‹ L'Ouest canadien [microforme]Chapitre 64 sur 121 · LES ESS NÉ ON CEE · texte numérisé non relu

LES ESS NÉ ON CEE

palin ee

Pt bde

firent d'une indomptable énergie et

d'une persévérance étonnante. Aussi leurs noms

preuve

restent-ils acquis à l'histoire.

Quant voyages longs et pénibles, simplement dans le

à ceux qui firent dans l'ouest des

but d'établir des relations avec de nouvelles tribus, aux yeux de la postérité, ils n'ont rien mérité de plus que tous les autres Bourveois de la Compagnie, car tous incontestablement furent braves et hardis comme des corsaires.

Chaboillez et Larocque, vers 1800, alltrent trouver les Mandanes sur le territoire américain (1). Ce fut un voyage de grandes misères, Sur les bords du Missouri, ils rencontrèrent les capitaines Clarke et Lewis, envoyés par le gouvernement américain pour explorer le haut du Missouri et traverser les Montagnes Rocheuses. Larocque avait emporté avec lui des liqueurs enivrantes ; Lewis l'avertit qu'il ne lui serait pas permis de les verser aux indiens. Ces pauvres sauvages tout ignorants qu'ils étaient, disaient aux blancs qui venaient dans leur pays : “Si vous veniez à nous avec des intentions charitables, vous apporteriez des articles utiles aux sauvages.” Le chef des Mandanes disait à Lewis : “ [n'y a “que deux hommes sensés parmi vous : celui qui ‘travaille le fer et celui qui raccommode les fusils.” (1) La Vérendrye avait fait le même voyage soixante-deux ans

auparavant, mais dans un but beaucoup plus noble,

“ Les blancs ne savent pas vivre, disait-il à ‘ Larocque ; ils laissent leur pays par petites ‘ bandes; ils risquent leur vie sur le grand lac “et chez les nations sauvages qui les prendront “pour ennemis. À quoi leur sert Île castor?

‘est-ce qu'il les préserve de maladie ? les suitil ‘après leur mort ?”

Que de philosophie dans la bouche d'un sauvae, Cette tentative de Larocque pour établir des rapports avec les tribus indiennes du sud n'eût aucun succès. La Compagnie abandonna bientôt ce projet.

En 1790, après le voyage d'Alexandre Mackenzie à la mer du Nord, la Compagnie, à l'assemblée générale du Grand Portage. avait adopté une nouvelle organisation pour neuf ans.

Par la retraite de quelques-uns des actionnaires,

les intérêts de la société se trouvèrent réunis dans les mains de dix Bourgeois. Plusieurs commis, au lieu d’un salaire fixe, eurent une part dans les profits ; cette part s'élevait jusqu'à la moitié de la traite. Ce moyen était puissant pour stimuler le zèle des employés et développer leur activité. On préparait la grande lutte contre la Compagnie de la baie d'Hudson. Celle-ci cependant persista encore longtemps à se confiner sur les bords de la mer, et ce n'est qu'à la fin du siècle qu'elle secoua son inertie pour engager le combat qui la mit à deux doigts de sa perte.

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