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ÉTRURIE

35. Paire de fibules étrusques en or. — Le devant de l'arc est ajouré,

façonné en fronde et orné de filigranes. Au sommet, deuxnœuds; sur le devant de la gaîne, un dessin géométrique (deux rectangles de forme oblongue, divisés chacun en quatre triangles, et dans chaque triangle un globule) .

Musée Pourtalès {Cat. de vente, n° 1346).

Hauteur, 21 et 23 millira.

36. Fibule étrusque en or. — L'arc se compose d'un rang de perles,

interrompu par une lentille ou un petit disque. L'ardillon est encore dans sa gaîne.

Musée Pourtalès {Cat. de vente, n° 1347).

Hauteur, 18 millira.

37. Chaton d'une bague d'or en fonte pleine; pièce oblongue, arrondie

à ses deux bouts. — Sujet de la gravure : Deux sphinx femelles, d'ancien style, assis en face l'un de l'autre, les ailes redressées. Entre eux, un ornement formé de deux palmettes superposées. Bordure perlée.

Longueur, 16 millim. — Hauteur, 8 millim.

38. Bague en bronze. — Chaton plat et oblong; sujet gravé : bouquetin

couché à g. et tournant sa tête en arrière.

Hauteur, 21 millim.

GRÈCE

(Pl. VI, 25). Fragment d'une grande coupe d'or en fonte pleine. — Malgré la force de ses parois, cette coupe a été estampée au marteau; ses bords s'évasent légèrement et s'épaississent à mesure qu'ils se rapprochent du tour de l'orifice. Le décor en est très beau et d'une rare originalité. Dans le haut, des arceaux cordelés sont séparés par des graines perlées de faible relief. Une triple frise de glands de chêne (la troisième est presque entièrement perdue) entourait le corps du vase; dans la frise supérieure, ces glands sont très gros et d'un relief énorme ; on voit des pendeloques suspendues dans leurs interstices. Trouvé aux environs de Smyrne.

Cette coupe a dû être consacrée à un dieu, à Jupiter probablement, qui avait pour attribut une couronne de chêne.

Hauteur, 68 millim. — Largeur (mesurée au rebord supérieur), 106 millim.

GRÈCE

40. (Pl. V, i3). Figurine d'or en fonte pleine, représentant un jeune

homme, presque un enfant, debout sur une base ronde et moulurée. Il a les cheveux crépus, le visage souriant, les bras pendants; seul, son bras droit s'avance un peu. On comprend difficilement le geste de ses mains, dont les doigts se replient, tandis que l'index s'allonge. Ce doit être un geste préservatif contre le mauvais œil. La jambe gauche est légèrement en retraite, l'autre supporte le poids du corps.

Les statuettes d'or de cette grandeur sont excessivement rares. Celle-ci, trouvée dans l'île de Rhodes, est une ravissante création de l'époque hellénistique. Dans l'inventaire du temple des Cabires à Thèbes, il est question d'un %çovowç evxovwvâç, éXttà xçovaioç xrt TqiiiftoXov Idrcixôv (Berichte der sàchsischen Gesellschqft der Wissenschaften 1891, p. 2).

Hauteur totale, 4 centim.

41. Figurine d'or en fonte pleine. — Amour panthée. C'est un Amour

enfant, debout, la nébride bachique sur la poitrine, la tête couronnée de lierre, d'un croissant et d'un petit pschent. Il a la main droite à la bouche, comme Harpocrate, et son bras gauche, chargé d'une corne d'abondance, s'accoude sur un cep de vigne. A ses pieds, on voit un chien assis; c'est le chien de chasse de Diane.

Anneau de suspension au revers.

Hauteur, 24 millim.

ao ORFÈVRERIE ANTIQUE

42. (Pl. 5, 22). Pendant d'oreille en or, fonte pleine. — Amour enfant,

nu, les ailes relevées, le manteau en écharpe. L'écharpe laisse à découvert tout le devant du corps et ne cache que les mains et les poignets de l'enfant. Une bélière est soudée sur la tête.

Ces figurines d'or se rencontrent fréquemment, presque toujours avec des attributs. On connaît l'Amour échanson (Antiq. du Bosphore Cimmérien, pl. VII, 9), l'Amour tenant une patère et un balsamaire (Stephani, Compte rendu 1880, pl. I, 11-12), l'Amour portant une houlette de berger ou un masque scénique (Stephani, /. c. 1868, pl. I. 6-9), et bien d'autres motifs du même genre.

Hauteur totale, 19 millim.

43. Amulette en or estampé. — Figurine imberbe, les mains jointes

sous le menton, la poitrine nue, les jambes serrées l'une contre l'autre et prises dans une gaîne d'où les pieds seuls se dégagent. C'est un de ces étuis qui renfermaient une feuille d'or ou d'argent couverte de formules magiques.

