous cristal : d'un côté sont figurés en or et en argent, sur un fond vert, les instruments de la Passion, entourés d'une frise de fleurettes polychromes; de l'autre

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on voit les bustes affrontés de Jésus et de la Vierge, peints sur un fond mordoré et semé d'étoiles d'or. Au-dessus d'eux plane le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe; au-dessous on lit, tracée en or et en lettres capitales, l'inscription : IESUS — MAR(ia). Bordure composée de fleurettes polychromes. Peinture d'une très grande finesse.

Hauteur 0,045. Largeur o,o33.

230. Montre; cristal de roche et cuivre ciselé et doré. — Travail alle-

mand, fin du XVIe siècle.

Cette montre à double boîtier de cristal, taillé à facettes et très bombé, est de forme octogonale. La tranche enchâsse, sur six de ses faces, des tables de cristal de roche. Cadran en cuivre et en argent gravé. Bélière ornée de feuillages. Le mouvement est signé : Henry Gebart, Strasbnrg.

Hauteur 0,057. Largeur o,o33

231. Petite reliure; or émaillé, argent doré et cristal de roche.

Travail anglais. Fin du XVIe siècle.

Déforme oblongue, les deux plats de cette reliure sont réunis par un dos d'argent gravé et doré, monté à charnière. Au centre du dos, sur lequel sont figurés la lyre des araiDiries d'Irlande et un emblème composé de rayons qui percent des nuages, est fixée une rose émaillée de rouge et de blanc (York et Lancastre), munie en son centre d'un anneau formant bélière. Deux autres petites roses, pareillement en or émaillé, surmontées

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d'une couronne fermée, sont fixées au haut et au bas du dos, sur sa tranche.

Les plats, sertis d'argent doré, se composent chacun de trois plaques de cristal de roche, une ovale occupant le centre, les autres rectangulaires sur trois de leurs côtés, échancrées sur leur quatrième côté, de façon à épouser la forme du médaillon central. Dans ces médaillons ovales, sous le cristal, on aperçoit d'un côté une femme assise, à demi nue ; de l'autre un phénix sur un bûcher. Ces sujets sont exécutés en cire colorée. Eous les plaques de cristal est peinte, dorée et argentée, sur l'un des plats, une couronne de feuillages, au naturel, soutenue par des dextrochères, accompagnée de rayons et de nuages. L'autre côté, qui a subi une restauration, n'est orné que de rayons.

Les faces intérieures des plats sont serties d'argent doré. Des bandeaux, ornés d'entrelacs, se croisent au centre des plats, sur le fond de velours vert, pour former deux médaillons ovales, en argent doré également, avec des inscriptions gravées et émaillées, en écriture cursive de la fin du XVI' siècle. D'un côté on lit: « Semper fidelis » ,■ de l'autre: tBenigna manus pictrix».

Le fermoir, en or, se compose d'une herse enchaînée, émaillée de bleu.

Longueur 0,070. Largeur 0,045. Épaisseur 0,014.

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