‹ L'Ornement polychromeChapitre 26 sur 173 · VISE · texte numérisé non relu

VISE

Les tapis persans sont restés les plus beaux du monde; les plats, les vases

et briques émaillées de ce pays sont encore de véritables modèles

que notre goût européen recherche et que nos fabricants Sefforcent d’égaler en les imitant. Les damasquinures persanes ont déterminé le type des décorations de ce genre pendant les seizième et dix-septième siècles de notre ère, époque correspondante au règne de Shah Abbas, dit Abbas le Grand, terminé en 1698, et à laquelle on peut fixer l'apogée de l’art persan.

Les divers genres, indien, arabe et persan, que nous venons de passer en revue, et

Communs sous le rapport de la composition et des formes, l'application polychromique.

qui ont déjà tant de points se rapprochent particulièrement sur le terrain de

Ainsi, la remarque que nous avons déjà faite à propos des produits indiens, modelé, est applicable à tous les produits orientaux.

Un dessin silhouettant des profils géométraux rehaussés de colorations et générateur, voilà la règle. C’est celle de lé heureusement rapprochées.

où il n’existe aucune tentative de

conventionnelles sur un fond dominant clat et du repos, lorsque le dessin est bien combiné et les Les gammes diversifiées naissent des fonds noirs, jaunes, Carnés, avec des moyens disolement ou de liaison varié

à l’aide de tons plats et avec des contours apparents pass le besoin.

couleurs blancs teintés, bleus, rouges , S selon la nature de Ja production

, Mais toujours ant du noir au blanc par tous

les intermédiaires , selon

. Les Persans sont habiles entre tous à manier et à varier ces ressources

attendre les meilleures leçons de coloration décorative (voir les deux t planche XXIL où domine le vert, la couleur favorite de M ahomet)

ornementales, et c’est d'eux qu'il faut

apis, planches XXIII et XXV, et les faïences,

L'emploi de lor est capital dans l’ornementation à bas-relief: des parfondues par le jeu discret de la lumière sur de faibles rehauts, sont la base (voir planche XXX). : Cet emploi de l'or est encore intéressant dans les peintures des planches XXIV, XX VII, XXVIIL, mais il est tout

à fait charmant, tel que nous le voyons à lé

état conslellé et semé dans les productions mo planche XIX). Sur des fonds mi-partis passant du noir a

changeant avec le renversement du dessin qui subit d Indiens parviennent à neutraliser les intensités les assigné à l’or, jeté sur la crudité des

faire le nuage d’une enveloppe tr

Mauresques, dont les trois couleurs primitives ,

dernes des Indiens (voir u blanc, du rouge au vert, de goût parti

ans ses détails un renversement de couleur

plus absolues dans une harmonie générale obten tons et les liant, les échauffant, les

ansparente tramée d’or.

culier indou, analogue, les

ue par le rôle fondant ensemble comme le pourrait

— mt *

LE BYZANTIN

ant, comme ne rentrant exclusivement dans aucune de nos trois grandes

dental, mais pouvant, en quel i] doit son origine, €l le dernier,

Nous traitons ici à part ce genre import divisions en art antique, art asiatique el art occi deux premiers, à la fusion desquels

EUR entrées que sorte ne de lien et de inspiré. qu’il a longtemps encore

L'art byzantin, en effet, peut être considéré t le point de départ doit êtr x des magnificences Quelle était, au Just

t dégénéré des Grecs, combiné avec celui

comme un produit de l’ar tie de l'Asie par les Romains,

des Asiatiques, fusion don e dans la conquête d’une par ui, de ; de

qui, devenus de plus en plus curieu trouvèrent dans l'Orient des éléments nou

veaux, répondant bien à leurs goûts fastueux.

