‹ L'orgue de Jean-Sébastien BachChapitre 5 sur 61 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

italien; la forme symphonique lui fut révélée par les « Suites» que jouait l'orchestre français de Zell, lequel l'intéressait beaucoup ; mais la grande impression de sa jeunesse, ce fut Buxtehude. C'est de lui qu'il reçut l'antique et pure tradition allemande.

Le jour où le vieux Reinken entendra Bach, à Hambourg, commenter pendant plus d'une demi-heure le choral An Wasserflùssen Babylons : « Je croyais ce grand art mort depuis longtemps chez nous, s'écrierat-il en l'embrassant, et le voilà grâce à vous plus vivant que jamais ! »

Cette tradition, il la confiera plus tard à ses deux fils aînés, Wilhelm-Friedemann et Philippe -Emmanuel, deux musiciens dont chacun sait la valeur, et à toute une pléiade de brillants élèves :

Johannes Caspar Vogler, virtuose que Matteson trouvait plus habile que Bach lui-même; organiste à Weimar. On a gravé de lui des préludes en forme de

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