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Fig, 86, — Types d'adaptations extrèmes : le Dinosaurien « Tyran » et le Dinosaurien « Autruche ».
Squelettes montés au Muséum américain d'histoire naturelle.
A droite Tyrannosaurus, le Dinosaurien « Tyran » vu de profil ; à gauche, à la méme échelle, Struthiomimus, le Dinosaurien « Autruche ».
Squelette récemment reconstitué du Dinosaurien « Autruche » Struthiomimus (Ornithomimus), Reptile léger, sans dents, ressemblant à un Oiseau. D'après OSBORN,
Reptiles marins Cymbospondylus (fig. 77), apparentés aux Ichthyosaures. |
Le Dinosaurien léger,àlongue queue et à locomotion bipède, apparaît dans l'Amérique du nord, dont il est originaire, avec l’Anchisaurus (Marsh) de la vallée du Connecticut (fig. 82), et évolue en
la forme puissante de l’Allosaurus (Marsh) des plaines jurassiques submergées, à l'est des montagnes Rocheuses (fig. 85). L’Ornitholestes, animal beaucoup plus délicat, qui commence à renoncer aux habitudes carnivores et cherche de nouvelles formes de nourriture, est contemporain. Il est lui-même l'ancêtre du remarquable Dinosaurien «Autruche» du Crétacé supérieur, Struthiomimus (Ornithomimus),quise rapproche du type des Oiseaux, à la fois par la struc-
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F1G. 87, — Quatre reconstitutions du Dinosaurien « Autruche » Struthiomimus (Ornithomimus).
A, — Montre son mode de locomotion.
B. — 1llustre L hypothèse que cet animal était une sorte de Fourmilier, se ser-
vant de ses griffes antérieures comme les Aïs ou Paresseux (Mammifères édentés), pour détruire les fourmuilières.
C. — Illustre l'hypothèse qu'il était un animal brouteur, s'arc-boutant sur ses longues pattes et ses griffes recourbées antérieures pcur brouter l'écorce ou le feuillage des arbres.
D. — Jllustre l'hypothèse qu'il marchait dans l’eau, se nourrissant de Crevettes et de petits Crustacés.
Reconslitutions par OSBORN. Aucune théorie satisfaisante n'a encore été donnée du comportement de cet animal.
ture de ses membres et de ses pieds et par sa mâchoire sans dents, recouverte d’une gaine de corne. Il a complètement perdu les habitudes carnivores et constitue un herbivore « secondaire ». Ses membres sont adaptés à une locomotion rapide.
En même temps, la lignée des véritables Dinosauriens carnivores évolue dans tout l'hémisphère septentrional et suit pas à pas l’évolution des divers groupes de Dinosauriens herbivores. Ces carni-
vores ont conservé une unité parfaite dans leur évolution mécanique, développant l’agilité de leurs membres postérieurs, ainsi que la puissance de préhension de leurs mâchoires et de leurs membres antérieurs, adaptés à saisir et à maîtriser rapidement la résistance de proies douées d'une grande énergie. Ils ont atteint le terme supérieur et prodigieux de leur évolution dans le gigantesque T’yrannosaurus rex du Crétacé supérieur du Montana (voir fig 1 et fig. 86) décrit pas Osborn, le « roi des Sauriens dominateurs », qui, par son agilité, sa taille, sa puissance et sa férocité, est la machine destructrice de vie la plus extraordinaire qui ait jamais existé. La dimension excessivement petite de son cerveau, qui pesait probablement moins d’une livre, moins de 1/4000 du poids attribué à sa masse totale, montre que l'évolution mécanique de ces animaux a été tout à fait indépendante de l’évolution de leur intelligence. On voit ainsi que l'intelligence est un pouvoir compensateur de l'imperfection mécanique. Le T'yrannosaurus, par la disproportion qu'il présente entre lesmembres antérieurs raccourcis et les membres postérieurs gigantesques, fournit en outre une illustration de la loi de compensation énoncée pour la première fois par Geoffroy Saint- Hilaire. Le faible pouvoir de préhension, la dégénérescence des membres et des griffes antérieurs sont plus que compensés par le développement de la queue et des griffes postérieures, qui permettent à ces animaux de se nourrir comme le font les animaux de proie.
DINOSAURIENS HERBIVORES. SAUROPODES
Grâce aux recherches que Lull a poursuivies et interprétées par les méthodes modernes, on peut suivre, dans les empreintes pédieuses du Trias du Connecticut, en même temps que l'évolution des petits Dinosauriens carnivores, les origines et le développement d'une branche de Dinosauriens herbivores, détachée de la souche primitive des carnivores, qui aboutit à des Dinosauriens herbivores d’un type éléphantin, les Sauropodes, mis au jour en Amérique par les travaux précurseurs de Marsh et de Cope.
La préhension de la nourriture végétale n'exigeant aucune célérité, l’évolution des membres de ces animaux a suivi une marche régressive du lype primitif bipède agile à un type secondaire quadru-
pède à locomotion lente. Le pouvoir originel de soulever le corps
PLATEOSAURUS ANCHISAURUS Reptile. Trias. Reptile. Trias.
F1G. 88. — Analogies entre le type de Reptile carnivore Anchisaurus du Trias
et le type ancestral du Sauropode herbivore Plateosaurus.
La figure de gauche représente la reconstitution d'un stade bipède dans l'évolulion des Sauropodes, chez le Plateosaurus, découvert dans le Trias de l’ Allemagne et formant une transilion entre les habitudes carnivores et les habitudes herbivores. D'après des découvertes récentes, il est probable que les Sauropodes herbivores descendaient d'ancétres carnivores tels que l'Anchisaurus. Reconstitution du Plateosaurus d'après JAEKEL, modifié ; celle de l'Anchisaurus d’après LULL.
sur les pattes postérieures s’est conservé dans quelques-unes de ces