CHAPITRE VI
SOMMAIRE
NnuvelJe organisation de la t employés pour stimuler le servileuis de la Ginipngnie
gnie du Norii-Ouesl — M'jyens des tulMiUernes— Timidité dee taie dHudson,— Irégalitf delà
La guerre que se falsaientles deux Compagnies
du Nord-Ouest ne pouvait, en se prolongeant,
que les conduire à la ruine. Les Bourgeois de
de l'ancienne Compagnie le comprenaient fort
bien et la plupart d'entr'eux désiraient depuis
quelque temps en venir à une entente ; mais
Simon McTavish, leur principal agent, blessé
dans son orgueil, au moment de la scission, avait
juré de refuser tout arrangement avec la nouvelle
Compagnie qu'il feignait de mépriser comme une
rivale sans valeur. Pour l'écraser, il avait déployé
l une énergie surhumaine. Ses entreprises pour
létendre de tous les côtés les opérations de la
BCompagnie n'eurent pas toujours le succès qu'il
tspérait. Les Bourgeois, ses collègues, en
purmuraient souvent, sans cependant oser le
Bâmer ouvertement dans les grandes assemblées
Rcielles. Ils attendaient donc une occasion
favorable pour en venir à une entente quand la mort vint enlever Simon McTavish au mois de juillet 1804.
Désormais Tunion des deux Compagnies, désirée des deux côtés, devenait relativement facile, car on était de part et d autre fatigué de cette lutte acharnée.
Le personnage le plus en vue et le plus important parmi tous les Bourgeois était sans contredit Sir Alexandre Mackenzie. Des propositions pour l'union lui furent communiquées, et dès le 5 novembre 1804, toutes les difficultés étaient aplanies, la paix signée et la Grande Compagnie du Nord-Ouest rétablie sur de nouvelles bases.
Instruits par les lamentables scènes des dernières années, les Bourgeois du Nord-Ouest, en réorganisant leur société, eurent soin de prévenir, par des clauses spéciales, toute nouvelle division.
On régla d'abord que tout associé, qui, sous la nouvelle constitution, voudrait se retirer de la Compagnie, recevrait pendant sept ans la moitié des revenus de sa mise dans la Société, sans être obligé de faire aucune espèce de service et sans encourir aucune responsabilité ; mais, en même temps, il lui était défendu, sous peine d'une amende de cinq mille louis sterling, de prendre aucun intérêt, soit direct, soit indirect, dans d'autres sociétés, faisant la traite sur le même:^
I territoire que la Coaipagnie du Nord-Ouest. Far ce moyen, le démissionnaire n'était nullement tenté d'entrer dans une entreprise nuisible aux intérêts de la Compagnie, Dans le cas de décès d'un Bourgeois, ses héri- I tiers ne pouvaient lui succéder qu'en acceptant les mêmes charges et obligations.
Dans cette nouvelle organisation, la masse des
I capitaux était divisée en cent parts; une partie
' assez considérable de ces parts appartenait à
des maisons de commerce de Londres et de
Montréal, par suite des avances faites aux deux
Compagnies ; les autres parts appartenaient à
tdes particuliers.
Sur soixante-quinze parts assignées à l'ancienne Compagnie, trente étaient dans une seuie maison cîe commerce de Montréal ; et sur les vingt-cinq I jDarts assignées à la nouvelle, dix-neuf appar- I tenaient àdes maisons de Montréal ou de Londres ; le reste était distribué parmi les associés hiver- ^^anis. ]
Les associés, c'est-à-dire tous ceux qui avaient
u ne ou plusieurs partsdans la Compagnie.devaient
se réunir chaque année, vers le mois de juillet,