REPRISE DU CHOEUR
Taïaut 1 taïaut vive la chasse, etc.
Pendant la reprise de ce chœur , le Comte fait avec la main un signe bienveillant à Mathieu et à Eloi , comme pour répondre à leurs salutations ; il s'approche ensuite de Jenny et lui fait un salut gracieux en la regardant avec complaisance.
MATHIEU
Quel honneur impréru, momieur le comte!
Mon intention en venante ta Terme, mon vieux Mathieu, n’eitpas de te Taire honneur, maiabien de me cauaer du plaisir. .. j’aime à voir qu’on eit beureui dan. notre province, et dan. ta campagne surtout; le regard e.t flatté de tout ce qu’il y rencontre. (Bat au Marquis.) La petite en question est la-bai, pré. de Germain.
LC marqcis, bat au Comte, le l’avaia déjà remarquée.
MATHIEU
Vous nous etcuseres de vous recevoir si mai, mais c’est aujourd’hui le grand jour de la moisson, et presque tout le inonde est aux champs.
’ Germain, I. Marquis, le Comte, Mathieu, Jenny, Eloi.
LC COMTE.
C’est bien, c’est bien, Mathieu... il n’était pas besoin de te déranger de tea affaires... * la charmante Jenny pouvait Tort bien noua recevoir.
JEttfiT, faisant la révérence.
Monsieur le comte est bien bon.
*loi, à part.
Que c’est aimable de sa part ce qu’il lui a dit là I
Mathieu.
J 'au rions été désespéré de ne pas m’étre trouvé là pour saluer monsieur le comte à son arrivée... Si ces messieuri veulent se mettre à table...
LC COMTE.
Volontiers... Allons, marquis, à table I le marquii, s'asseyant.
Je ne me le ferai pas dire deux foi,... la chasse m'a donné un appétit d’enfer**.
Il mange avec avidité.
LECOMTE
Ah ! c'est qu’on ne se lève pas ici comme à Versailles. (Bas.) Eh bien 1
la mahquis, bas.
Je le trouve adorable I... si tu n'en étais pas amoureui, je m’amuserais à en devenir fou... en attendant, donne-moi du pâté.
éLOI, à part.
Comme ça mange, cea grands seigneurs ! ça n’avale pas comme nous.
MATHIEU, apportant deux bouteilles.
Voici deux vieux flacons que j'oirre à monsieur le comte... je le prie de goCtter ce vin-là.
LE COMTE
Volontiers, Hsthieu.
MATHIEU
Il est à peu près du même âge que monsieur le comte. (A Germain, qui a mie une serviette sous son bras ets’esi débarrassé desoncbapeau.)T»nei monsieur Germain, ai vous voulez verser.
LE comte, i Germain, qui a pris une bouteille.
Lui aa-tu parlé?
OEBMAIR.
Oui, monsieur; ça ne va pas trop mal... mais ça ne va pas trop bien non plua.
LE COMTE
Imbécile ! (Haut.) Je suis sûr que ce vin nous paraîtrait meilleur encore si la gentille Jenny daignait nous le verser elle-même.
LE MARQUIS
C’est mon avis , tout ce que touche une jolie femme double de valeur. (Au Comte.) Donnemoi encore du pâté.
* Germain, le Marquis, Mathieu, le Comte, Jenor, Éloi. ’
•* Le Marquai et le Comte, à table; Germaio , Mathieu, Jenny, Éloi.
MAGASIN THEATRAL
jkfirv, P<1<<<111I auprès du Comte sur un ligne de
Mathieu.
Si cela peut faire plaisir à monsieur le comte... germaIR, bas à Jenny.
Qu'esl-ce que je vous disais?. .. il vous adore !
Il va au fond déboucher la bouteille.
«LOI, A part.
Elle va servir un comte et un marquis, quel honneur!... Aht quelle idée!... si ces grands seigneurs l’entendaient chanter, son triomphe serait complet. (ffoiir, et t'avançant vert la table.) Pendant que monsieur le comte et monsieur le marquis sont occupes à se refaire un peu, il ne leur déplairait peut-être pasd’avoirde la musiqueT LE MARQUIS, riant.
Ah ! mon Dieul... est-ce que tu jouerais de la clarinette, par hasard foubien, serais-tu serpent de ta paroisse?
ÉLOI
Je joue un peu de la cornemuse; mais line s'agit pas d’instrumens : il est bon que vous saviei que mam'selle Jenny, ici présente, chante comme une fauvette-
LECOMTE
En vérité l
jehht.
Mais non, monsieur le comte, Èlol se trompe- ( Bas A Èloi.) Que vous êtes bête, ÉloJ, d'aller dire...
iioi.
Oh l je sais que vous êtes modeste ; mais si ces messieurs entendaient votre chanson du Moissonneur...
LE COMTE
La chanson du Moissonneur ? c'est de circonstance.
C’est une chanson très-jolie I
jhnny, impatientée.
Je ne la sait plui... je l'ai oubliée.
LS COMTE
Allons, charmante Jenny, ne nous privez pas du plaisir de vous entendre... chantez, nous vous en prions.
lb MAnuns.
Nous vous en supplions... donne-moi toujours du pâté*.
MATHIEU
Voyons, Jenny, lu ne peut plus refuser.
éloi, avec malice.
Elle est prise 1 a chantera... c’est bien fait!
Air de Rïquiqui. (Clapisson). Le Bûcheron de la forêt Sainl-Carnelle .
F.n mem’ temps s’ièv'nt sur U montagne Le soleil el le moissonneur :
En mrm' temps clianfnt Hans la monlsgoe F.t l'alouette el le moissonneur ;
Quel franc lurun l quell' gaité francli
Voye«-le retrousser sa manche.
'""jtis.
* L Marqut» *t I. Corn le ,< table , Germain , Èloi, Jenny, Metbivu.
EN CRORCa.
Quel franc lnron I etc,
( Parle. ) Allons, enfans... vol faucilles sont réguisées, vos bras sont solides... à bas les épis!... ferme à l'ouvrage... et ce soir, pour récompense, on vous gratifier. d'un beau petit écu reluisant et d'une gamelle de soupe aus choux à te meure è genoux derant... En avant la besogne et le refrain :
Chantons en chœur!
Ça donne du cœur Au moissonneur !
REPRISE EN CaoCUR.
Chantons en chœur, etc.