LA REFORME DE
SI Les motifs à l'appui de la réforme
En 1929, la Commission s’est aperçue d’une part, que dans l’ardeur suscitée par l'intérêt du sujet, on avait mis en train plus d’affaires qu’il n’était possible d’en entreprendre et, d'autre part, du fait qu'elle ne se réunissait qu’une seule fois par an, n’était pas en mesure de suivre et de diriger le développement de la coopération intellectuelle, ni de faire exécuter ses décisions. L'organisation de la C. I. C. I. en souscommissions amenait une source de complication du travail, car chaque sous-commission se composant de personnalités très compétentes, certes, mais ayant chacune leur idée, il s’ensuivait une inévitable lenteur et dispersion du travail et des efforts.
M. Rocco (Italie) déclare, dans son rapport à la fiérsessioncde, la C: TrC2T-ile-26;juillet "1929, que « l’organisation n’est pas parfaite Son premier « défaut, c’est qu’on a voulu la faire aussi complète « que possible; on a établi un cadre couvrant tout le
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« domaine de la Coopération intellectuelle, Ce cadre « est un peu vide, mais il est prêt ».
A ces défauts s’en ajoute un autre non moins grave, né du fait de la constitution même de lInstitut: le Comité de direction de l’Institut dont la présidence est différente de celle de la C. I. C. IL. et qui ne comprend que des membres de celle-ci, se réunit quatre fois par an. Il représente donc une sorte de Commission restreinte, de coopération intellectuelle; la Commission ne joue qu’un rôle réceptif ét'in a pratiquement aucune initiative; elle se trouve en dehors d’une grosse partie du travail effectué, travail qu’elle ne dirige pas et dont cependant elle est responsable.
Les délégations des divers pays ont été d’accord à l’Assemblée de 1923, sur l’opportunité d’une réforme, d’une révision ayant pour but d'améliorer le fonctionnement et l’organisation de la coopération intellectuelle, Commission et organe exécutif, pour répondre à des aspirations de plus en plus universelles. M. Mistler, délégué français, parlait d’un « examen analogue à la révision qu’on fait subir dans « une usine, à une machine qui a rendu de bons et « loyaux services » 1.