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POLYZOAIRES

MARINS: PÉLAGIQUES, LITTORAUX, ABYSSAUX SECONDAIREME.

F1G. 25. — Habitats des Invertébrés cambriens et actuels. Diagramme montrant par des surfaces hachurées les zones d'habitats — littoral, pélasique, abyssal — des formes cambriennes (à gauche) et des formes actuelles a droite), dont l'expansion est beaucoup plus étendue. Par Roy-W. MINER.

F1G. 26. — L'Amérique du’nord à l'époque cambrienne.

Reconstitution hypothétique du continent nord américain (teinte claire), des mers continentales (teinte grise) et de l'océan (teinte gris foncé) a l’époque cambrienne supérieure (Saint-Croixien inférieur), où s'est produite la plus ancien, nement connue des grandes invasions des continents par la mer. Cette périodeest caractérisée par le développement des Invertébrés Gastéropodes, Limulides, Euryptérides, des Brachiopodes articulés et par la plus grande différenciation des Trilobites. Les continents étaient tous probablement bas et le climat chaud. Portion d'un modèle de globe terrestre du Muséum américain par Chester- A. REEDS et George ROBERTSON, d'après S CHUCHERT,

segments. De la même souche sont issus les Scorpions de mer, ou Euryptérides, à armurechitineuse, qui ont atteint de grandes dimensions et ont dominé les mers siluriennes (fig. 27). Une autre branche de la même souche est constituée par les Crabes en fer à cheval à

Fi@G. 27. — Euryptérides ou Scorpions de mer de l'époque silurienne.

À, — Reconstitution du Stylonurus excelsior, Euryptéride géant des grès de Catskill. Longueur réelle : 1 m. 26.

Le Re ei de l'Eusarcus du calcaire de Bertie. Longueur réelle :

mr. .

C. — Reconstitution de l'Eusarcus, époque du calcaire de Bertie (d'apres John CLARKE).

armure chitineuse (Limulus). La branche des Euryptérides siluriens a pu produire les Scorpions terrestres, dont les fossiles les plus anciens remontent à l'époque silurienne et d’où est sortie la classe entière des Arachnides, y compris les Scorpions, les Araignées et les

Acariens actuels. Il est possible que les Insectes amphibies, terrestres etaériens, soient issus de quelque Articulé à armure chitineuse de l'époque silurienne ou dévonienne. Les véritables Crustacés se sont probablement développés à partir de la même souche précambrienne, qui a donné naissance aux Phyllopodes et autres véritables Crustacés cambriens, ainsi qu'aux Cirripèdes ou Anatifes

de l'Ordovicien.

RÉACTIONS AUX CHANGEMENTS DU CLIMAT ET DES AUTRES CONDITIONS ENVIRONNANTES AUX TEMPS GÉOLOGIQUES

Schuchert a remarqué qu'il n’y a pas d'époque plus significative

F1G. 28. — L'Amérique du nord à l'époque dévonienne moyenne.

Reconstitution hypothétique du continent nord américain (teinte claire), des mers continentales (teinte grise) et de l'océan (teinte gris foncé), à l’époque dévonienne moyenne (HAMILTON). Cette période est caractérisée par la dernière $rande invasion des mers arctiques, par le soulèvement des monts Schickchockiens et de nombreux volcans d'Acadie, ainsi que par les commencements du grand delta de Catskill, édifié par les fleuves issus de la région acadienne. Les Requins marins et les Arthrodires deviennent abondants ; la faune américaine de la mer mississipienne comprend un grand nombre de Brachiopodes et de Bivalves ; il apparaît pour la première fois une flore terrestre de grands Conifères Dadoxylon. Fragment d’un giobe du Muséum américain par Chester.-A, REEDS et Georges ROBERTSON, d'après SCHUCHERT,

dans l’histoire du monde que l’époque dévonienne (fig. 28); car

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F1G. 29. — Transformations du milieu pendant les derniers cinquante millions

d'années (ou davantage).

