K Petit » Nasard, de 2 p
12. Tierce, de 3 p. 1/2, sonnant donc la tierce du prestant, appelée aussi « grosse tierce » ou même a double tierce », pour la distinguer de celle du positif. Déjà en usage au premier quart du xvi* siècle, puisque ce jeu entre dans la composition du cornet.
i3. Larigot, d'i p. 1/2. Ce nom est une corruption du terme an^o^ (de l'italien arigo) signifiant un fifre aigu, précédé de l'article/.
14. Fourniture^ d'i p., en étain ; plusieurs rangs (au moins quatre) sur chaque marche, avec reprises d'octave en octave. On a vu précédemment son origine et son développement au moyen âge.
i5. Cj'tnbale « à 3 pouces d'étain », complément du précédent ; plusieurs'rangs ; reprises de quinte et quarte. On a distingué la « grosse cymbale » du grand orgue de la « petite cymbale » du positif, qui peut n'avoir que deux rangs.
1. Je me sers d'ailleurs avec avantage des détails donnés par le savant religieux, et qui représentent, avec les progrès de la facture d'orgue jusque vers i63o, la tradition des orgues du xvie siècle.
2. Dès les années i56o à i58o, et même avant, les orgues espagnoles avaient toute une variété de Jlautado^ jeu ouvert de 16, de 8, de 4, de 2 pieds ; des violes, des dulcianas. L'orgue de l'Escorial vers iSyo, avait un pédalier aux jeux déjà importants : sonorités correspondant aux flûtes de 8 et 16 {flautado menor, Jlautado vxayor), au bourdon de 16 {bordôn), une octava (4 p.), plein-jeu^ trompette et clairon, orlo (qui est une sorte de cromorne).
3. C'est déjà au début du siècle que la facture allemande employait le gemshorn, le schweigel, les rausspfeiffen, et des jeux de pédale séparée, pour lesquels Schlick, en i5ii, dispose d'un Principal, une Octave, une Trompette, un Trombone (Posaune) et une « rausspfeiffe ». Cent ans après, Praetorius cite une douzaine de variétés Je flûtes et de bourdons.
4. Ce n'est donc pas parce que ce jeu « imite une voix nasillarde» (!), comme disent nos dictionnaires classiques, qu'il a ce nom. « Nazard » est donc une forme française du flamand « nassat ».
i6. Cornet, de cinq tuyaux par « marche », que beaucoup d'orgues n'ont pas encore vers le milieu du xvii' siècle ; on y supplée par des mélanges que nous indiquerons plus loin. Ce jeu, comme les suivants, ne comprend habituellement que le dessus et commence au milieu du clavier.
Les jeux d'anche :
17. Voix humaine^ régale ou chalumeau^ le jeu primitif de l'orgue.
18. Tî^ompette, d'étain, sonnant 8 pieds. La sacqueboute. trombone ou posaune, citée plus haut à deux reprises, ne reparaît plus dans l'orgue français, je pense que c'est tout simplement la basse-trompette, puisque la vraie trompette n'avait qu'un dessus.