‹ L'ouragan dramevaudeville en trois actesChapitre 15 sur 50 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

GERMAIN, seul.

Voilà bien les maîtres ! ( D’un ton insolent.) Cinquante louis ou je te chasse!... Jenny tne plaît! je la veux! il me la faut! Palsembleu! elle me plaît aussi à moi, et beaucoup !... mais ma place exige que je me sacrifie. SacriGons-nousl... Ce n’est pas la le plus difficile... Mais ce soir, amener la petite au château... Je yeux bien être pendu comme un homme qui a fait de vilaines choses si je sais comment m’y prendre...- Mon maître me croit intelligent, spirituel... je passe aux yeux de tous pour un valet ingénieux et intrigant... Je suis sans témoin... je puis me dire ça en face, à moi-même... eh bien ! il n’y a pas d'être plus nul que moi... non, quand il s'agit de trouver un moyen adroit, une idée grosse comme ça... je suis bête à couper au couteau. La main sur la conscience, je vole mes gages... cequi m'est parfaitement égal... Jusqu’à ce jour, par bonheur, le hasard m’a servi à souhait... eh bien! renie tions-nous-en encore au hasard, il en a servi bien d’autres... O hasard, dieu des imbéciles... veille sur moi!... protège-moi !... ( Allant au fond. ) Jenny vient.

Air : De parla loi (Un de plu*).

Dieu du hasard ! bis.

C’est loi peut-être qui l 'envoies*.

Ah ! ce serait l,ien de ta part ;

Cet espoir me comble de joie* !

* Il faut pronoucer envoyés, et plus bas joyes.

Dieu du hasard ! bis .

Ah! sur moi jette an doux regard.

l«a« COUPLET.

Dieu du hasard ! bis.

Pour empêcher qu’elle résiste ,

Rends-moi ruse comme un renard !

Fais-moi mentir comme un dentiste !

Dieu du hasard !

Rends-moi bavard ,

Rends-moi pendard !

Rends-moi gueux, gueux,

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