‹ L'Organisation du Crédit en Pologne Son Évolution Depuis la Première StabilisationChapitre 97 sur 214 · LOSC RUE RENE 2 CAT. AI · texte numérisé non relu

LOSC RUE RENE 2 CAT. AI

Nous voyons que les moyennes des dépôts par livret d'épargne augmentent continuellement, si on ne tient pas compte de l’année 1929, où un certain revirement s’est produit. Celui-ci s'explique par laccroissement trop rapide du nombre des détenteurs de livrets d'épargne, accroissement beaucoup plus considérable que celui du montant total des dépôts. |

Les pourcentages d’accroissement de ces derniers par rapport à l’année précédente sont respectivement :

Accroissement de la Accroissement du somme totale des nombre total des dépôts ordinaires livrets d'épargne

par rapport à l’année précédente en %

109 Vo 49 %o 39 Fo 61 % %e

45 % Go

57 % Yo

1. Les remboursements dans les bureaux de poste sont en pratique également illimités, étant donné qu'entre le moment de la demande d’un remboursement 1e “ = pe supérieur à 100 zl. et le moment de son paiement par le bureau de poste ne s'écoulent généralement pas plus de 3 jours.

Ce dont, en tout cas, on ne saurait douter, c’est la vive impulsion donnée depuis 1927 aux dépôts placés à la P. K30:

Un autre fait qu'il faut mettre en évidence et qui caractérise aussi bien les opérations sur les dépôts d'épargne que Îles opérations par chèques postaux, c’est la faible importance générale des opérations individuelles. L'analyse détaillée des paiements et des remboursements faits par la Caisse pendant neuf jours du mois d'octobre 1926 a démontré que 69. 2 % des paiements et 74. 3 % des remboursements portent sur des sommes ne dépassant même pas 100 z1.,

8) Dépôts à prime.— Un genre de dépôts très imtéressant, pour le développement de l'esprit d'épargne, ce sont les dépôts à prime introduits au début de 1926. Les conditions primitives de ces dépôts ont été modifiées en 1929 lors de l'émission de la deuxième série de livrets d'épargne à prime. On a pris alors en considération la baisse générale du taux d'intérêt survenue à cette époque. Le mécanisme de ces dépôts consiste en ceci : La P. K. O. paie après dix ans un capital de 1.000 z1. à quiconque versera pendant cette période des mensualités soit de 7 zl. pour les livrets de la première série, soit de 8 zl. pour ceux de la deuxième série. Un attrait spécial est donné à ce genre d'épargne par l'institution des primes par voie de tirage au sort d’un certain nombre des livrets. Le nombre des primes qui était de trois par an pour 1. 000 livrets de la première série, fut doublé pour la deuxième. Aux gagnants est remboursée la somme entière de 1.000 z1., sans qu’il soit tenu compte de la somme déjà payée. Ce genre d'épargne a obtenu un grand succès parmi la jeunesse, qui possède 27 % de la totalité de ces livrets en 1927, 30 % en 1928, 33 % en 1929 et 35 % en 1930. Il marque un développement continu et très vif qui s’exprime aussi bien par l'accroissement du nombre des détenteurs des livrets à prime que par l’augmentation du montant de ces dépôts, comme le démontre le tableau suivant. |

Le progrès est, on le voit, notable, aussi bien en ce qui concerne le nombre des livrets que le montant total de ces dépôts; on observe cependant un certain ralentissement du rythme d’accroissement dans les deux dernières années, dû en partie à la crise générale et en partie à ce que les pourcentages d’accroissement étaient évidemment beaucoup

Augmentation en % Es à Montant des | bar rapport à l’année ombre des | qépôts à De) précédente

Date! livrets d’épar-| me en mil |

« . } gne à prime liers de zl. |; du nombre | du montant

jdes livrets | des dépôts

| | SRASCMOPE RENE 6.835 220 = = S1MdéC AL 707 17.363 882 156 % 301 oUlecalI28 Er 36.701 2.445 111 % YN SIMAÉC RAID IE 48.863 | 4.612 33 89 aledec MIS 0er | 57.655 7.072 18 % 53 %

plus forts dans les premières années, lorsque le mouvement a pris son élan.

La Caisse postale d'Epargne a mobilisé encore d’autres genres d'épargne destinés ceux-là à faire renaître la confiance envers l'institution d'épargne, confiance qui a été fortement ébranlée par la première et la deuxième inflation et par la dévalorisation des dépôts que ces inflations ont provoquée.

Il faut distinguer parmi ces dépôts deux catégories qui se différencient par les conditions de leur réception. Ce sont :

1° Les dépôts en zlotys-or de la population habitant le pays

20 Les dépôts en zlotys-or des émigrants.

Les premiers furent introduits en 1926 et sont recevables uniquement aux guichets du siège social ou de ses succursales provinciales, contrairement à ce qui se passe dans les autres cas et même dans celui des assurances populaires. La durée de leur terme est d’au moins 6 mois. L'apport minimum est de 100 z1.-or lorsqu'il est fait en or ou en monnaie étrangère et d'au moins 10.000 zl.-or lorsqu'il est fait en zl. courants. On voit par là que ces dépôts ne sont pas destinés aux petits épargnants, mais seulement aux personnes plus aisées qui, n'ayant pas confiance en la monnaie nationale, exportaient leurs capitaux. La stabilisation de la monnaie a empêché ces dépôts de prendre un développement considérable. Leur importance relative n’est pas grande. Le tableau suivant nous montre le nombre de ces'comptes d'épargne et leurs montants

correspondants!.

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