LE DROIT INTERNATIONAL
À l'exception de certaines parties administratives qui ont donné naissance aux différentes Unions internationales (généralement pourvucs de bureaux permanents), comme l'Union postale, l'Union monétaire, l'Union pour la publication des tarifs douaniers, l'Union géodésique, l'Union pour la protection de Ia propriété littéraire et artistique, l'Union des transports internationaux par chemins de fer; à l'exception de certaines conventions relatives aux lois de la guerre, comme les Conventions de Genève et de Saint-Pétersbourg, dont l'adoption n’est même pas universelle, le Droit international n'existe encore qu'à l'état de coutume ct « n'a été jusqu'ici consacré que par des sentences arbitrales dont l'exécution a été volontairement consentie ». Formuler en des textes précis la coutume internationale telle qu'elle a prévalu au cours des temps, telle est l’œuvre généralement entreprise par les juristes qui ont reconnu la tendance des peuples à transformer en lois internationales les règles ordinairement admises par eux. Les Congrès de la Paix ont fait plus. Ils ont énoncé d’une manière concise, mais en termes à la fois rigoureux ct généraux, les règles primordiales du Droit international, les principes qui, selon les Pacifiques, sont les bases nécessaires des droits et des devoirs des peuples.
Ces principes, d'abord contestés au sein même des Congrès, ensuite reconnus comme bases nécessaires du droit futur, ont fini par devenir le fondement de toute la propagande pacifique, fondement universellement adopté, unanimement admis, et aujourd'hui absolument incontesté dans le monde des serviteurs de la paix.
Bluntschli admet lui-même que « les traités cessent d'être obligatoires lorsqu'ils arrivent à être en contradiction avec les droits généraux de l'humanité et avec le Droit international
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