CHAPITRE PREMIER
L’Oscillométrie au niveau des différents segments de membres chez l’hypertendu.
Généralités.
De façon un peu arbitraire, nous convenons une fois pour toutes, de définir le cadre de ce qu’on pourrait appeler d’une part les pulsatilités artérielles accentuées avec fort indice oscillométrique, d'autre part les pulsatilités normales ou réduites avec indice oscillométrique plus petit, en choisissant comme limite de ces deux groupés, le chiffre de 10 divisions pour l'appareil Pachon-Gallavardin.
Ce chiffre est d’ailleurs en conformité avec les résul-
AGE tats que nous a fournis l'examen de sujets normaux (Voir page 54).
Cette schématisation des indices oscillométriques se trouve d’ailleurs à peu près en correspondance, avec celle que l'on peut obtenir, au même point de vue quantitatif, en mesurant au compas les longueurs des plus grandes ondes sur le diagramme Plesch et pour lesquelles la limite de transition entre les deux groupes de pulsatilité différente, s’établirait au chiffre de 13 à 17 millimètres. :
Nous convenons également, de classer les groupes d'hyper ou d'hypo-pulsatilité au point de vue célérité du pouls d’après certains détails de la courbe oscillométrique des diagrammes Plesch (déjà étudiés page 29) et notamment d’après l'existence ou l'absence sur ceux-ci, des ondes d'amortissement prédicrotes ou du dicrotisme second, sans lesquelles la pulsation artérielle a été considérée par nous, comme de célérité normale ou réduite.
Le plus souvent en effet, comme nous l’avons vu l'apparition de ces signes de célérité rendue évidente sur les tracés, nécessite en pratique, une amplitude oscillométrique minima, qui se tient aux abords de i. 0. — 10. Ce chiffre en vérité est très approximatif et ne constitue qu’une moyenne, au delà et en deça de laquelle les chiffres extrêmes pourraient être situés à i. 0. = 8 et à i. 0. — 15. De plus, comme nous le verrons, ces délimitations de mesure ne peuvent concerner les résultats obtenus au niveau des segments de membre distants tels que 1/3 inférieur de la jambe ou de l’avant-bras, dont la pulsatilité présente des caractères un peu spéciaux (voir pages 50 et 92).
Tr pce
Nous ne cachons pas le caractère arbitraire de ces délimitations, tant pour la mesure quantitative que pour la mesure qualitative, de l'indice de pulsatilité artérielle. En effet :
a) Ces valeurs ne sauraient exister de façon rigoureuse, qu'en fonction non seulement d’un type de brassard et de telle série d'appareils, mais encore de l'appareil lui-même utilisé, tous les modèles d’une même série étant susceptibles d’une sensibilité un peu différente tant pour l'appareil Pachon que pour l’appareil Plesch. En pratique, pour l'étude de l'indice oscillométrique, l'écart observé est minime et de l’ordre de grandeur de 1 à 3 divisions, croyons-nous.
b) Il ne saurait y avoir aussi de limite nettement tranchée, pour diviser le caractère de pulsatilité chez les malades, en deux catégories très distinctes; l’indice variant très fréquemment de quelques divisions au fur et à mesure des examens, tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre, et pouvant par exemple être classé pour tel sujet, tantôt dans tel groupe, tantôt dans tel autre. Conrme il faut d'autre part réaliser une schématisation, pour opposer certains caractères extrêmes, nous serons conduit, chaque fois que le cas se présentera, à isoler un groupe intermédiaire qui chevauchera entre les deux groupes opposés.
Du HAS