Données de l’Union des banques
de banque) étaient à la fin de 1930 d'environ 337 millions BETA
L'augmentation très importante du montant des capitaux de la Banque a pour celle-ci une double importance: en premier lieu, le rapport entre les capitaux propres d’une part, et la somme totale du bilan d'autre part, est devenu plus rationnel; en second lieu, il en résulte pour la Banque une base beaucoup plus large et plus solide pour ses opérations de crédit à long terme.
Il est fort probable que le capital social de la Banque sera encore augmenté, 1l est même question d’une augmentation assez forte qui porterait ce capital à 300 millions de zl. La B. E. N. pourra alors compter parmi les institutions financières les plus importantes de l'Europe.
Ce sont précisément de telles institutions d'envergure mternationale qui manquaient à la Pologne en dehors, évidemment, de la Banque de Pologne. Mais cette dernière, en sa qualité de Banque d’émission, n’est pas toujours qualifiée pour prendre l'initiative dans les différentes questions financières qui peuvent se présenter. La B. E. N. au contraire, travaille comme, une banque ordinaire; elle a ainsi liberté d'intervenir dans les différents problèmes intéressant les relations entre Île marché financier international et le marché polonais. D'ailleurs, l'existence d’une institution financière puissante contribuera aussi à l'augmentation du prestige de la Pologne sur le marché financier international; elle facilitera le placement des émissions de la Banque sur les marchés ‘étrangers et provoquera un afflux de capitaux dans le pays.
A l'heure actuelle, le capital social provient exclusivement des apports de l'Etat. Il est intéressant de remarquer qu'on projette de faire les nouvelles augmentations principalement par des apports des administrations autonomes. C'est ainsi que la B. E. N., conformément à ses statuts, deviendra la Banque de l'Etat et des administrations autonomes.
En dehors de la responsabilité qui découle de son apport dans le capital social dela Banque, le Trésor Public a assume une responsabilité statutaire supplémentaire à titre de garantie des titres émis par la Banque. Celle-ci est illimitée pour les lettres de gage; elle est de 500 millions de zl.-or de l’ancienne parité (860 millions de zl. parité actuelle) pour les obliga-
1. Données de l’Inspectorat bancaire au ministère des Finances,
tions «communales» de 20 millions de zl. (anc. parité) pour les obligations de chemins de fer et de 100 millions de zl.-or (anc. parité) pour les obligations bancaires. Le Trésor supporte également une responsabilité supplémentaire de 20 millions de zl.-or (anc. parité) pour les dépôts d'épargne.
B) Capitaux empruntés. — Les capitaux empruntés, aux mains de la Banque, ont subi pendant les quelques années de son existence une progression tout à fait remarquable, c’est cela aussi qui lui à permis d’accroître considérablement son activité de crédit. D’après leur provenance, les ressources de la Banque doivent être partagées en deux catégories : les placements du Trésor et les dépôts et soldes créditeurs. Le tableau ci-dessous nous donne une idée de leur croissancet.
(en millions de zlotys)
Place- Total des| Place- |Dépôts el|ments du Date | dépôts etIments du| soldes | Trésor place- Trésor |créditeurs| par rap.
| ments | public | | au total | len pourc.
| < SAPAÉCEMPPO MIA PER ERA 69.5 DRE: 67.2 BE | = DODO RENE CE PTE |, 251.0 TOP 7 ES) 71:40 > LOS OMAN ET | 468 .1 SUAU | 151.0 (Ghz an C7 | == IT EEE DE be DA OI 6 | 603,5 373.2 | 2902 RIROIE SM | | | Fe 1926 MEANS | 713.3 | 888.0 | 325.8 [54.410 | ne SPORE TEE | 672.2 417.2 DEA VEINO EAU — ETAT TRE A 752.3 509.2 | 243.1" |167.7 % | | |
Parmi les chiffres du tableau précédent, il faut faire une place spéciale aux placements du Trésor. Alors que, au début de son fonctionnement, les placements du Trésor servaient en grande partie au renforcement des fonds de roul ement de la Banque, ils sont employés ensuite à des prêts ayant une destination fixée d'avance et faits pour le compte
1, Rapport annuel de la Banque pour 1930.
du Trésor, presque en exclusivité, sous forme de crédits à long terme en espèces. La Banque a ainsi uniquement la gérance de ces fonds.
D'une façon générale, les placements du Trésor se sont accrus très considérablement depuis 1924. Leur montant avait beaucoup augmenté en 1925, celui-ci ayant destiné cette année-là des sommes très importantes à l’assainissement des banques privées. Le chiffre de ces placements s'accroît continuellement, bien que l'allure de cet accroissement subisse un ralentissement en 1929. Cela s’accorde d’ailleurs avec toute la politique économique du Trésor en 1929, qui limita les prêts pour l’industrie du bâtiment et les autres investissements.
Le pourcentage des placements du Trésor reste très élevé par rapport au total des dépôts et des placements. bien qu’une baisse se fasse voir jusqu'en 1928.
Seuls, les dépôts restent à la libre disposition de la Banque. Ils marquent une très forte augmentation jusqu’à la fin de 1927. Ce progrès se ralentit considérablement vers la fin de 1928 et le montant en diminue même fortement dans les années suivantes.
Le ralentissement de 1928 est dû en grande partie au retrait des dépôts des particuliers. Il faut en chercher la cause dans la grande pénurie de numéraire qui se fait sentir sur le marché de l’argent et qui est déterminé, dans une large mesure, par le grand essor qui s’est fait observer dans de nombreuses branches de la production.
Par contre, la diminution du montant des dépôts à partir de 1929 est due, d’une part, au transport par la comptabilité de la Banque d’une partie des dépôts sous la rubrique des placements, d'autre part, et surtout, au retrait des dépôts par différentes personnes de droit public, dû à l’affaiblissement de leur situation financière, par suite de la crise.
L'évolution des dépôts des institutions publiques fut la
suivante :
31 décembre 1925 ........ TRE 20.7 millions de z1, A déc cran el Ab MM ii 94.9 ee
ST IN CUT AMOR MONO ERSERRES 134.8 Us Sdleconbre LOS RSS eue 208.7 É
31 décembre 1929 ..... FPE 145.6
31 décembre 1930 ....:..:......... 70 x