‹ L'orgie latineChapitre 47 sur 74 · LA NYMPHE GELÉE · texte numérisé non relu

LA NYMPHE GELÉE

;\ g wj r/ft g au bord de Veau glacée, cherche, des yeux, la nymphe du printemps.

La nymphe du printemps , au creux de la fontaine , qui, d'un bruissement clair, égayait les roseaux dans la neige s'est tue. Où sont-ils les oiseaux dont V ombreuse vallée , hier encore , était pleine ?

Entraînant avec toi les chants de la forêt pour nous laisser la bise, ô nymphe , es-tu partie ? De la fleur d'Aphrodite, en ta robe blottie, à présent voudrais-tu me cacher le secret?

Ici de n'ouïr plus ta chanson si câline, les arbres semblent morts, — et de ne pas te voir , de ne plus admirer, penchés sur ton miroir ,

tes yeux bleus reflétés dans l'onde cristalline.

INTERLUDE

Moi , le faune amoureux qui guettais ta beauté sous V implacable gel je cherche ton visage.

Nest-ce point toi qui dors? N’est-ce pas ton image,, ton ombre qu'aperçoit le Sylvain attristé ?

O Pan, Père Puissant Aux Sèves Éternelles ,

Tu la réveilleras pour des printemps pareils au printemps disparu ? Dès les premiers soleils , je te sacrifierai deux jeunes tourterelles .

Sous la blanche paroi figée entre tes bords, écoute ma syrynx célébrant nos ivresses, ô nymphe , et maudissant les jalouses déesses qui , d'infrangible glace , emprisonnent ton corps „

Al.

Dans l'atrium de son palais , couchée sur des coussins de pourpre et vêtue d’une robe d’Asie, couleur de flamme , où de chimériques oiseaux volent entre les branches d'arbres d’argent , d'or et d’antimoine , LUXURIA langoureuse, les yeux peints d’ocre et de bleu , la tête co iffée d’une tiare d'qr , où sont serties des gemmes d’argent , les cheveux sablés de poudre de lapis, parle à son esclave favorite , Lagella, et lui donne des ordres.

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