J (RUT
Et qu’esL-ee qui noui procure donc le plaisir de voue voir?
Aloi, à pan.
Le plaisir! est-elle polie! .
GERMAIS.
J’aime beaucoup le ferme, moi... j’aime à voir faire le beurre... et puis, j’adore les lapins, les cocottes, les pigeons qui roucoulent... Cette vue m'amuse... ca me change... et j'ai profilé de ce que mon maître m’ordonnait de me transporter ici, pour venir vous présenter mes hommages.
ÉLOI
Ah bon... c’est une fantaisie qu'on vous a ordonné d'avoir.
OERMA1N.
Je viens vous annoncer la visite du comte.
JINNT.
Le comte va venir à la ferme 1
(LOI, <ur le même ton.
Le comte va venir à la ferme!
GIRHA1R.
Il chasse la grosse bête dans les environs... avec son ami, le marquis de Bussy.
(loi.
Tiens! s’il pouvait nous débarrasser de toutes qu'il y a ici I
GERMAIN, souriant.
lié ! mais c'est assez drôle, ee quetu dis là, pour un paysan; le traits'y trouve., Tu as du trait, Éloi!
Merci... mais ce n'était pas pour vous que je disions ca-
GERMAIN
Palsembleui je le crois bien! c’est assez des sangliers qui peuplent votre pays I
Ne m'en paries pas, il y en a un entre autres qui abîme nos champs depuis quegues jours...
mais je le pincerai... je lui garde là deux cbevrottines dans mon fusil... [Il désigné le fusil accroche au buffet.) Il peut faire son testament.
GEHRAIR.
Mes amis, laissons là les sangliers, et pensons i mon matlrc, qui doit venir collationner chez vous.
JENNT.
Déjeuner!... le comte!... mais nous n’avons rien d’assez bon pour lui offrir.
Déjeuner!... le comte!... mais faut que j'aille prévenir papa
germain, et pan.
Il va s'éloigner, à merveille! [Haut.) Je dois vous préveolr que le comte, mon maître, a fait envoyer un panier du château; car il sait bien que
chez vous on ne trouva rien, si ce n'est des fromages et des oignons.
JERRT.
Et des œufs frais, donc?
GBRMAI!f.
Ah! oui... oeufs à la coque, œufs brouillés, oeufs en omelette, enfin œufs à perpétuité!
4 loi.
Et est-ce que M. le comte de Lucevai est pour long-temps encore à son château ?
GERMAIN
Mais nous y passerons tout l'automne... nous nous y mettons au vert... nous nous y plaisons beaucoup ! ( regardant Jennij) surtout depuis quelque temps; et puis nous attendons de la société... des dsmes, beaucoup de dames. Ah! c'est que c'est un gaillard que mon jeune maître!
4 loi.
En attendant, faut qu'il déjeune, et je vas prévenir papa pour le recevoir. Dites donc, monsieur Germain, si vous veniez avec moi, hein?
GERMAIN
Oh! pourquoi?
Tous verriez la grande meule, elle est superbe !
GERMAIN
Merci, j'aime mieux rester.
Aloi, a pari.
Rester avec Jenny! (Haut.) A revoir, Jenny.
Monsieur Germain, je suis le vôtre. (A pari.) Je le salue par politique; mais je ne peux pas le souffrir I [Haut.) Je reviens très-promptement, entendez-vous ?
germain.
A votre aise, mon cher, à votre aise.
4 loi, t'en allant.
Trrrrrrrès-prompetemcnl !
Il sort.
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