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L'EXAMEN

Une première difficulté se rencontre au moment où l’on introduit le spéculum : d’une façon générale l’encombrement du conduit dérobe le tympan à la vue. Encombrement par des grumeaux de lait, si È Er a vomi dans la position couchée ; par du cérumen généralement assez liquide, très he et par des débris épidermiques ; par du duvet toujours. Certains recommandent un léger seringage du conduit, le procédé ne nous semble pas à recommander, il modifie toujours l'aspect du tympan et n’est efficace certainement qu’employé avec assez de force

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pour être traumatisant. Nous utilisons le porte-coton et le stylet, maniés avec une extrême douceur, le porte-coton trempé dans l'huile de vaseline et essoré, détache, ramollit les débris et le cérumen ; le stylet ou la pince fine amènent au dehors ces débris. Le conduit dégagé, on applique aux parois le duvet du conduit avec un porte-coton imbibé d’huile de vaseline introduit d'emblée au fond et ramené progressivement au dehors en lui faisant décrire un mouvement circulaire.

Dans le cas où ce nettoyage a été nécessaire et c’est la règle, il faut attendre une dizaine de minutes pour laisser au tympan le temps de reprendre sa coloration normale modifiée au moindre attouchement. Nous conseillons de laisser en place le spéculum. Cette attente a en même temps l’avantage de permettre l’examen sans que l’enfant crie ce qui ne manque pas pendant le nettoyage toujours désagréable, quelquefois un pen douloureux.

Ne cherchons pas à introduire d’emblée le spéculum à fond en tirant sur le pavillon, mais à le faire cheminer sous le contrôle de la vue un peu comme un tube æsophagoscopique, car la peau forme dans le conduit de nombreux replis, surtout chez les sujets chétifs et malades depuis longtemps, donc amaigris. Habituellement, après avoir dirigé le spéculum en bas et très en avant, le pavillon étant simplementun peu ramené en avant, on tombe en arrière sur un gros pli à direction autero-postérieure formé aux dépens de la paroi supérieure. Autrement dit, la lumière du conduit, nettement circulaire pendant le

premier centimètre devient fréquemment unesimple fente virtuelle un peu plus loin, il ne faut pas forcer ce défilé : en insistant on traumatise les teguments, ils saignent, c'en est fait de l'examen, on refoule en bloc le pli, on l’interpose entre l'œil et le tympan.

Fig. 2. — Coupe sensiblement frontale passant par le conduit auditif externe d’un nourrisson de 1 mois. (Segment postérieur de la coupe )

Elle montre les deux plis qui barrent presque complètement le fond du conduit et que doit refouler l'extrémité du spéculum et explique d’une part l'extrême visibilité de l’apophyse externe du marteau et l’oblicuile différente des segments sus et sous-jacents. Noter l'absence complèle de conduit osseux.

Il faut chercher à insinuer le spéculum au-dessous de lui. La figure représentant la coupe de l'oreille du nourrisson fait parfaitement comprendre les difficultés que rencontre l’introduction du spéculum. (Fig. 2.)

Si nous avons tant insisté sur ces petits détails, c’est dans le but d’éviter à d’autres les tâtonnements

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