‹ L'Ostéothorionécrose Tardive des MaxillairesChapitre 13 sur 22 · Nécroses infectieuses · texte numérisé non relu

Nécroses infectieuses

OSTÉOMYÉLITE. — L’ostéomyélite hématogène, ostéomyélite des adolescents, ne peut retenir notre attention, mais l’ostéomyélite de causes locales, par ses formes chroniques séquestrantes, peut, à la rigueur, présenter quelques analogies avec l’ostéothorionécrose. Toutefois, ces deux affections diffèrent considérablement : l’ostéomyélite évolue rapidement, la réaction osseuse à l’infection est nette. L’os sain se sépare franchement de l'os mortifié qui est éliminé et la régénération est active.

SYPHILIS. — Au maxillaire supérieur, la syphilis se

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rencontre d’une part à la voûte du palais, et d’autre part au niveau de l’os incisif. Cette localisation élective snffit à l’éliminer.

Au maxillaire inférieur, des trois formes : syphilôme circonscrit, hyperostose et syphilôme diffus, la dernière seule est à discuter. Mais ses caractères de début. son évolution et sa séquestration la différencient et l’individualisent : de plus, les antécédents, la négativité des réactions sérologiques, l’inefficacité du traitement lorsqu'il fut institué, rien chez nos malades n’est en faveur d’une syphilis acquise ou héréditaire.

TUBERCULOSE. — Elle frappe les sujets jeunes, du moins au-dessous de trente ans et ses formes diffuses ne s’observent que dans les phases ultimes de la phtisie. Elle ne présente du reste aucun des caractères anatomocliniques si spéciaux des nécroses que nous avons étudiées. 2

ACTINOMYCOSE. — Dans une de nos observations, à plusieurs reprises, l’examen histologique a montré la présence d’un feutrage de filaments mycéliens du type actinomycose comblant les cavités médullaires des séquestres. Les faits cliniques ne correspondent en aucune façon à cette trouvaille de laboratoire. Il est évident que los mortifié restant adhérent très longtemps constitue un excellent milieu de culture sur lequel pousse une flore aussi variée qu’étrangère aux accidents.

Il. — Nécroses trophiques

Au cours du tabes on rencontre assez fréquemment une forme particulière de nécrose mandibulaire chronique et séquestrante. Elle apparaît souvent à la suite d’un traumatisme local, son évolution est lente, insidieuse, progressive, maïs la séquestration est assez rapide et on trouve toujours une anesthésie complète de la région intéressée. Ces formes ne se rencontrent que dans les tabes avancés ou tout au moins facilement décelables

par la clinique. Chez nos malades, l’interrogatoire et l'examen complet ne nous ont jamais révélé le moindre signe d’un tabes même fruste.

III, — Nécroses des maladies du sang

Les modifications de la formule sanguine chez la majorité de nos malades pouvaient orienter le diagnostic vers les nécroses que l’on rencontre dans les syndromes agranulocytaires et dont MM. BÉLIARD et LEBOURG ont été les premiers à montrer l’existence. Mais ces mortifications ont une allure clinique tout à fait spéciale. Le début brusque avec élévation de température à 40° et frissons, l’atteinte rapide et profonde de l’état général, les douleurs très violentes, la rapidité destructive des lésions buccales les différencient complètement.

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