I. — GrouPE B. (15 cas étudiés
1° I. O. à l'appareil Pachon.
La gamme des i. 0. s’est entendue de ‘10 à 20. Parmi les 15 cas étudiés, 3 ont présenté un indice de 10 à 13.
1. Nous rappelons ici que l’exploration de l’artère fémorale, ne doit pas être faite avec un brassard de type différent de celui qui explore les autres segments du membre, de calibre plus réduit. L’échelle de notation des résultats oscillométriques obtenus,n’a pas de correspondance entre deux brassards, dont la poche de caoutchouc renferme un volume d'air très dissemblable ; et nous avons en vue ici, surtout les brassards dits « cuissards » qui par leur surface énormément exagérée et la quantité d'air nécessaire pour les gonfler à la contre-pression utile, réduisent de façon considérable l'étendue de l’i. 0. obtenu. Même avec le brassard Plesch que nous avons utilisé dans ces mesures, au niveau de l’arière fémorale, il y a lieu de tenir compte de la marge d'erreur inhérente à la plus grande surface de brassard utilisée. Les résultats fournis de cette façon, doivent donc être considérés ici comme encore sous-estimés.
6 unindice de 13 à 20 6 un indice oscillom. de 20 et davantage.
20 Etude des diagrammes.
Les 15 enregistrements ont présenté, sans aucune exception, des signes de célérité du pouls, avec un minimum (pour les cas d’i. o. de 10 à 12), de prédicrotisme étendu sur 4 à 5 cm.de Hg, mais presque toujours plus marqué.
Dans 8 cas, nous avons observé un dicrotisme second, semblable à celui retrouvé sur les diagrammes de l’artère humérale, avec onde dicrote de 2 à 12 mm. de hauteur.
D'une manière générale, les tracés oscillographiques de l’artère fémorale, ont des caractères qui tiennent à la fois de ceux d’une artère humérale très battante et de ceux des artères tibiales. Ils comprennent en effet :
Un prédicrotisme étendu, très souvent au delà de la limite de 30 c. p. (non enregistrable). Mais ce prédicrotisme n’est pas toujours généralisé,comme il l’est pour le segment de membre distal ; il cesse souvent vers la partie moyenne de la courbe,. tout comme pour l'artère humérale. Dans 3 cas de forte pulsatilité, nous l'avons vu cependant se poursuivre sur toute la longueur du diagramme.
L'aspect de la bande allongée rappelant celui des artères tibiales, n'existe guère ici qu’à cause de la surélévation de la Mx, car le diagramme tend à s'élar- gir beaucoup verssa partie moyenne. |
Le dicrotisme second se retrouve ici presque toujours dans sa position haute, comme pour l'artère humérale ;
Oo
il n'est pas, en général, au pied de l'onde pulsatile. La tension moyenne se dessine ici plus nettement. Nous avons pu la repérer assez exactement 6 fois ; elle n'est
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Figure 4 (Tracés 9 et 10). — ENREGISTREMENTS AU NIVEAU DE LA CUISSE ET DE LA JAMBE. (Lire de haut en bas).
1°r tracé : au 1/3 inférieur de cuisse. Type d'hyperpulsatilité avec prédic. et dic. très accentués, T. A, => 30 1. 0. — 20 ++.
2° tracé :
au 1/3 inf de jambe. Type de diagramme en bande avec prédic. étendu sans dicrotisme io = 10.
d’ailleurs pas toujours en correspondance avec celle répérée sur les diagrammes de l'artère humérale. fl
peut exister entre les deux séries de notation, une différence de niveau pouvant aller à 7 et 8 cm. de Hg (Voir fig. ci-contre)
IL, — GROUPE A (30 cas étudiés)
10 Z.O au Pachon.
Sur 30 sujets, 21 avaient un indice de 20 ou davantage et même très exagérément supérieur à ce chiffre.
3 avaient un i. 0. compris entre 2 et 4 divisions (cas d’artérite) ;
6 enfin avaient uni. o. compris entre 9 et 16 divisions.
4 sur 6 de ces derniers cas correspondaient|à uni. 0. huméral de moyenne intensité (groupe C).
D'une manière générale, en dehors de quelques cas d’artérite oblitérante. l'indice est toujours supérieur au chiffre 13 semble-t-il, et dans plus des 2/3 des cas, la pulsatilité s'est montrée avec un caractère démesurément exagéré, dépassant de beaucoup celui enregistré à l’artère humérale, souvent déjà très élevé.
90 Etude des diagrammes.
Dans les 3 cas d’artérite oblitérante, tout signe de célérité faisait défaut.
Dans 7 cas (i. o. = 13 à 20) la céléritéquoique nette, n’était pas considérable, se bornant à un prédicrotisme partiel étendu de 3 à 7 cmc. Hg contre-pression et avec dicrotisme second absent ou légèrement ébau-
ché.
Pr iiee
Dans les 20 autres cas tous les signes de célérité étaient d'une exagération intense (1). D'une manière générale le prédicrotisme etait étendu sur presque toute la longueur de la courbe comme pour les artères de jambe. 2
Les ondes de dicrolisme second, se poursuivaient sur 5 à 8 cm. de contre-pression et étaient d’une hauteur démesurée, atteignant parfois 30 mm de longueur.
La largeur excessive de la courbe s’observait non seulement au voisinage de la partie moyenne du tracé, mais à distance pour les contre-pressions les plus supérieures. Le débutdu diagramme d’ailleurs, était presque toujours inenregistrable, les premières ondes semblant naître encore beaucoup plus haut que le chiffre de 30 de c. p.
La hauteur des ondes principales était démesurément étendue,et cet excès empêchait même la lecture de
la tension moyenne dans beaucoup de ces cas, étant donné le caractère défectueux de l'inscription graphique, déformée par cette pulsatilité vraiment formida— ble.
Rapport de la pulsatilité des artères fémorale et humérale.
A 1° Rapport de groupe Ft La confrontation des
types de pulsatilité fémorale et humérale dans les deux groupes À et B, nous montre donc un rapport encore
I. Chez de nombreux malades même, l'enregistrement était ici presque impossible, tellement la pulsatilité était accentuée.
NUE 1 pee
très net, dans le degré de l’exagération d'amplitude des battements de l'artère fémorale.
Hormis les cas de grande réduction d'indice, due à l’artérite oblitérante et qui ne se montrent que dans le groupe À, la dite exagération conserve sensiblement dans les deux groupes les mêmes proportions quanti-
tative et qualitative.
20 Rapport FT dans chacun des groupes. — Les varia-
tions individuelles de ces rapports dans chaque groupe, sont assez grandes. |
Dans le groupe B, le rapport a été de :
6 fois égal ou supérieur à
3 fois égal ou supérieur à —,
=|r Pl]
6 fois de 1 ou un peu supérieur à 1.
À titre d'exemple voici quelques-uns de ces rapports :
Ss 9? etc...
Le rapport est donc toujours supérieur à 1 et souvent beaucoup plus accusé encore.
Dans le groupe A, cette étude devient beaucoup
plus imprécise, car on dépasse très souvent les chiffres limites de l'appareil Pachon à l'artère fémorale. mn: «
Re LE Nous avons ainsi trouvé le rapport H :
6 fois égal ou supérieur à
NO
6 fois entre 1 et 1
15 fois au voisinage de :-
3 fois inférieur à 1 (artérite).