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DÉCOR DES ÉMAUX PEINTS DE LIMOGES ET DES FAÏIENCES ITALIENNES

L’émaillerie peinte fut mise à la mode par la vieille école limousine vers 1320 et atteignit sa perfection

ns pour les émailleurs limousins et contribuérent À

vers 1540. Le Rosso et le Primatice peignirent des carlo

créer cette orfévrerie d’une nouvelle espèce.

Léonard, peintre de François I”, appelé souvent pour cette Cause Léonard Limousin, fut le premier directeur

oges par ce rol.

d, Pierre et Jean Courteys, et les généalogies d'ateliers données par

de lente totale d'emaux fondée à [im Viennent ensuite : Pierre Raymond, dont

les produits sont datés de 1534 à 1578, les Pénicau Jean Court, dit Vigier. (Voir M. Labarte, Histoire des

M. Alfred Darcel, dans la Notice des émaux el de l’orfévre

Martial Raymond, Mercier et

arts industriels, rie, série D, qui se vend au Louvre, galerie d’Apollon.) nis sont principalement dus à Androuet du Cerceau, à

Laune, dit Stephanus, qui, ainsi que le fait remarquer

Les fragments d’ornementation que nous avons réu

Jean Cousin, à Pierre Woeiriot, et surtout à Étienne de

M. Paul Lacroix (Histoire de l’orfévrerie-joaillerie); « avait et de Théodore de Bry de Francfort. »

jeté au milieu de l'engouement italien une brillante

évocation des écoles de Jean Collaert d'Anvers

Ce genre de fabrication, dont les produits se payent si cher aujourd’hui, était tombé à bas prix à la fin du XVI siècle, comme on le voit en l’Art de terre de Bernard Palissy. L’éminent vitrier constate ce dédain en le déplorant; car il ne trouvait « nulle peinture si plaisante que ces émaux si bien parfondus sur le cuivre ».

L’émaillerie peinte se prit, à partir de cette époque, à abuser du paillon et des rehauts d’or par lesquels les initiateurs de la fin du XV° siècle avaient commencé.

Les motifs de notre planche empruntés à l’émaillerie de Limoges y occupent les n* 1 à 16.

Nos 1, 9, 5. | N° 9.

; ! ‘dur ème ance.

Emaux de Martin Limousin. HDI MT TUE NM U415125437 N°5 4, 5, 6. Bordures de Pierre Courteys.

Atelier de Léonard Limousin. N° 14.

Bord et marly, attribué à Jean Courteys. J N°27:

NA Atelier de Pierre Raymond.

Bordure de Jehan Court, dit Vigier.

Revers d’un plateau avec ombilic percé, même provenance. Mème provenance.

Tous ces motifs sont tirés du musée du Louvre. Les faïences italiennes nous ont fourni les fragments n° 17 à 40.

Nous ne pouvons suivre, dans les variétés de leurs caractères si divers, les produits des fabriques de Pesaro, Gubbio, ous Faenza, Rimini, Forli, Bologne, Ravenne, Ferrare, Cività-Castellana, Bassano, Venise, qui composent l’ensemble de la poterie italienne et dont l’émulation offre un spectacle si intéressant. En donnant quelques dessins de majoliques, nous n'avons pu non plus nous attacher à la vaine recherche du rendu exact de leurs admirables reflets métalliques, irisés des plus séduisantes couleurs. Nous croyons cependant être encore utiles en reproduisant quelques-uns des motifs larges de ces décorations, d’un agencement souvent ingénieux et toujours ire qu’elles proviennent du type oriental ou dérivent de l'antiquité grecque. Les Lanfranco, Georges Andreoli, Francesco Xanto, Orazio Fontana, Guido Salvaggio, Flaminio Fontana, Battista Franco, Raphael dal Colle,

eic.; sont les principaux auteurs de ces produits auxquels Lucca della Robbia avait donné l'essor pendant le XV° siècle et que propagèrent en Europe les trois frères Giovanni, fixés à Corfou, et Guido de Savino, qui prit résidence

à Anvers.

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Il y a telles de ces pièces d’une magnificence et d’une beauté si grandes que Christine de Suède offrait de les échanger contre de la vaisselle d'argent de la ‘même grandeur. |

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