SCENE IV
JENNY, en mariée, MATHIEU, ÉLOI.
jewiït, entrant .
-l’accours auprès de vous, mon père...
Oue vois- je! Eloi... moment bien doux !
MATHIEU, bas à Jenny.
Pour lui c’csl encore un mystère.
jZnm, saluant H loi en lui faisant un sourire gracieux. Monsieur, comment me trouvex-vous ?
REPRISE
éloi, interdit.
C'est bien elle... elle en habits de fête ; truelle audace ! elle s’offre à mes yeux.
MATHIEU
Près de nous, etc.
26 MAGASIN THEATRAL
j ENS V, riant d'Kloi.
Me voilbilans me* lialiiti de fête ;
C'rH bien moi qui me montre à lot yeux.
Pauvre Eloi, c*e»t qu’il en perd la tête ;
Mai* bientôt comme il oera joyeux!
éloi, avec désespoir.
Jenny en costume de marié® ... le bouquet virginal au côté... affreuse plaisanterie!
MA T lit BU.
Hé ben ! qu’est-ce qui le prend?
JENNY
Éloi, qu’avez-vous donc?
MATHIEU
Voyons, voyons, je vois bien qu’il faut tout t’apprendre. Tiens, regarda cette bourse... c’est de l’or! ce papier, c’est la quittance de nos fermages... et tout cela, c’est à la générosité du comte de Luceval que nous le devons.
ÉLOI, se contenant à peine.
Le comte 1... Ah! c'est le comte qui vous a envoyé tout cela?
MATHIEU
Sans doute, Jenny est allée au château.
ÉLOI
Obi je le saisi
JENNY, faisant un mouvement.
Vous le savez!
éloi, dont la fureur se trahit peu à peu. Allant
vers Jenny.
J’y suis allé aussi, moi, au château! il n’y a pas que vous qui pouvez y aller au château, raamselle... Seulement, je n’ai pas été reçu par le comte de Luceval, moi ! il ne m’a pas embrassé, moi 1
JENNY
Éloi, que se passe-t-il donc en vous?
MATHIEU
Les yeux te sortent de la tête.
ÉLOI, avec force et se croisant les bras . §
Oh! c’est que je sais tout’, voyez-vous!... oui, tout!... Je sais qu'hier vous avez suivi un valet du comte, parce que le comte vous avait donné un rendez-vous dans son château... je sais qu’en un seul jour vous avez oublié vos devoirs les plus sacrés... la foi que vous m’aviez jurée... l’amour que j'avais pour vous...
JENNY, fièrement.
Éloi 1
ÉLOI
Je sais enfin que cet argent...
MATHIEU
Eh bien !
éloi, à Mathieu.
C'est le prix de son déshonneur.
JENNY
Arrêtez!
* Jenny, Eloi, Malbicu,
MATHIEU, passant auprès de Jenny.
Éloi, prends garde à ce que tu dis, au moins " !
ÉLOI
Oui, père, oui, j’ai bien réfléchi... une occupation de c’te force-là ne se porte pas sans qu’on sois ben sûr de ce qu’on avance. Oui, je le répète, cet argent, ce bienfait du comte de Luceval sont le prix du déshonueur de Jenny... Car j’ai vu, moi. On ne peut pas me dire : Tu te trompes... j’ai tout vu par mes yeux!... (se croisant les bras devant Jenny et la reyardant avec menace) j’ai tout vu!
JENNY
Monsieur Mathieu, n’ailez pas croire que je sois coupable... Oh! non, je vous le jure!... Vous allez venir chez le comte avec moi, le comte vous dira lui-même...
ÉLOI , iiulerrompant .
Le comte mentira comme vous, la belle malice !... Ah! vous avez cru qu’il suffirait de dire: Demandez plutôt à M le comte! Allons donc!
vous nous supposez par trop simples. Vous lui avez dit : Monseigneur, vous u’eo direx rien, n’est-cepas? 11 vous % répondu: Soyez donc tranquille ! est-ce que je serais assez bête pour divulguer la chose? Quand ott s’enteod, c’est facile... mais je ne' m’y laisserai pas prendre, moi... et quand il me donnerait sa parole de gentilhomme, je lui dirais: Vous mentez! Oh! tenez, ne lui conseillez pas de venir ici, à cet homme qui a détruit mon bonheur... car. je le >ens, je ne serais pas maître de moi, je l'insulterais, je le tuerais peut-être!
MATHIEU
Malheureux! qu’est-ce que lu dis?
ÉLOI
Oh ! oui, père, je le tuerais.
JENNV.
Éloi, la jalousie vous égare.
éloi.
La jalousie ! quelle dérision ! Mais aurez-vous bien le front de nier que le comte vous aimait depuis long-temps, qu’il vous l’avait dit?... Hein! vous... vous n’asez rien a répondre. (G rmain parait au fond.) Et tenez, si vous osez me démentir, voilà un témoin de plus, qui pourra vous confondre. JENNV, à part.
Ciel! Germain!