CHAPITRE I
Facullés el ècoles de médecine militaire.
Facultés de médecine. — L'enseignement de la mêdecine en Allemagne est donné dans vingt Facultés faisant partie du même nombre d’Universités, qui se composent toutes d’une Faculté de droit, de philosophie, de théologie et de médecine, et qui siègent à Berlin, Bonn, Breslau, Erlangen, Fribourg, Giessen, Gœllingue, Greifswald, Halle, Heidelberg, Jèna, Kiel, Kænigsberg, Leipzig, Marbourg, Munich, Rostock, Strasbourg, Tubingue et Würzbourg.
L’existence des Facultés de médecine est liée d’une façon si intime à celle de l’Université, de l’alma mater dans sa totalité, qu’il nous paraît indispensable de cm mencer par dire quelques mots de celle-ci.
Quoique surveillées par le ministère de linstruction publique de l’État particulier auquel elles appartiennent, les Universités allemandes jouissent toutes d’une grande indépendance. Possèdant des revenus, une législation,
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une juridiction propres, elles forment de petites républiques administrées par leur Recteur, rector magnificus, assisté du Sénat et du Plenum.
Le Sénat se compose généralement du Recteur, du Prorecteur, du juge universitaire, syndicus, des Doyens et d’un professeur titulaire par Faculté; cependant sa composition est un peu différenté dans un certain nombre d’Universités.
Le Plenum, qui se confond quelquefois avec le Sénat et qui n’existe pas partout, est la réunion de tous les professeurs titulaires, dans quelques Universités des professeurs titulaires et agrègés.
La Facullé se compose de la totalité de son personnel enseignant et de ses étudiants. Elle est représentée par ses professeurs titulaires, ayant à leur tête un Doyen, Dekan, rééligible tous les ans ou même tous les six mois dans certaines Universités, tandis que dans d’autres le dèécanat échoit à tous les professeurs titulaires à tour de rôle et suivant leur rang d’anciennetè.
Les Facultés jouissent d’une libertè d’enseigner com— plète et dressent elles-même le plan de leur enseignement.
Elles font subir les examens et confèrent le titre de docteur au nom de l’Université.
Lorsque l’une de leurs chaires vient à perdre son titulaire, ce sont elles qui choisissent un successeur et le proposent au gouvernement.
Les institutions à créer ou à perfectionner émanent èvalement de leur libre initiative. Elles disposent, à cet eftet, de fonds généralement considérables, car, malgré lau-
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tonomie qui leur est accordée, malgré leur nombre, les Universitès allemandes sont largement subventionnées par les gouvernements, dont la munificence vis-à-vis de certaines d’entre elles paraît presque illimitée.
Écoles de médecine militaire. — Ge sont la Medicinisch-chirurgische Akademie, fondée en 1811, et le Medicinisch-chirurgisches Friedrich-Wülhelins-[nstilut, existant depuis 1795 et connu généralement sous le nom de Pépinière.
Les deux institutions ont leur siège à Berlin et sont placèes sous la surveillance du Generalstabsarzt, qui est le chef du service de santé militaire en Prusse.
Les élèves suivent une partie des cours de la Faculté et un enseignement spécial fait par des médecins militaires.
Leur nombre varie entre deux et trois cents.
Leurs études sont gratuites. De plus, l'Akademie accorde à ses élèves une somme annuelle de 180 marks, 225 francs, tandis que la Pépinière leur fournit le logement, chauffage et éclairage, et 30 marks, 37 fr. 50, par mois.
Pour les élèves des deux institutions, la durée des études est de quatre ans, après lesquels ils doivent passer leur examen probatoire, pour être enrégimentés ensuite.