Sans les crédits basés sur les placements du Trésor
Les tableaux ci-après nous donnent une idée de limportance respective des différentes catégories des crédits :
En millions de zl. (données à la fin de l’année).
OP RES | 1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 Total des crédits de la IE PORN ner 0 mer drb 161.2 303.5 TE ou | 670.2 945.6 |1.058.4 |1.161.3 Crédits à court terme de la | section «commerciale » .. 82.3 122.6 156.7 220.3 282.3 326-700 0317 | Crédi's à long terme par ÉMISAONL ET RAR TER eme 67.0 | 165.0 206.1 391.3 583.8 663.0 735.4 Crédits à long te me en espèces (section « commer- | CAN EE Ne ne: He) 1549 14.3 58.6 F5 68.7 108.8 | Total des ‘rédits à long L'OMÉ PSE TE ra 2 7e ETS 00 220 .4 449.9 663.3 Te 844.2 Rapport des crédits à long terme au total des crédits :
(ER ER RTL 48.8 0%1r509 60/58 500716720717 DENT ECO TC T7 | Rap ort descrédits par émis- | | sion au total des crédits | (OMR) SE eee re ne LIRE) DA PAR ED AS OO RSS NOIR RO à 63232892
Les données du tableau suivant indiquent le rapport respectif des deux catégories des crédits à long terme en pourcentages.
Crédits à long terme par émission par rapport au total des crédits à long OO ANS root e le 84,900 1200018098 "D 200188700000 TAC OE GRO AIRE TIC
Crédits à long terme en espèces par rapport au total | | des crédits à long terme CEROART SE NP ISe 15 AMIS |MI0 "RCA ON 00 MER O TROT RD AOC
Les crédits à long terme en espèces marquèrent un fort progrès en 1927. Leur développement est ensuite beaucoup plus lent (en dehors de l’année 1930 où ils marquent une augmentation considérable).
La situation anormale du marché financier polonais n’a pas permis à la Banque de l’économie nationale de développer son émission d’une facon satisfaisante pendant les premières années de son existence. L'absence presque totale de capitaux privés rechorchant les placements à revenu fixe rendait impossible le commencement d’une importante émission de titres à long terme.
Bien que les conditions de placement des titres de la Banque de l’économic nationale fussent en 1927 beaucoup plus favorables que dans les années précédentes, aussi bien sur le marché national qu'à l'étranger, elles étaient cependant encore très éloignés des conditions normales. Soulignons un phénomène intéressant en ce qui concerne le développement du crédit à long terme en Pologne, en général, et de ceux de la Banque de l’économie nationale, en particulier, Contrairement aux prévisions d’après lesquelles, la renaissance du marché du crédit à long terme en Pologne devait, comme en Allemagne, en Autriche et en Hongrie, se réaliser : avant tout par la voie d’afflux de capitaux étrangers, les émissions de la banque se sont accrues Jusqu’aujourd’hui essentiellement pour le compte du marché national.
La demande de titres cut lieu sur ce dernier, surtout de la part des établissements d'épargne (P. K. O.) des sociétés d'assurances sociales, des banques (surtout de la Banque de Pologne) et du Trésor. Par contre, la demande de titres à long terme de la part des larges masses de la population qui ètaient les principaux acquéreurs de ces titres avant la guerre, cst re.tée insignifiante, aussi bien en 1927 que dans les années suivantes.
Le placement de titres sur les marchés étrangers est tou- Jours assez peu important. Un certain intérêt s’y est révélé cependant pour les titres de la Banque de l’économie nationale en 1927. Toutefois, cette dernière s’est abstenue à ce moment d’écouler ses titres à l'étranger, étant donné les pourparlers au sujet de l'emprunt de stabilisation qui avaient alors lieu. |
En 1928 et en 1929, le placement de titres à l'extérieur fut rendu beaucoup plus difficile, surtout à partir de la seconde moitié de 1928, par suite de la situation tendue sur le marché financier de New-York.
La plus grande partie des titres écoulés à l’étranger furent des obligations communales émises pour financer des travaux d'investissement dans plusieurs villes et exécutés par la maison Ulen et Cie. La transaction qui fut réalisée vers la fin de 1924 consistait en ceci, qu'un paquet d'obligations « communales » émises par la Banque (9.714 mille s) fut déposé à la The Chase National Bank of the City à New-York. Au fur et à mesure de la remise par la Maison Ulen des factures pour les travaux exécutés, un montant correspondant d’obligations devait lui être délivré. Le montant des obligations placées à l’étranger en dehors de celles mentionnées, fut en 1927 d'environ 18 millions de zl., en 1928 d'environ 17. 4 millions de zl. et on 1930 de 25 millions de fr. français.
Etudions maintenant plus en détail le développement des différentes catégories des prêts à long terme de la banque.
a) Prêts en lettres de gage. — Le tableau suivant nous fait entrevoir le rôle que jcuent les prêts en lettres de gage par rapport au total des crédits à long terme par émission de titres.
