‹ L'Orient musulman (volume 2)Chapitre 7 sur 39 · IV. — CÉRAMIQUE DITE DE RAQQA · texte numérisé non relu

IV. — CÉRAMIQUE DITE DE RAQQA

C’est une ville de Mésopotamie, sur l'Euphrate, dans les ruines de laquelle toutes les céramiques de cette espèce ont été trouvées. Mais sauf notre grand vase à émail bleu turquoise uni, qui n’est qu’un dérivé des grandes poteries antiques iraniennes de la Susiane, et qui peut être des premiers temps de l’hégire, nos autres poteries sont vraisemblablement postérieures à l'époque où Haroun er Rachid avait rendu Raqqa fameuse par ses séjours, et pas antérieures au xic siècle.

Il manque à notre collection ces grands vases à inscriptions coufiques karamatiques, en relief, si nobles et grandioses d’effet.

Celles qui sont lustrées le sont par un brun manganèse très caractéristique avec bandes de bleu clair. Le décor est mou et lâché, le décor épigraphique manque de fermeté.

Quand le personnage apparaît, il est souvent, comme dans notre coupe, très parent de ceux des céramiques de Rhagès, xiie-xme siècles.

Mais les caractères techniques sont toujours de terre blanche, à parois épaisses et lourdes, la couverte est très vitreuse, et de grosses gouttes transparentes sont fréquemment figées au bas des pièces.

5/. Vase (grand) de faïence bleu turquoise avec une frise d’ornements modelés à l’épaulement de la panse et au col.

Archaïque.

haut. : o m 48.

Page 1