CONCLUSIONS
Encore qu'il soit bien téméraire de prétendre tirer un enseignement de l’exposé de faits aussi complexes que ceux que nous avons relatés, nous croyons toutefois pouvoir dégager de ceux-ci certaines conclusions générales :
1) Peut-être inutilement compliquée par le fédéralisme administratif, l’organisation vétérinaire de l'Allemagne apparaît solidement assurée et se trouve ainsi en état de satisfaire aux besoins sanitaires, hygiéniques et économiques d’un grand pays.
2) Les pouvoirs publics ont reconnu la valeur scientifique et la haute portée économique de la médecine vétérinaire. Ils ont donné à son enseignement l'appui financier indispensable à son développement et octroyé à ses représentants dans les services publics la considération et les avantages matériels, que légitiment leur culture scientifique et l’importance effective
de leur mission.
3) ‘Le protocole universitaire consacre à juste titre l'égalité scientifique de la médecine vétérinaire et de la médecine humaine.
4) L'initiative corporative est remarquablement agissante. Si certaines de ses réalisations peuvent paraître trop rigoureuses, les résultats d'ensemble marquent un accroissement continu du prestige professionnel, que justifie une volonté commune de maintenir