‹ L'orfèvrerieChapitre 4 sur 34 · ÉTRURIE · texte numérisé non relu

ÉTRURIE

32. (Pl. VIII, 41). Paire de boucles d'oreilles étrusques en or, du genre

de celles que les Italiens appellent batili (valises). — Le décor

est d'un goût exquis et d'une finesse de travail admirable. Un

demi-cylindre, semé de mamelons granulés, de cymbales et de

patères , a sa tranche antérieure couronnée d'une palmette en

filigrane, qu'entoure une bordure dont la tranche est garnie

de perles d'or saillantes. Cette bordure se compose de fils

cordelés et de chapelets. Quelques grains d'or et plusieurs

cupules complètent le décor de la palmette.

Le côté gauche du cylindre, ouvert, n'a pour ornement

qu'une tranche à triple cordelé. Mais le côté droit est fermé au

moyen d'un disque qui, à son tour, est le chef-d'œuvre de

l'orfèvrerie antique. On y voit un fleuron central, cerné de

points clos, d'un chapelet et de torsades.

Les parures de cette forme se trouvent ordinairement en

Étrurie (Fr. Orioli, dei sepolcrali édifiai dell' Etruria média,

Fiesole 1826, tav. di corredo), plus rarement en Grande-Grèce.

Anneau surélevé.

Diamètre, 21 raillim. — Longueur, 21 millim.

ORFÈVRERIE ANTIQUE

Page 1