VI PRÉFACE
quent de travail et de temps, exigée par cette première étude.
La thèse de l'authenticité johannique a été décomposée en ses diverses parties : authenticité d'époque, authenticité de lieu, authenticité d'auteur. Chaque partie a été examinée au point de vue de la critique la plus récente. Sur tous les points, on trouvera exactement définie la position des savants qui font autorité en la matière ; c'est presque à chaque page que l'on se référera aux opinions de MM. Réville et Loisy, comparées à celles de MM. Holtzmann, Harnack, Jiilicher, Abbott, Schmiedel.
Peut-être la marche risquera-t-elle d'en être ralentie : l'inconvénient sera compensé sans doute par l'avantage d'une documentation complète, qui permettra de prononcer, en meilleure connaissance de cause et avec plus d'assurance, le jugement personnel.
Il n'est probablement pas de question qui ait occasionné, de la part des critiques opposés à la tradition, plus d'hypothèses, ni de plus divergentes, ni qui apparaissent, rapprochées les unes des autres, plus contradictoires et, somme toute, plus injustifiées.
Ce fait, joint aux constatations les plus sûres, auxquelles donnent lieu l'examen impartial du témoignage traditionnel et l'étude approfondie du quatrième Évangile lui-même, ne pourra — c'est,