TAPISSERIES
C’est au style français le plus caractérisé qu'appartiennent ces belles tapisseries des Gobelins, dont nous ne crain-
drions pas d'attribuer la composition à Gillot, le maître de Watteau, qui, on le sait, employa souvent son rare
talent à des travaux de ce genre (1).
Le sujet du milieu (n° 5) est un dossier de fauteuil qui paraît faire partie d'une suite tirée des Fables de
La Fontaine, où il figurerait le Chëne el le Roseau.
Dans les autres fragments on {rouve, mélées à des attributs magistralement traités, des figures semi-sérieuses,
semi-grotesques, d’un grand caractère, dont le type étrange, conforme à l’idée que l’on se faisait alors des & 29. £
rappelle les grandes cérémonies héroï-comiques des fêtes de Versailles ou de
peuples barbares et asiatiques,
Sceaux.
Les n° 1,2, 3 se font suite, et leur réunion donne l’ensemble complet d'une bordure.
s cette fabrication, d’agrandissement et d'isolement d’une bordure infé-
On remarquera le procédé, typique dan
rieure (n° 3), par l'emploi d’un premier plan surélevé, qui représente ici un feuillage en espalier, et le même ?
effet réalisé pour une bordure supérieure (n° #), x l'aide des pendentifs qui s’y rattachent.
(1) Ces tapisseries font partie de la collection de M. Leclercq, marchand de curiosités, à Paris.
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