‹ L'ouragan dramevaudeville en trois actesChapitre 50 sur 50 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

Lis Mêmes, LE COMTE DE LUCEVAL.

JENNY, avec joie.

Monsieur le comte!

tocs. *

Monsieur le comte !

éloi , dont la douleur se change en rage .

Le comte ! le comte ici 1 et je ne me vengerais pas ! oh I si.

Il a'clance tur son fuiil dr rlii»; , la dérroche vivement

cl ajuste le Comte; Matlneii, qui l a observé, se jette au-

devant Je lui, I arrête. Humeur gruôrslc , la musique

cesse.

MATHIEU

Malheureux ! que vai-tu faire* ?

le comte , sévèrement, mais avec calme.

Que se passe-t-il donc 7

ÉLOI

11 se passe, monsieur le comte... qu'un gentilhomme, abusant de son rang et de sa fortune, a déchiré le cœur et détruit toute l’existence d'un pauvre paysan , et que , non content de tout le mal qu'il lui a fait, ce noble comte vient encore insultera son malheur!

LE COMTE

Insulter à votre malheur... je ne vous comprends pas. ( Regardant Jenny. ) Tout ici me paratt étrange.

JBNNT.

Éloi me croit coupable, monsieur le comte, parce que je suis allée implorer votre pitié, parce qu'il m'a vue au château près de vous alors que, louché de la misère de vos fermiers, vous me donniez de l'or pour eux.

Eh bien?

Jenny.

Ces bienfaits, monsieur le comte, ils passent pour être le prix de mon déshonneur.

LE comte, fortement.

C'est une calomnie! Jenny mérite les respects et l’estime de tous, je le jure.

ÉLOI

Et moi, j'affirme devant Dieu que j’ai entendu le comte parlant de sa tendresse à Jenny ; que j’ai vu le comte embrassant Jenny.

LS COMTE, interrompant.

Arrêtez, arrêtez , Éloi ! c'est assez l'insulter, c’est assez m'insulter moi-même. ( Il fait signe ou chœur de s’éloigner, puis par un autre geste il indique à Éloi de descendre sur le devant de la scène. S * approchant d'Èloi ; musique en sourdine .)

" Alaclou, Mathieu, Éloi, le Comte, Jenny.

Écoute, écoute ; Jenny t’aime, et je veux que Jenny soit heureuse! oui, Éloi, un sentiment de ten Iresse... de tendresse profonde m'attache à ta fiancée.

ÊLOI, tristement.

Qu’est-ce que je vous disais?

LE COMTE

Mais ce sentiment, insensé !... si ce n'était pas de l’amour!

éloi, d’un air de doute.

Oh I

LE COMTE

Je t’ai dit : Je veux que Jenny soit heureuse, heureuse avec toi, car tu es un digne garçon aussi, et pour cela il me faut te confier un secret qui aurait dû mourir avec moi.

ÉLOI

U o secret !

LE COMTE

Sur la vie de ton père, tu le garderas religieusement, ce secret?

ÉLOI

Je vous le jure.

LE COMTE

Bien... écoute donc. ( L'orchaatra jtme (air de ThCrise la Blonde.) Une pauvre femme, séduite par un grand seigneur et repoussant les bienfaits de celui qui l’avait trompée, s'en alla mourir de misère et de douleur dans un p*St village, laisaant à la garde de Dieu une jeune fille , pauvre enfant , abandonnée de tous. Le grand seigneur mourut tans savoir ce qu'était devenue cette enfant. Plus tard le fils de ce seigneur rencontra la jeune fille... la jeune fille lui plut... ainsi que son père, il allait avoir recours à la séduction... mais Dieu veillait sur l'orpheline! car dans les mains du jeune homme il fit tomber des lettres , des preuves certaines qui lui apprirent que son amour serait un crime.

ÉLOI

O mon Dieu !

Silence, silence... ce grand seigneur, Éloi, c'était mon père!., la malheureuse femme séduite, abandonnée, c'était la mère da Jcnnj.

ÉLOI

Ça ae pourrait, voua sériai.. .

LE COMTS.

Et maintenant dois-tu rougir encore de ma tendresse pour elle T

ÉLOI

AhI monseigneur I

LE COMTE

Pas un mot, que Jenny ne puisse jamais roé-

* Jitoi , le Comte sur te deuant à gauche, M.clou, Mathieu, Jenny et le Chaitr retiras acre te fond. Jenny s’etl attise, deux paysannes semblent la consoler .

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