‹ L'Oscillométrie Dans L'Hypertension ArtérielleChapitre 26 sur 67 · IL. — GROUPE À · texte numérisé non relu

IL. — GROUPE À

(40 cas étudiés).

19 J. o. au Pachon-Gallavardin.

On observe dans ce groupe toute la gamme des 1. o., des plus faibles (1 à 2 divisions), aux plus fortes (20 divisions du cadran).

8 fois l'indice s’est montré supérieur à 15 divisions, atteignant 20 divisions dans deux cas.

14 fois, il était compris entre 10 et 15.

15 fois il était compris entre 2 et 10 (dont 12 fois supérieur à 6).

3 fois enfin, soit près de 8% des cas, l'indice était très faible, de 1 et 1/2 division, dénotant une artérite oblitérante, absolument latente, mais prouvée par l'épreuve du baïn chaud et la radiographie.

Les 3 cas où l'indice était compris entre 2 et 6, ne correspondaient pas à une artérite des membres inférieurs, mais à des cas cliniques très spéciaux de tension artérielle effondrée.

Dans l’ensemble de ce groupe donc, l'indice oscillométrique est dans plus de la moitié des cas (22 sur 40) supérieur à 10 divisions du cadran, atteignant souvent des chiffres très élevés, et parfois il est presque nul, en cas d’artérite oblitérante.

2° Etude des diagrammes.

Sur 40 enregistrements :

3 ont montré non seulement un prédicrotisme éten-

du à une grande partie de la courbe ou même à la courbe entière, mais de plus un dicrotisme second très net (voir tracé 8, page 62). Ces 3 cas correspon-. daient aux indices oscillométriques les plus forts (de 17 à 20).

20 ont montré un prédicrotisme étendu à toute la courbe, allant parfois jusqu'aux oscillations les plus fines des contre-pressions descendantes et ceci sans onde de dicrotisme second très appréciable (l’i. o. s’étendait de 7 à 17 divisions). :

5 ont montré un prédicrotisme partiel, n’existant que sur quelques ondes des contre-pressions supérieures (i. o. de 7 à 9).

12 n’ont montré aucun élément de célérité (i. o. de 1à 7 et une seule fois de 10).

Plus de la moitié des cas, donc 23 sur 40, s’accompagnaient de signes de célérité très nette ou même exagérée.

L'aspect général du diagramme des artères de jambe, offre d’une façon générale chez les hypertendus à fort indice, des caractères très particuliers.

a) La forme en bande déjà signalée plus haut, très allongée par le recul de la Mx surélevée et des oscillations supramaximales très étendues. La largeur de la bande était:ici cependant assez souvent agrandie à sa partie moyenne, mais cet élargissement commençait en pente très douce, et il était impossible, sauf dans six cas, de dilimiter très nettement la tension moyenne, noyée sur un plateau très étendu.

b) Le prédicrotisme très élendu souvent à toute la courbe oscillographique elle-même, jusqu'aux ondes

Or

les plus petites, à 5 ou 6 cm. Hg même au-dessous de la pression minima.

c) Le caractère pointu du sommet des ondes, le rapprochement des lignes ascendante et descendante de

Figure 3 (Tracés 7 et 8),

— DIFFÉRENTS TYPES DE PULSATILITÉ AU NIVEAU DE LA JAMBE. (Lire de haut en bas).

1°? tracé : Hyperpulsatilité moyenne i. 0. — 15, T. A. > 30. Diagramme en bande avec

prédicrotisme très étendu sans dicrotisme appréciable. 2° tracé : Hÿperpulsatilité considérable i. 0.. = 20 + HET. AUMXS=30. TA moy, à 25 ? Prédicr. très profond et très étendu,

dicrotisme très accentué et subsistant jusqu'aux ondes les plus inférieures.

chaque pulsation, ont été observés dans la majorité des cas.

Ces deux derniers caractères, retrouvés déjà chez quelques sujets du groupe précédent, malgré une amplitude assez réduite des pulsations, montre l’existence au niveau des artères de jambe, d'une dissociation assez accentuée entre les deux éléments de la pulsatilité, fait très particulier, assez propre aux artères de ce segment de membre et que nous avons déjà signalé à propos des artères de l’avant-bras.

d) Les ondes de dicrotisme second (de la deuxième partie de la courbe) ont été retrouvées seulement, dans les 3 cas de très forte pulsatilité locale. Elles font donc très souvent défaut. Lorsqu'elles existent, elles ont un aspect spécial, absolument comparable à l'onde dicrote première, elles sont précédées aussi du prédicrotisme, comme dans la partie supérieure de la courbe. L'aspect du diagramme est donc d'autant plus uniforme. Cependant il n’est pas rare d'observer, à la partie moyenne du tracé, une zone d'extinction du prédicrotisme, mais plus atténuée en général que pour l'artère humérale.

Rapports de la pulsatilité aux artères tibiales et à l'artère humérale.

A Rapport de groupe Be D'une manière générale,

nous avons vu d’après ce qui précède, un rapport certain, d’une part entre une pulsatilité réduite de l'artère humérale et des artères tibiales, et d'autre part entre le caractère d’hyperpulsatilité des deux mêmes seg-

ments artériels. La pulsatilité, autrement dit, conserve grossièrement le même caractère de réduction ou d'amplitude, au niveau des deux segments du membre ; les maladés à petit indice huméral ont un petit indice tibial etinversement. En envisageant encorele groupe C, intermédiaire aux groupes précédents, on trouve sur 19 malades présentant un indice de moyenne amplitude (de 9 à 12 divisions) à l'artère humérale :

14 cas d’i. o. de moyenne amplitude aussi, à l'artère tibiale (compris entre 6 et 10).

Rapport mi dans chacun des groupes. — Si nous envi-

sageons maintenant, dans le détail, le rapport des i. o. huméral et tibial, dans chaque groupe isolément, nous trouvons par contre les plus grandes variations.

a) C'est ainsi que dans le groupe B, le rapport H

s’est montré :

& fois supérieur à l’unité, 8 fois égal à l’unité, 2 fois compris entre 1/2 et 1, 4 fois égal à 1/2, et 2 fois inférieur à 1/2.

Ce L c’est-à-dire dans 60 % des cas le rapport H * été égal ou supérieur à l’unité.

À titre d'exemple, voici quelques-uns de ces rapports observés :

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