‹ L'Organisation du Crédit en Pologne Son Évolution Depuis la Première StabilisationChapitre 113 sur 214 · Dr G. Schôn, Das Polnische Bankwésen, p · texte numérisé non relu

Dr G. Schôn, Das Polnische Bankwésen, p

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négligeable. Tandis qu'en 1919 ceux-ci constituaient 10.1 % du total des passifs dans les bilans de toutes les banques privées, ce pourcentage ne fut qu’à peine de 0,4% en 1923.

Les banques arrivèrent, cependant, à sauver une grande partie de leurs capitaux propres, en les convertissant, soit en immeubles, soit en participations dans des entreprises. Le moyen le plus efficace et le plus commode pour préserver les ressources des banques devant la dévaluation aurait été leur placement en devises étrangères, mais cette solution leur était | interdite par les prescriptions légales, auxquelles les banques sérieuses ne voulaient généralement pas passer outre.

Les dépôts perdent leur importance, comme base essentielle des opérations de crédit des banques. Par ailleurs, augmente très considérablement le montant des postes : correspondants «Loro » et « Nostro ». Tandis qu’en 1919 le montant des dépôts était de 179.9 millions de z1. et celui des correspondants «Loro» et (Nostro » de 120.0 millions de zl.,ces chiffres subissent un changement très accentué dans le sens inverse à la fin de 1923, passant, notamment à 43.7 millions pour les dépôts et à 133.6 millions pour les comptes « Loro » et « Nostro ». Les pourcentages de ces ressources dans le total des passifs des banques qui étaient à la fin de 1919 respectivement de 44.2 % et de 29.59%. sontalattinde 1993 det 007" etde ns 20

D'une facon générale, les dépôts diminuent non seulement quantitativement mais aussi qualitativement, surtout dans la dernière période de l'inflation. C’est ainsi que les dépôts à terme qui, à la fin de 1919, constituaient encore 11.5 % du total des dépôts, subissent une baisse très considérable. [ls constituent 0.6 % en 19231,

Les opérations actives des banques subissent une modification complète comme le démontrent leurs pourcentages, par rapport au total des bilans à la fin ds 19231.

Nombre des bandqueseer 14 net 88 Éncaisse" CU SEE TRES PASS Total des crédits ...... Le SACS 19-229 Valeurs mobilières et participations. D Correspondants «Loro » et « Nostro» 53.1 % Comptes avec les succursales ...... 3.4 % Effets et autres à encaisser ....... Deus AULTES TITRE DR TIOU NEIR Das OLA ANR LME 100.0 %

1. Dr T. Buczkowski i. H. Nowak, Le développement du crédit dans les années 1918-1928.

Le montant des crédits distribués par les banques est très faible. Celles-ci font toujours davantage des opérations de commission, etc. qui leur fournissent des gains très élevés. Le fait, que la moyenne des crédits accordés par banque, qui fut en 1919 de 2.9 millions de zl., tombe à la fin de 1923 à 0.4 millions de z1., témoigne suffisamment du peu d’importance de l’activité de crédit.

Parmi les différentes catégories de crédits, les crédits d’escompte, les avances sur gage et surtout, les crédits à long terme, gagés sur hypothèques subissent une diminution des plus considérables. Par contre, augmentent d'une manière excessive les crédits en compte-courant.

Notons, que l’échéance des effets à courir se raccourcit toujours, l'effet type devenant celui à 15 jours.

Par ailleurs, étant donné le caractère de leurs ressources, les banques sont amenées àaugmenter,dans une très forte mesure, l’encaisse destinée à parer à toute éventualité.

Les banques s’appuyaient pour leur crédit d’escompte, dans une mesure toujours croissante, sur les crédits de réescompte de l’Institut d'émission. Ceux-ci constituent par rapport au montant total des crédits d’escompte des banques (pour les banques faisant partie de l’Union des banques) : 20 % en 1920, 22 % en 1921, 44% en 1922 et 47 % en19952

Le caractère des opérations actives des banques par actions subit aussi une profonde modification, tenant aussi bien aux nouvelles conditions de la vie économique du pays qu’à l'inflation.

Les banques ont joué, immédiatement après le recouvrement de l'indépendance un grand et utile rôle dans la nationalisation de l’industrie et dans la mise en mouvement detoute la vie économique. Le problème de la nationalisation des différentes entreprises et de l’activité d'émission des banques dans ce but fut d’une grande importance, surtout dans les anciennes parties autrichienne et allemande, où l'influence des capitaux étrangers dans la vie économique étaittrès prononcée,

Les nouvelles conditions de la vie économique et politique du pays et la tendance qui se maintint dans tous les pays après la guerre de s’émanciper de l'influence économique de l'étranger, ont fait naître un grand nombre d'industries nouvelles et ont développé celles qui existaient antérieurement. La nécessité économiquedeces créations, était, cependant souvent bien douteuse.

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