Jeu à ] t nc x ? \ r importance? C’est un point resté très obscur. ir développé leur génie en même temps que leur puissance, les Arabes ont

te guère de trace que dans quelques légendes, où il est parlé îE e antiquité. À la suite d’une catastrophe, d’une inondation ,

rie plusieurs royaumes, l’objet de récits merveilleux. (Voir Coste, l’Ar-

décoratives , e, la nature de ces éléments, leur caractère

Avant lislamisme, qui semble avo

dû À : . 54 4 posséder un art original; Mas il n’en res

grands monuments d’apparai remontant à une haut il . : à 4 j

$ seraient remontés d'Afrique en Asie et auraient fondé en Sy

d FAN ont le luxe architectural et les richesses font dans ces légendes chitecti : . i 6 1 ssionai

ecture arabe.) On sait encore que les tribus errantes et les tribus sédentaires se désignaient entre elles par le

nom ; METALÉ je , de peuple des feutres et de peuple de l'argile , ce qui indique chez ces dernieres l'existence d’une céramique

dont le dé 1, ainsi è BB "elhconnu, ainsi que celui de leurs armes, de leurs tissus, de leurs demeures fixes. On peut qu'un art arabe, d’origine africaine, à été transplanté en Asie, à la suite d’une émigration de date inconnue ; que cet art a dû subir des modifications, dont

iappe, au contact des G entrer pour une large mesur

entre autres celui dHira,

conclure de ces traditions recs comme au contact des

écl e dans le com-

l'importance nous et des Persans, et igné sous le nom de byzantin.

’} une époque postérieur l’art arabe prit la forme ourd’hui, il put bien se produire, dans quelques applications $ de rencontre, une certaine influence de Part byzantin exagéré de rapporter au byzanl’origine même et la formation

Indiens promis dés

Plus tard, lorsqu nfluence de l'islamisme,

e au grand lustre byzantin, et sous li sous laquelle nous l’admirons au] et sur divers terrain

sur la pratique arabe mme on la fait q

qui à trop de carac des lignes, une conception originale.

être que l'influence aura été mutuelle, comme « sortes de contacts, mais que, si les échange, on peut dire qu'ils re avait si largement puisé

(4); mais il serait

tinisme, CO uelquefois , du style arabe, tère et d'unité pour n'être pas avant tout, et dans ses ral

La vérité nous parait tablement dans .ce que chose dans cet bien dans un art qui s sa première formation,

il arrive inévi Arabes ont reçu quel nt en partie leur rientales soit dan grand développement (2).

e l’ornement appartie s'est répandu d’un côté

prenaie soit même à l’é-

RTE RE

Détail tiré SD Ds aux sources 0 poque de son plus Vhistoire d atin et asiatique, S ornements r'usses ;

nt à cet art byzantin qui,

Quoi qu'il en soit, 1 .

oit, une place importante dans dans le Nord orien-

à ou | h à

un grand nombre travaillèrent (pendant le

es, "et plus tard uction de Sainte-Sophie et des autres mo-

(1) Voir les notices des planches XXXIV et XXXVI Milet, à la consir

2) Dès la i

co de En de Byzance, Constantin y avait appelé

< * er AT EE }» UE 1e architectes grecs Anthémius de rralles et IS poque justinienne, qui portent nécessairement des traces

des artistes asiatiqu idore de de leur influence. :

et d’un autre côté dans notre Occi-

PI. XXXI à XXXVIT.

= De, 10 +

». 2Y . = . 1 F3 Fe 4 ] dent, où, combiné avec les aptitudes, particulières des peuples d

origine celtique, latine et lombarde, il devait fournir les éléments

: TA principaux du genre roman, et enfin, par une nouvelle rencontre avec Part oriental, à lépoque des croisades, prendre sa part dans la formation du style ogival.

La construction de l’ornement est moins compliquée chez les Byzantins que chez les Arabes. La logique en

AA « x + SU be CA { Al S 0 \ Î il [mi SU \ TUCA “ie PNA

{ s LU } À:

" ie Qi Hé ï

L ñ AT Dar rnt| ï RP TANT EAU

Ornements byzantins. (Église Théotokos, à Constantinople.) (D’après Gaïilhabaud.)

est la même, mais poussée à de moindres conséquences : l’

enjambement y est beaucoup plus r . Chée des principes grecs, elle

se contente généralement d’un plan unique.