Au revers, deux oreillettes. — Chypre.

Hauteur, 32 millim.

44. (Pl. VI, 24). Médaillon central (emblema) d'une patère d'argent, en

bas-relief estampé.

Une femme est couchée à g. sur un lit de repos, dont les pieds sont façonnés en balustres et dont les parois ressemblent

GRÈCE

à un mur d'enceinte en pierres de taille. Son vêtement se compose d'un chiton à manches courtes, serré à la ceinture, et d'un manteau qui retombe de l'épaule g. pour couvrir le bas du corps. Elle a les jambes croisées, les bras et les pieds nus; sa main g. soutient la tête que couronne un petit boisseau; sa main dr. tient un gouvernail.

L'invention du motif est très heureuse, et le moindre détail est rendu avec finesse et goût. La pose, à la fois aisée et majestueuse, de la femme, la beauté de son visage, l'ajustement de sa draperie, rappellent les ouvrages de l'époque hellénistique. Sur le boisseau, on aperçoit un petit disque simulant une pierre précieuse ; un tapis se déploie sur le devant du lit, et derrière le lit un cadran solaire est installé sur un cippe.

La femme représente évidemment une Tyché (Fortune), et le médaillon ayant été trouvé en Egypte, ce doit être la Tyché d'Alexandrie. Le cadran solaire fait allusion à l'école d'astronomie qui florissait dans cette ville depuis le règne des Ptolémées.

Légères traces de dorure sur les balustres du lit.

45. (Pl. V, 16). Anneau d'or en fonte pleine. — Tige simple, très forte, s'amincissant vers ses deux bouts, qui s'introduisent dans des annelets. Chaton ovale, en forme de cône tronqué, bordé, à sa base et à son sommet, d'un gros fil d'or. L'intaille qu'il renferme est un grenat de Syrie et représente une tête d'éphèbe

ORFÈVRERIE ANTIQUE

à g., les cheveux crépus, la chlamyde éphébique sur l'épaule. Dessous, un petit strigile. Le profil de cette tète est très pur et de très beau style. Enfin, dans le cercle décrit par l'anneau se dresse une tête de négrillon en or plein et en ronde bosse, d'un caractère superbe.

L'objet a été rapporté de l'île de Rhodes ou des côtes voisines ; il est sûrement de l'époque des Ptolémées et fabriqué à Alexandrie.

Diamètre total, 29 millim. — Longueur du chaton, 16 millim.

46. (Pl. V, i5). Masque scénique de Satyre en or estampé. — Ce

masque, vraisemblablement un coulant de collier, est de beau style grec (V6 siècle). La barbe du Satyre est en entonnoir, ses sourcils forment des bourrelets, ses prunelles et sa bouche 6ont à jour. Au revers, le masque a pour bordure un cordelé; une feuille d'or lui sert de fond et en fait une espèce de boîte. Au sommet, on a fixé une bélière cannelée et ornée de trois fils en torsade.

Hauteur totale, 36 millim.

47. (Pl. V, 21). Grande tête de bélier en or battu. — Autour du col,

un double cordelé et un rang de grosses perles. Une lamelle d'or, servant d'anneau à suspension, est soudée sur la feuille d'or qui ferme la tranche. Beau style grec.

Longueur, 55 millim. — Hauteur, 34 millim.

GRÈCE

48-49. (Pl. V, 17 et 18). Deux petites têtes de bélier en or battu. — ■ Elles font pendant et ont probablement servi de fermoirs de collier. Une torsade entoure la tranche du col, dont les parois sont percées de deux trous correspondant l'un à l'autre. Les rebords des trous sont en saillie et cernés, eux aussi, d'un cordelé.

Longueur, 21 millim.

50-51. (Pl. V, 19 et 20). Deux petites têtes de lion, d'ancien style grec, en or battu. — Elles ont la gueule ouverte, hérissée de crocs. Bordure cordelée à la tranche du col, dont les parois sont percées de deux trous correspondant l'un à l'autre.

Longueur, 22 millim.

52. (Pl. VII, 34). Diadème figurant un cep de vigne avec ses pampres et ses grappes de raisin. Estampé au marteau sur une feuille d'or très forte, il a été découpé et reciselé avec un goût exquis. Sur les pampres, on distinguait autrefois des traces d'émail vert. Les grappes, au nombre de six, sont les unes en pâte blanche., les autres en pâte verte, et attachées avec des fils d'or. Le cep, qui forme la nervure médiane du diadème , est coupé en deux moitiés égales, qui se rejoignent exactement.

Trouvé en Egypte (ancienne collection Giovanni di Demetrio) et publié par M. Frcehner, Musées de France, pl. 35, i-3. — Catalogue Aless. Castellani, vente de Paris, n. 1 5 1 .

Longueur, 154 millim.

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