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Pour rendre le Nord-Ouest accessible aux missionnaires et leur faciliter les moyens de porter la foi aux tribus sauvages qui habitaient ce pays, Dieu va, pendant quelques années, le livrer à la
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cupidité d'une grande Compagnie, qui, pour en exploiter les richesses, ouvrira des chemins et y créera des voies sûres de communication, De plus, pour stimuler le zèle de cette Compagnie ethâter les travaux, il favorisera ses gigantesques
ouvert le lontagnes
mission.
sionnaires entreprises ; enfin, lorsque tout sera préparé pour les recevoir, il appelera ses apôtres et la Com- d pagnie disparaîtra, Il est évident que les fortunes
ses longs
tions infi-
premières colossales acquises par les Bourgeois du Norddésiraient Ouest ne fuxent pas le terme final des desseins
de la Providence sur ce pays pendant la seconde période de son histoire.
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dans ces établir des Pendant la domination française en Canada, le pousser de commerce des pelleteries se fit sous le système .u le temps iltiplier Îles “serve des |
D'ailleurs
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des privilèges exclusifs. Le Gouverneur de la colonie accordait à des officiers une licence pour aller faire la traite dans les limites d'un territoire désigné. Les sauvages chez qui ils allaient,
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n'avaient pas la permission de s'adresser à
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es particur- d'autres qu'à ce traiteur pour se procurer les
objets dont ils avaient besoin,
ment orga- Avec ce système, le gouvernement atteignait
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plus facilement son but qui était de civiliser les sauvages, en les vroupant par familles et par villages. I pouvait ainsi les former à des habitudes de travail et les faire instruire par Îles missionnaires. Les traiteurs favorisés du gouvernement étaient ordinairement des personnes de bonne éducation qui s'étudiaient à correspondre aux vues qu'on avait sur eux. Leur conduite d'ailleurs était surveillée de près par les missionnaires qui mettaient tous leurs soins à empêcher la vente des liqueurs enivrantes aux sauvages. Au moment de la conquête, il restait encore quelques villages formés par les familles indiennes sous le régime français.
Après la cession du Canada à l'Angleterre, le système du privilège de la traite fut abandonné et chacun fut libre d'aller commercer chez les sauvages. La rivalité qui résulta de cette liberté illimitée ouvrit la porte à toutes sortes de désordres et de crimes, et, en moins de vingt ans, Ce fut un grand malheur pour la colonie, pour le com- Les marchands y
toute trace de civilisation avait disparu.
merce, et pour les sauvages.
trouvèrent la ruine du commerce des pelleteries et les sauvages la ruine de leurs mœurs et, comme conséquence, la misère.
Tout le monde connaît l'insurmontable passion du sauvage pour les liqueurs enivrantes. Pour s'en procurer, il cède tout ce qu'il a : il se vendrait
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