AUDITION CHEZ UN NOURRISSON ATTEINT D OTITE
Dans les états congestifs de l’oreille, on constate d’abord que le seuil des sons perçus se déplace, et remonte au 256% ou 4354, Les sons aigus restent fort bien perçus.
Dans l’otite moyènne suppurée, les résultats donnés par l'examen sont à peu près superposables à ceux qu’il donne chez l’adulte en pareil cas.
Dans l’otite unilatérale, suppression à peu près totale de l’audition par voie aérienne du côté atteint, exagération de l’audition par voie osseuse de ce coté. |
Supposons un cas où l'oreille droite est l'oreille atteinte.
On constate : {° qu’un diapason 128vd qui par voie aérienne n’a produit aucune réaction, en produit une très vive, appliqué sur le temporal du côté droit.
2 que le diapason appliqué alternativement sur. le temporal gauche et droit produit encore une réaction à droite, alors qu'il n’en produit plus à gauche ; il y a donc exagération de la transmission osseuse du côté atteint.
3° certains enfants semblent même latéraliser un Weber au côté malade: lorsque le pied du diapason est appliqué sur la ligne médiane (en dehors des fontanelles naturellement), certains regardent du côté correspondant à l’otite parce que la perception osseuse du côté malade.est plus forte que la perception aérienne du côté sain.
Ce dernier résultat, quoique inconstant est cepen-
DE PR A à
dant quelquefois assez net pour nous avoir permis . de suspecter un côté par l’examen fonctionnel avant tout examen otoscopique.
Dans l’otite bilatérale, alors que l’enfant ne réagit aucunement au diapason par voie aérienne, on le voit tressaillir vivement à l'application du diapason vibrant sur un point quelconque du crâne. Cette réaction n’est pas imputable au simple contact du pied du diapason puisqu'elle ne se produit pas avec le diapason au repos.
Dans deux cas d’otite bilatérale grave, où aucune réaction ne se produisait à lexcitation tant par voie aérienne que par voie osseuse, l’autopsie nous a montré quelques jours après que l'oreille interne avait ses diverses cavités pleines du même pus que la caisse et l'antre. L’indifférence aux excitations n’était pas le fait d’un état comateux et la surdité totale était tellement manifeste, que dans ces deux cas la labyrinthite avait été diagnostiquée. Sur les quelques labyrinthites que nous avons signalées en traitant de l’anatomie pathologique, celles-ci étaient les seules qui avaient été l’objet d’un examen au point de vue auriculaire.
Les tentatives d'étude d’une e-semetologie vestibulaire du nourrisson ne nous ont donné que des résultats, dont il est impossible de tirer des conclusions. Les réactions nystagmiques sont en.effet les seules qui puissent servir de base à une estimation de l’excitabilité vestibulaire du nourrisson. Cette base perd elle-même de sa valeur du fait de la fréquence à cet âge (même en dehors de toute affection