Elai du total des prèts en lelires de gage ociroyés par la B. E. N. à la fin de chaque année
Crédits en lettres
de gage (en
millions de zl.) 1.9 13.0 59.7 91.0 132.7 187.0 Crédits en lettres
de gage par
rapport au to-
tal de l’émis-
sion propre (en
94) aolslate la siotetr 175 A 77 GS 17! LA 16.5 A 21.0 %, 26.5 %
Parmi les prêts accordés en lettres de gage, il faut distinguer entre ceux accordés sur hypothèques grevant des propriétés foncières et des immeubles urbains, et ceux accordés pour la consolidation des crédits en espèces fournis antérieurement pour la construction de nouvelles maisons d’habitation.
Ces derniers furent introduits uniquement à partir du mois de mai 1928, en vertu de l’ordonnance du Président de la République, et de l’ordonnance exécutoire du ministre des
Finances, ayant trait à l'extension des villes. Le montant des crédits pour les buts de construction à soumettre à la consoildation s'élevait au commencement de l’activité de la Banque à 180 millions de zl1.
Le mécanisme du fonctionnement de ces prêts est le suivant':
Les clients remboursent à la Banque les crédits en espèces antérieurement obtenus, sur le produit des prêtshypothécaires de consolidation. Ces derniers sont accordés en lettres de gage 7 % (jusqu’à concurrence de 50 % de la valeur de l'immeuble) et en obligations 8 % pour le but de construction (de 50 % à 80 %, de la valeur de l’immeuble).
Les titres en question sont achetés, à leur valeur nominale par le Fonds d'Etat pour l'extension des villes, institué sur la base des ordonnances ci-dessus. Ce Fonds assure également le service d’une partie des intérêts, au cours de la période d'amortissement. La fraction des intérêts prise en charge par lui est de 3% sur les lettres de gage et de 4 % sur les obligations pour le but de construction. Nous voyons donc que les prêts en question sont d’une grande utilité pour les emprunteurs. En effet, tout en ne subissant aucune augmentation en capital, leurs dettes profitent en même temps d’un dégrèvement très considérable, en ce qui concerne les intérêts payés.
Les mêmes prêts sont accordés pour la consolidation des prêts pour le but de construction des autres institutions financières d'Etat et « communales » qui les accordaient antérieurement (Caisse postale d'épargne, Banque du bâtiment, ancien Etablissement de crédit des villes de la Petite Pologne, Banque « communale » polonaise? ;
Pour tous ces établissements les prêts de consolidation présentent l’énorme avantage de libérer leurs fonds immobilisés dans ces opérations.
La tendance de la politique de la Banque à l'égard des
deux catégories de prêts en lettres de gage est tout à fait
différente.
D’accord avec les principes directeurs du programme économique de la Banque, celle-ci restreint toujours davantage le
1. Rapport annuel de la Banque de l’économie nationale pour 1928. Les prêts en espèces en question provenaient principalement des placements du Trésor. 2. Rapport de la B. E. N. pour 1928.
crédit hypothécaire sur les biens fonciers et les immeubles urbains, à partir de la seconde moitié de 1927. Elle réserve ses possibilités d'émission aux crédits, destinés à satisfaire les autres besoins et surtout ceux des administrations autonomes.
La Banque veut, que les particuliers cherchent la satisfaction de leurs besoins, plutôt dans les institutions financières privées.
En agissant ainsi, la Banque a encore en vue les nécessités des institutions privées de crédit à long terme dont le développement est de l'intérêt économique de tout le pays. Une extension trop forte des prêts en lettres de gage de la Banque de l’économie nationale pourrait constituer une con. currence indésirable pour ces dernières?.
C’est ainsi que les nouveaux prêts consentis sur l’hypothèque grevant des propriétés foncières et des immeubles urbains subissent une diminution constante et très importante. Leur montant fut de 47 millions de zl. en 1927, de 31 millions en 1928, de 7 millions en 1929 et de 11.6 millions en 1930. (Le montant de ceux effectivement réalisés fut en 1929 de : 8,6 millions dezl. et en 1930 : de 6.0 millions dezl
Les prêts hypothécaires en lettres de gage accordés par la Banque de l’économie nationale sur les propriétés foncières. sont, conformément à la délimitation des compétences des institutions financières d'Etat, accordés uniquement aux grandes propriétés foncières d’une superficie de 180 ha, au minimum, la Banque agricole d'Etat finançant les besoins des exploitations agricoles de superficie moindre.
Les prêts en lettres de gage à la propriété foncière, nouvellement réalisés, subissent l’évolution suivante. (Voirle tableau page suiv.5) :
Le montant de ces prêts, qui fut très considérable en 1998, subit une décroissance continue dans les années suivantes, non seulement en chiffres absolus, mais aussi en chiffres relatifs, par rapport au total des prêts à long terme consentis par la Banque de l’économie nationale au cours de l’exer-
1. Il ne s’agit pas ici de prêts hypothécaires en lettres de gage de consolidation.
2. Rapport annuel de la paques de l’économie nationale pour 1927, p. 22. n effet, les établissements privés à long terme n'arrivent à satisfaire qu’une Eiïble partie des demandes.