Les fleurs palmées Jjaillissant des tiges, dont la forme générique

exactement semblables, dans leur épure, à celles des Arabes; ci ont

are; plus rappro-

provient directement des vases grecs, “mais leur dessin dentelé n’a pas Pample mais si la beauté du dessin de d sement conçus et se ressentent: encore, avec avantage, des nement byzantin polychrome, à silhouettes simples, à ordonnance sage, où l'aire d’ coup plus dégagée que chez les Asiatiques, est toujours un repos épurés, et les développements végétaux conformes aux lois une importance décorative capitale. Voir planche XXXI, n° planche XXXV, n° 4,

sont

ur que ceuxsu trouver, et elles offrent aussi moins de ressources ;

élail est moindre, les effets de décoration sont très lar

principes grecs. L’orun fond générateur est beaupour l'œil qui s'y arrête. Les de la nature, La flore large

31, 32; planche XXXIIL, n°

rinceaux y sont » Pansue, y prend parfois 9, 14, 18, 19, 23, 24, ct

Bordure tirée d’un Évangéliaire du huitième siècle.

(Extrait des Arts au Moyen âge, par p. Lacroix. — Paris, Firmin-Didot.)

Dans ce genre, du reste, la variété est extrème, et, sous la

fusion de deux arts ori ressources de li

les modes. Tantôt On renco e des Indiens, et avec les seuls

Sinaux, on y sent toutes les .

ndividualisme et la Connaissance de tous. ntre des ornements d Het

des bordures, COmposés à la manièr

ornements la même répétition du même effort

qui, d’un type unique, contre-posé immédiatement, sait tirer les effets nitude les plus riches (voir planche XXXIV, n° 4, dr d:26,. 728

| > $). Tantôt, à côté de Ja régularité de répétition qui est la règle, les Byzantins pratiquent la symétrie comme l’entendaient les Grecs, c'est-à-dire réalisée par l’équivalence des forces, et non plus par l'intégrale répétition contre-posée ou renversée (voir planche XXXI, n° 30, 32; planche XXXV, n° 6).

Les arrangements géométriques des Byzantins sont des plu mosaïques, dont ils savent combattre la monotonie par des const reposent en général sur un jeu de la ligne droite et de l’éque n° 1, 5, 6; planche XXXVI, n°13, 14, 15, 16, etc.

Les mosaïques byzantines du mode géométri Sant partie intégrante du détail. Chez les

l'aide de lignes architecturales inscrites

S ingénieux et tout à fait r

AN A Fucüons d’enchevêtrement fortement concues. Elles

tre. Voir, pour ces Constructions, planche XXXHH, > C£ planche XXXVIT, ne 7 et 23,

que se distinguent des mosai Latins, la construction est en gén

EMarquables dans les

ques latines Par cette construction fai-

à-dire produite à lissage, exécuté avec le simple proviennent de l’église de Sai rase we nds

g ant-Laurent hors les murs, à Rome; nous

floraux employés par ceux-ci : c'est,

de plé- d

it : ME .: “ GA AN

* Lite

anciens et-modernes de M. ilhe ici M. Gailhabaud. Voici ce qu’en dit À, Lenoir : @ Ces belles

les empruntons aux Monuments mosalques 1 n l 6 aiques, quon ne rencontre guere qu’e Italie, présentaient de grandes difficultés d’exécuti A . exécution, tant parce qu istées péni lement dans du marbre, qu'en raison de ce que Îles dessins géométri | $ ss géométriques qui y demandaient une extrème précision dans toutes les pièces de rap t } port.

sont formés, et leurs petites dimensions,

Ce genre de travail eut beaucoup de succès t certaines églises, cell

les É PTE tats romains particulièrement; e e d'Orvieto par exemple, en présentent , sur une

FR ie F æ ||

A A à À Q NE 4 v à »é np

Page 1