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ÉGYPTIEN ET ASSYRIEN

Égyptien. — C’est par l'Égypte que nous commencons l’histoire de Part des

anciens.

Soit que l’on considère les arts de antique É

sypte, point de jonction des races s

mitique, éthiopienne et berbère, comme ayant résumé les tentatives émanées de civilisations

antérieures et restées pour

| nous à peu près arts grec, étrusque ct gré

CO-romain, c’est-à-dire comme restent doublement respectables

inconnues, soit qu’on les envisage comme l'origine des la source auguste de la grande tradition classique, ils

à noS yeux par leur antiquité et leurs mérites supérieurs.

L’art des Égyptiens est essentiellement élevé, spiritualiste ct

| symbolique, et ce caractère se retrouve au plus haut degré dans leurs compositions ornementales.

Les éléments du monde réel, combinés sous des formes généralisées, composent le fond de leur décor. Les sobres contours qui en forment l'enveloppe sont d’une ampleur sans égale; ils n’ont pour objet que le de lespèce, et non celle de individu, et rendent, sous

xpression des formes idéales, très variés dans l’application.

des types peu nombreux, mais

La coloration consiste en teintes plates, sans ombres, employées d’une manière conventionnelle, comme les * , k formes elles-mêmes; on trouvera dans la notice de la planche II lénumération des tons

de la palette égyptienne. . |

Presque tous les objets qui défrayent cette ornementation ne Sont autre chose que des symboles.

Voici comment M. Jacquemart, dans ses Merveilles de la céramique, explique la plupart des images æ) trouvons représentées dans nos deux planches :

que nous

Il est facile de montrer le rôle im Lotus divinisé, c’est l'hommage r de l’évolution annuelle des saiso bilité de la mort. Le soleil luimieux faire pénétr

portant que joue une plante que nous retrouvons théories Ohéntalest Le endu à l’action bienfaisante des eaux et du soleil ge PISE.

. / Me . » Cest la symbolisation ns faisant succéder les générations aux générations

: ce TRES à le là ou semblait être l'immomême est l’objet d'une adoration directe dont les prû er dans les masses. Chacun connait €

dans toutes les sur la terre endormie

des temples, sur les

est celui auquel s adressaient des prières ar-

onnement matinal, Tmon, dans {on coucher. tu illumines, il est une autre Image solaire qui deman

; s < . de à être expliquée. Il existe ec dégoût, c’est le scarabée.… Or, si les Egyptiens ont choisi, pour le diviuvert dans ses mœurs un merveilleux déta

ARE je ns il. En effet, lorsque, sur les côtes 9 voi: pénétrer dans les déjections SuMaléS; choisir ne masse convenable

Y p A « * qu il traîne ensuite entre ses pattes postérieures Jusqu'à ce que la chaleur en in de laquelle vont s'effectuer la naissance et les transformations de la larve

qui, plus tard, sortira insecte parfait pour accomplir à son tour Jes actes divers de la génération. Le scarabée a donc paru aux

Le . . , . nl A . , w ë, 4 L .

Égyptiens imiter en petit l'œuvre du Créateur; la boule stercorale. contenant un œuf, C est la terre animée du germe vital et subissant, sous l'influence de la chaleur solaire, son évolution naturelle. Ici, il y a un rapprochement entre le Créateur et l'œuvre

produite, et ce rapprochement a suffi pour élever le-modeste insecte au rang du plus grand des dieux. » Le n° 42 de la planche II représente le scarabée noir tenant dans ses pattes du haut le disque du soleil, et dans

ses pattes inférieures la boule stercorale. Cest le symbole complet. |

A ces représentations symboliques, les Sgyptiens ont souvent joint les signes d dé que les Grecs paraissent avoir négligé, mais dont les Persans, les

e leurs hiéroglyphes. L'écriture a

donc été pour eux un moyen d'ornement, procé Arabes et les Maures ont su tirer le parti le plus heureux.

Ù 50° ñ à Balustre. Plume égyptienne.

Quant aux applications de l’ornement, chez les feyptiens, le passage suivant de M. Champollion-Figeac donnera

une idée de leur étendue :

Les meubles en bois communs ou en bois rares et exotiques, en métaux ciselés ou ornés de dorures; les étoffes unies ou brochées, brodées, teintes et peintes, en lin, en coton, en soie, contribuaient à l'agrément des maisons éeynuennes et aux commodités de la vie intérieure... On fabriquait avec les mêmes soins les marchepieds, les lits de repos à FES et à chevet, les divans, les canapés, les armoires à deux portes, les buffets, les tablettes, cassettes et coffrets, et tous les objets de cette nature nécessaires au service de la famille. Un tabouret était semblable, pour l'étoffe et les ornements, au fauteuil dont il était l’accessoire. À des sièges pliants en bois, les pieds avaient la forme du cou et de la tête du cygne. D'autres fauteuils étaient en Pois de cèdre, incrustés d'ivoire et d'ébène, et les sièges en jonc solidement tressé. Des guéridons, des QUES rondes, des tables de jeu, des boîtes de toutes grandeurs, répondaient par leur matière et leur belle exécution à l'éclat du HOMIUER Des nattes et des {apis en couleurs vives et variées, ef quelquefois historiées, couvraient l'aire des appartements ou née AU LEE ME F'AUISESE on y voyait des vases en or, en matières précieuses, en métaux dorés, rehaussés d'émaux ou de piérresyines, d'une élégance et d’une variété de formes que les peintures qui nous les ont conservées peuvent seules révéler à notre esprit.

pointété dépassées. Les profils de leurs hiéroglyphes

La fermeté, la justesse et l'ampleur du dessin des Égyptiensn’ont surpassent quelquefois, lorsqu’il s’agit de repré-

couvrant lès papyrus et les stèles, exécutés d’une main courante, ont produit de meilleur en ce genre. Ces fins dessinateurs, en con-

sentations animales, ce que les Grecs eux-mêmes formes d’une rigidité qui peut nous paraître extrême, té-

tenant le mouvement de leurs représentations dans des

moignaient done d’une volonté que l’on ne saurait attribuer exclusivement à leurs | principes d’art dont ils ont prouvé la fécondité et qui

lois religieuses. En résistant aux

souplesses:de leur main agile et savante, ils obéissaient à des

méritent, dès lors, toute notre attention. L'étude des productions égyptiennes n’ont pas voulu être. Leurs sobres contours, qu’ils

est pleine d’enseignements sur ce

quelles sont par elles-mêmes d’abord, et puis sur ce qu’elles soient de simples linéaments ou des enveloppes métalliques, restent toujours des modeles où se doivent inspirer les ornemanistes qui tiennent à rester dans les conditions de l'idéal et des grandeurs du style.

Assyrien. — L’ornementation assyrienne, dont nous donnons des fragments planche IV, appartient à une période au moins secondaire, et pourrait, ainsi que nous le faisons remarquer dans notre notice, être désignée sous le nom de

scytho-assyrienne ; elle est en effet postérieure à la conquête de la Babylone primitive dont les arts devaient être de cette source indo-bactrienne, encore représentée dans l'Iran par des monuments dont nous ne possédons pas d’6-

tudes de détails.

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