XXXVI PREFACE
ans, on aurait en vain cherché dans Paris deux virtuoses connaissant la fugue en si mineur? A côté du consciencieux Boëly, de Saint-Germain-l'Auxerrois, je ne vois personne; les compositions publiées témoignent de Tidéal de l'époque, idéal sans nom.
Un jour de dégoût , quelques « jeunes », plus curieux que leurs aînés, se mirent à feuilleter les cahiers poussiéreux du grand Sébastien; cela leur parut un peu aride, mais cependant intéressant, au moins comme exécution. On y apprenait quelque chose ! Et bientôt ils furent étrangement surpris, en travaillant leurs doigts, de sentir leur cœur atteint. Et quand, prenant goût à l'aventure, ils parcoururent le livre des Chorals, et quand ils arrivèrent aux Cantates. . . !
Je n'oublierai jamais, alors que je dirigeais la Concordia, les heures consacrées à faire travailler et exécuter cette admirable série d'œuvres lyriques que nous avons couronnée par la Passion suivant saint Matthieu, au Conservatoire. . .