Corrélation hypothétique entre les phases de la vie et les phases climatériques, continentales et océaniques. Ces diagrammes montrent les périodes maxima et minima des formations carbonifères et calcaires, de sécheresse et d'humidité, ainsi que les périodes glaciaires dans les hémisphères nord et sud avant la dernière période glaciaire, période de la plus srande dépression continentale, de la plus grande invasion marine etde transformations montagneuses. D'après HUNTINGTON, modifié par SCHUCHERT,

c'est pendant cette période que le développement de la flore a favorisé l'invasion des continents par la vie aquatique et leur première conquête par les Scorpions, les Crustacés, les Vers et les Insectes.

Nous avons là un exemple du rayonnement perpétuel des formes animales dans les milieux nouveaux en quête de nourriture, cause essentielle de toutes les migrations. Pendant toutes les époques géologiques, cette tendance est en relation constante avec l'évolution du milieu, qui est représentée graphiquement sur les diagrammes de la figure 29, établis par Huntington et modifiés par Schuchert, d’après les recherches de Barrell, de Schuchert, etc.

Les réajustements périodiques de la croûte terrestre de l'Amérique septentrionale (25) se sont manifestés dans quatorze périodes de formations monta-

gneuses (hachures obliques, fig. 29), se terminant

F1G. 30. — Étoiles de mer fossiles.

rection des Ap- Ne pemasurrectio < P Portion de fond de mer pétrifié de l’époque

palaches, de la Sierra Ne- dévonienne, montrant des Étoiles de mer fosï 4 t R siles associées avec des Bivalves et les dévovada, des montagnes Ko- rant, comme le font les Etoiles de mer à l'égard

cheuses (Monts Laramides) des Huiïtres à l'époque actuelle. Groupe d'Hamilton (Saugerties, N. Y.). D'après John-

et des Coast Ranges du Pa- #. Crarxes.

cifique.

Entre ces périodes relativement courtes de surrections montagneuses, se sont produites des périodes de dépression continentale et d'invasion marine (hachures horizontales, fig. 29), où les continents ont été plus ou moins submergés par les océans (26). Il n’a existé certainement pas moins de douze et probablement de dix-sept périodes de submersion, dont l'étendue variable a atteint jusqu'à mille millions d'hectares (dix millions de kilomètres carrés).

Pendant chacune de ces transformations, que certains géologues

(25) PrrssoN (Louis-V.) et SCHUCHERT (Charles), 1915, p. 979, (26). Tbid., p. 982,

considèrent comme cycliques, se sont maintenues de longues périodes particulièrement favorables à certaines formes de vie, qui ont atteint dans la plupart des cas une haute spécialisation, comme celle des Scorpions de mer (Euryptérides), et qui ontété suivies d’extinctions plus ou moins soudaines. Dans les océans, les formes vivantes, qui ont le plus directement subi l'action de ces tranformations, ont été des organismes sécrétant du calcaire, Algues, Foraminifères pélagiques et Coraux, qui ont produit des phases alternantes de formations calcaires (hachures obliques, fig. 29). Sur les continents, on distingue plusieurs grandes phases de formations de charbons (dans le Carbonifère et le Crétacé supérieur) et d’autres phases moins importantes.

Les transformations du milieu ont joué un rôle si considérable et si évident dans la sélection et l'élimination des Invertébrés, qu'on les a souvent considérées comme la cause de l'évolution. Cette hypothèse ne concorde que partiellement avec la loi biologique fondamentale, qui rattache l'évolution à quatre complexes (plus hant,°p. 17),

Perrin Smith, qui a fait l'analyse la plus complète de l’évolution des Mollusques Céphalopodes et spécialement des Ammonites triasiques, fait remarquer que l'évolution se poursuit d’une façon ininterrompue, même en l'absence de toute modification du milieu. Inversement, des transformations du milieu ne sont pas nécessairement le point de départ d'une évolution. Ainsi, par exemple, pendant l’âge des Mammifères, où s’est développée une infinie variété de formes divergentes, les Reptiles n’ont DESSEE que de très faibles variations (plus bas, p. 211).

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